Cor. xv
Save sol x 0 1Cf-supr.1p- 417, n. 4 et 47
4. Cf. Mr. x, 40. Inutile d'observer que cctte idée est en contradiction flagrante avec la conception représentée par les récits évangéliques de la résurrection, y compris celui de Matthieu lui-même.
5. Os. vi, 2, et Jonas. L'influence dé Jonas résulte de Mr. x11, 40, supr. cit., « le signe de Jonas » ayant pu s'entendre de la résurrection. Cf. I, 996-999.
6. Gunxez, 79-82, n’a pas vu que « le troisième jour » a dû signifier d’abord la même chose que « après trois jours »; et que l'interprétation traditionnelle du « troisième jour » n’est point primitive, mais postérieure à l'idée des « trois jours ».
du jour du Christ ressuscité avec le jour du soleil, le dima r et que le dernier rédacteur de Marc a contribué sh que tout autre |
à rendre cette identification définitive, s’il l’a trouvée déjà, comme
il est probable, réalisée dans le milieu chrétien où 1l a vécu. Cette fluctuation de date pour la résurrection est aussi une preuve du caractère secondaire et artificiel du récit concernant la découverte du tombeau vide le surlendemain de la passion.
Le rédacteur du premier Évangile a montré l'ange descendant du ciel, et il ne l’a pas fait entrer, comme Marc, dans le tombeau, em attendant les femmes, parce que sa présence hors du sépulere est nécessaire pour que les soldats n'en défendent point l'accès. Les
gardes étant paralysés par l’effroi, l'ange s'adresse aux femmes et.
leur tient le même discours que dans Marc, sauf les variantes néces= sitées par la différence de la mise en scène ? : « Ne craïgnez pas; vous » ; les gardes peuvent avoir peur, mais elles n'ont aucune raison de s’effrayer ; « je sais », sans qu'il soit besoin de me l’apprendre, « que vous cherchez Jésus (l'ange omet ici l'épithète de Nazaréen), le crucifié ; Jésus n'est plus ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit ». L'attestation de la promesse porte sur le fait de la résurrection, qui est démontré aussi par l'état du tombeau. Le sépulcre a été soigneusement surveillé ; 1l vient seulement d'être ouvert par l'ange, et pourtant Jésus n’y est pas. Les femmes sont invitées à regarder, puisqu'elles ne sont pas entrées : « Menez, voyez le lieu où 1l était couché. » Après cela, il ne leur reste qu'à faire connaître la nouvelle aux disciples, et à les presser de se rendre en Galilée. Pierre n’est pas nommé, parce que le prince des apôtres n’a aucun rôle particulier dans l'apparition galiléenne qui va être bientôt racontée. L'évangéliste, ayant utilisé dans le corps du discours la formule : « Comme il l’a dit », la modifie légèrement dans la conclusion, et fait dire à l’ange : « Voilà que je vous ai dit », vous êtes averties ; accomplissez maintenant votre message. IL avait d'ailleurs une autre raison de changer la finale du discours dans
. Cf. GuxxeL, 73-76.
. V. 5.pà Re aûe dusts oida yap 071 ’Insoùv (Ss. «de Nazareth », d'après Mc. Fe TOY ÉSTAUPHLEVOY Ent d'après Mc. 7) “devt rois palnrais aûtod 07 Avée0n aro zov verp@v xa Doù roodyst duxs sis cv l'a
sir: 6. ox Zotiv Ode nyépôn yap als eirev (Se: « à vous », ldezs TOY Troy Onov Exetto. T7. mal sayd ropeuleloæt eiraze
halav, Exeï adrov 0 Re 1002 <r0y Jui.
Marc, puisque Jésus lui-même va se montrer aux femmes, pour leur confier le même message que l'ange !. Les femmes s’en vont, partagées entre l'impression de terreur qu’elles ont ressentie, et la joie de ce qu'elles viennent d'apprendre. Matthieu pense que les femmes n’ont pas dû avoir que de la crainte ; il y ajoute la joie, etil corrige pareillement la source en montrant les femmes toutes disposées à parler ?, au lieu de se taire, comme le dit Marc.
Tout à coup, Jésus se présente à elles. Ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre après le discours de l'ange. Le Christ les salue ; les femmes se prosternent et lui baisent les pieds pour lui rendre hommage ; Jésus leur répète ce qui a été dit par l’ange, et s’éclipse ?. Cette apparition fait double emploi avec ce qui vient d’être raconté d'après Mare, et n'a pas de signification propre, ni même d’originalité dans la forme “. Jésus y est substitué à l'ange, et le récit adventice se trouve préluder à la scène du quatrième Évangile entre le Christ et Marie de Magdala . Le Ressuscité appelle les disciples ses « frères 6 », gardant pour eux les mêmes sentiments que durant sa vie mortelle 7. Si ces récits étaient à discuter au point de vue de la vraisemblance et de la logique, on demanderait pourquoi Jésus, qui se montre aux femmes à Jérusalem, fait courir ses apôtres jusqu'en Galilée pour le voir. Mais c’est que l’évangéliste, tout en faisant brèche dans la tradition galiléenne, n'ose pas encore s'en écarter pour le principal. On dirait que, privé de sa source, 11 complète ici Mare par les renseignements plus ou moins vagues qu'il a pu trouver ailleurs : l'apparition de Jésus aux femmes est
1. I n'y a donc pas lieu de conjecturer, avec Maldonat, Westcott-Hort, Nestle, une erreur ancienne qui aurait substitué eixoy à eirev. La substitution est réfléchie,
2. N. 8. xai areXoüoat (AD etc. #£e10oüsar, d'après Mc. 8 ; mais, dans Matthieu, les femmes, n'étant pas entrées, n’ont pas à sortir) tæyd àx0o roù ymuelou metà gofou xai yaoûs ueydhns Edpauov arayyeikar toïs mabnraïs aÜTob.
3. V. 9, xai (do ’Inooës (ACL etc. de 0 éropebovro arayyeilar To malntais a0toÿ, xat t. ’[.) brnvrnoev adraïs Aéywv ‘yaipets. ai dE roooeAoboar éxpdtnoay adtod Tods rodas (Cf. JN. xx, 17) 4ai moocexévnoav aût@. 10. rôte Aéyer aûtaic 6 ’Incoës’ ph pobleïods (cf. v. 5) ‘bnéyere arayyellate rois adelpois uou iva amekluwow sis Thv Pahthaiav, xanei pe Gbovrar (cf. v. 7).
. Cf. WERNLE, 176.
. JN. xx, 11-18 ; QÉ. 904-910
. C£. Jn. xx, 17 ; Rom. varr, 29.
. Hozrzmanx, 297.
ss
NO
une de ces données ; la manifestation aux onze disciples sur une
montagne de Galilée en résume plusieurs autres ; l'apparition aux
femmes sert de second avertissement préliminaire à la manifesta=
tion décisive, qui, dans Matthieu comme dans Mare, doit avoir lieu en Galilée, tandis que, dans les deux derniers Évangiles, aus États a lieu le soir même à Jérusalem,
Luc précise et complète les données de Marc, de façon aleur donner meilleure apparence d'histoire. Ayant fait entrer les femmes dans le sépulcre, 1l les montre d’abord tout interdites et troublées, lorsqu'elles s'aperçoivent elles-mêmes que le corps a disparu !. En se retournant, elles voient « deux hommes couverts de robes éelatantes », c'est-à-dire deux anges, et non un seul, comme dans Mare et dans Matthieu ; elles sont elfrayées à leur aspect et baïssent les yeux vers la terre ?. Pourquoi deux anges, alors que les autres Synoptiques n’en mentionnent qu'un ? Il y aura encore deux anges à l'ascension #. Le narrateur aura voulu sans doute proportionner le nombre des messagers divins à celui des personnes qu'ils visitent !. Un ange parle à Zacharie, père de Jean-Baptiste, et à la vierge Marie ? : deux anges parlent aux femmes près du tombeau, et aux disciples après l'ascension ; un seul ange parle aux bergers de Bethléem, mais il est aussitôt rejoint par toute une troupe d'esprits célestes qui chantent gloire à Dieu6. Supposer que Euc
4. V.3. elosX0odoat DÈ oùx edpov T0 süua toù zvpiou ’Insoë. D, mss. lat. omettent tr. #. ‘1.; Ss. Sc. Sah. lat. f omettent seulement xptov. Il est possible que Luce ait écrit seulement +0 oüua. La locution 6. x. ’I. ne se trouve pas ailleurs dans les Évangiles (Wesrcorr-Horr, Ap. 71), Mc. xvi, 19 étant hors de cause. Noter l'addition parallèle de 0 xÿpsos (ACDL etc.) après Exevo, dans Mr. 6 (supr. p: 724, n. 2). On ne dira pas plus loin que les femmes sont sorties (comme dans Mc. 8), et WeLcHAusen (Le. 136) conjecture que £io:fodoxt pourrait être une ancienne glose, la rencontre avec les anges ayant lieu hors du tombeau.
2. V. 4. nai éyévero v t@ arocsiobar aûtàs mepi roûtou a! idoù ävdoes bo iréstnsay adtaïs év éo0ñrt aorparroion" 5. EuodfGuv dè yevouévwy adt@v zat xAivouaGy à re00wrx ets tv yñv (D, ÉupoBor D yevôuevar Éxliwvay zà rodawra els zhv yüv. ol dé), lxav xpos aûtés" ti Enteïrs z0v C@vra era toy vezp@y ; Ss. Sc.: « elles étaient effrayées, baissaient la tête et regardaient le sol dans leur effroi. Ces hommes leur dirent», etc.
ACr- 140:
Cf. BranprT, 322.
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mé “is 'OR ; dé ::e
Le
additionne l'ange de Matthieu, qui est hors du tombeau, avec celui de Mare, qui se tient dedans !, est une hypothèse bien subtile et peu vraisemblable, vu que, par ailleurs, le troisième Évangile n'accuse guère de dépendance à l'égard du premier. La question de savoir s’il y avait un ange ou deux n'est pas à discuter au point de vue de l'histoire. Il est inutile de dire qu'un seul ange, celui de Marc et de Matthieu, a parlé aux femmes ?, puisque Luc fait parler en même temps les deux messagers célestes. Avec un ange ou avec deux, le trait est pareillement légendaire.
Le discours des anges est beaucoup plus étudié dans le troisième Évangile que dans les deux premiers. Il est sous-entendu dès l'abord que les femmes auraient dù savoir que le Christ était ressuscité, puisqu'il l'avait annoncé. La réflexion : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? » porte le cachet littéraire de l'évangéliste ? ; elle renferme une belle pensée, tournée presque en jeu d'esprit, et qui, dans la circonstance, paraït trop raffinée. « Le vivant » est Jésus, sur qui la mort n'avait pas de droits, et qu'elle n’a pu retenir. On ne doit pas le chercher dans les tombeaux où reposent les hommes qui ont subi la destinée commune des enfants d'Adam. Il n'est pas dans cette chambre sépulcrale, mais il est ressuscité ‘.
Au lieu d'ajouter : « Prévenez ses disciples qu'il les précède en Galilée ? », les anges disent : « Souvenez-vous de ce qu'il vous a dit lorsqu'il était encore en Galilée. » Cette variante est remarquable et fort instructive, car il est évident qu'elle n’est point accidentelle, mais pleinement réfléchie et voulue. C’est que les apôtres vont rester à Jérusalem. À quoi bon les envoyer en Galilée ? Mare et Matthieu les y font aller promptement. Le troisième Évangile, qui les retient dans la ville sainte, a, pour cette raison, modifié le discours angélique.
. Hozrzmanx, 421.
. ScHaNz, Lk. 554.
COFEXV,2E, 39: xx, 38.
. V. 6. Les mots ox Estiy de, àXXà nyéeôn manquent dans D et plusieurs mss. lat. ; ils ont pu être facilement ajoutés d'après Mc. 6, et Luc avait eu
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correspondant à ce qu'on lit d'abord, dans Marc et dans Matthieu, de l'intention des femmes, et « le vivant » qui n'est point « parmi les morts » correspondant à l'annonce de la résurrection.
5. Mc. 7 (p. 719, n. &) ; Mr. 7 (p. 724, n. 2), 10 (p. 725, n. 3).