‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 594 sur 672 · Cf.Hozrzmanx, 296 ; B. Weiss, E · texte numérisé non relu

Cf.Hozrzmanx, 296 ; B. Weiss, E

i. Cf. I, 998-999.

b 6. Hozrzmann, 296.

. Cf. Branpr, 333-336.

. V 63. éuvrsüquesy 071... ciney Ext Loy ‘uesà zceis n! 5

taire, et avaient eux-mêmes répandu cette fable absurde, que le corps avait été enlevé pendant le sommeil des gardes. L'argument tiré de Jonas a la valeur d'autres arguments exégétiques. L'accusation d'avoir enlevé le corps de Jésus a dû être formulée assez tardivement contre les disciples, car il n'en est question ni dans les anciens documents évangéliques, ni dans les Épitres de Paul, ni dans les Actes des Apôtres. Il semble que les conditions dans lesquelles s’affirma d’abord la foi à la résurrection de Jésus ne permettaient pas à cette accusation de se produire, et qu'on se contenta longtemps de nier ce qu'afirmaient les disciples. Comme ceux-ci avaient quitté précipitamment Jérusalem, sans savoir même ce qui était advenu du corps de Jésus crucifié, on ne put songer d’abord à les accuser de l’avoir pris, d'autant qu'ils n'alléguaient en preuve de la résurrection que les apparitions du Christ et les textes bibliques. L’accusation n’a pu être formulée qu'après que la preuve du tombeau vide eut été mise en circulation. La réponse de Matthieu est en rapport avec l'accusation, et n'a pas plus de réalité.

Dans la combinaison adoptée par le narrateur, Pilate autorise « les chefs des prêtres et les pharisiens » à faire garder le tombeau. Pilate leur dit : « Ayez une garde! », c'est-à-dire: « vous n'avez qu'à prendre une garde, et je mets des soldats à votre disposition. » On peut traduire : « Vous avez une garde ? » ; mais cela ne pourrait s'entendre que des gardiens du temple ?, et l'on voit par la suite qu'il s'agit de soldats romains. Supposé qu'il y eût de ces soldats dans le temple, pour maintenir l’ordre et surveiller ce qui se passait, ils n'étaient pas sous le commandement des prêtres. Pilate, en permettant à ceux-ci d'emmener des soldats, les charge de régler le détail des précautions à prendre. Ils s'en vont garantir le tombeau contre toute effraction, scellant la pierre, c'est-à-dire passant au travers de la pierre qui fermait le sépulcre un fil ou cordon asujetti à ses deux extrémités avec de la terre sigillée. Les soldats sont là pour empêcher toute violation des sceaux.

1. V. 65. Zen aÿzoïs 6 [etA4=0:" Esze 20037 0tav (D, oiaxas ; mss. lat. « custo-

des ») ‘ÿréyess àsozkioashe &; o!daze. Le premier impératif est coordonné aux deux derniers.

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