‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 610 sur 672 · ABBorr, EB. II · texte numérisé non relu

ABBorr, EB. II

3. V. 10. noav 5 (AD Ss. Sc. om. ñ. 5.) n Maydaknvn Magia vai ’Iodva ai Mapia n ’IazwBou, xai ai hoërai qby adtais EAsyov roûs tobs arosrékovs rabzæ. Construction embarrassée : les deux verbes ont-ils les mêmes sujets, ou bien faut-il partager ceux-ci, attribuant les trois noms à 154», et le bloc des « autres » à Ekcyoy ? IL semble que la tradition du texte ait élé influencée par la préoccupation d'accorder Luc avec les autres évangélistes. Le verset tout entier ressemble à une glose explicative (WecLHaAusen, Le. 137) ; mais l'explication paraît être de l’auteur, qui se copie lui-même (cf. supr. vu, 2-3) voulant avoir une énumération parallèle à celle de Marc, et introduire ce qu'il veut signifier touchant l'impression que le récit des femmes a donnée aux apôtres. L'omission de sav à pourrait venir de ce qu'on n’a pas voulu conduire toutes les femmes au tombeau (cf. supr. p. 707, n. 1); mais NBL etc. pourraient bien avoir omis ai (K etc. mss. lat. Ve.) devant ëk:syov pour n’amener que trois femmes au sépulcre, et attribuer le récit aux « autres ». Luc attribue à toutes et la visite du sépulcre et le récit.

quatrième Evangile. Tous les mots importants se retrouvent chez

SE mentionnée avec les deux Marie comme RE velissement de Jésus. Ces deux finissent par se rédu Marie de Magdala, dans le quatrième Évangile, parce : lisme de Jean s'arrangeait mieux d’une seule femme au t que de plusieurs ?. La donnée de Marc supporte toutes « tions divergentes, qui ne peuvent ni la compléter, ni la corr la fortifier au point de vue de l'histoire.

Le texte ordinaire de Luc ajoute en cet endroit un verset manque dans quelques anciens témoins, et dont l'authenticité p au moins suspecte *: « Et Pierre, se levant, courut au tombeau, et, s'étant baissé, il vit les linges seulement, et il s'en revint chez h : RES tout surpris de ce qui était arrivé. » Ce verset ne se relie pas bien. au contexte. Le récit continue : « Et deux d’entre eux s’en allaie ce jour-là », comme s'il n'avait pas été question de Pierre. Bientô! | les dcisies d'Emmaüs diront que certains disciples sont allés au $ tombeau et ont trouvé les choses telles que les femmes les avaient décrites. Cette assertion suppose plus que la visite de Pierre seul au sépulcre vide. Celle-ci est visiblement identique à celle We

il est dit encore que le Seigneur est apparu à Simon. Moi cen pas non plus une référence au verset contesté, où il n’est question que du tombeau vide. L'apparition à Simon n'est pas racontée dans le texte traditionnel de Luc ‘ : elle doit être identifiée à celle que saint Paul 7 a signalée aussi comme la première manifestation du Christ ressuscité. Seulement, si le défaut d'harmonie entre le. verset et les deux passages qui suivent favorise l'idée d'une interpolation, il n’en est pas moins vrai que l'interpolation a pu être faite en vue de ces deux passages, et en utilisant le récit du

AS XV, #1}; SUpr. prM01, n°4; 2. Cf. QÉ. 878, 901. 4 3. V.12. 6 dè Iérpos avastac Édgauev ixi r0 uvynueïov zai rapaxdVas BAëner tà O06Viæ 3 uôva ‘rai anmAley roûs adTov Dauudtewy +ô yeyovds. Omis dans D, mss. lat. a 4. xx, 2-10.

5. V..34. e 6. On verra plus loin dans quelle mesure on peut conjecturer qu’elle se con : fond avec l’histoire d'Emmaüs. Ki 141 COR XT, 9.

Der.

Jean, et ne sont pas familiers à Luc : ainsi le troisième Évangile n’a point parlé de linges, mais seulement du linceul, tandis que Jean parle de linges et de suaire !. L'étonnement de Pierre est le seul trait qui ne soit pas textuellement dans le quatrième Évangile : l'interpolateur aura pu l'ajouter sans effort d'imagination, et pour rester dans le cadre de l’évangéliste, qui ne suppose pas, comme Jean, la foi acquise à tel ou tel disciple avant la manifestation du Christ ressuscité ?.

On objecte que, si l’interpolateur s'était servi de Jean, il n'aurait pas envoyé Pierre tout seul au sépulcre * ; mais il ne pouvait guère introduire le disciple bien aimé dans un Évangile qui ne disait rien de ce disciple, et il pensait ainsi expliquer l'apparition du Sauveur à Simon, apparition dont il jugeait, peut-être à tort, que nul autre disciple n'avait été témoin. L'interpolation du verset s'explique aisément ; on ne voit pas quelles auraient pu être les raisons de l'omission. Un accord incomplet avec le quatrième Évangile n'a guère pu choquer des lecteurs que n'effarouchaient pas des divergences bien plus sensibles et bien plus importantes. Cette interpolation, comme on le verra plus loin, pourrait être coordonnée à une retouche dans l'histoire des disciples d'Emmaüs : en tout cas, au lieu d’avoir été omis pour l'harmonie des Évangiles #, ce passage a été bien plutôt ajouté dans le texte ordinaire pour établir un meilleur accord *.

Dans ce préambule aux apparitions du Christ ressuscité, le troisième Évangile accuse un travail réfléchi sur les données primitives. L'idée qui dominera tout le récit se trouve exprimée dès le commencement : il fallait que le Christ ressuscitât, parce que les prophètes l'avaient annoncé, comme ils avaient aussi annoncé sa mort. On pourrait voir ici une préoccupation de contro-

1. CE. IN. xx, 4. zpoïdsausv... 5. 2x! rapardbas GÂSTE: xs'usva zù G86v:x.… 10. 475 XGov où réhuwy ro0c airoëc. Dans Le. xxur, 53, il n'est question que de s:y5v. On trouve chez Jean 660: et soudéptov (xix, 40 ; xx, 5-7). Ce sont deux idées toutes différentes de l’ensevelissement. Voir QÉ. 897-898, 902.

2. Cf. B. Weiss, Lk. 679. Cet auteur observe à bon droit que ࣠aÿ=@y, v. 13, est inintelligible après le v. 12, et que ce v., bien loin d'y trouver confirmation, est en contradiction réelle avec le v. 24.

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