‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 609 sur 672 · xx, 49 ; supr. p. 698, n · texte numérisé non relu

xx, 49 ; supr. p. 698, n

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insensé !. L'hésitation des disciples à admettre la résurrection du Sauveur est un fait qui a laissé des traces diverses dans toutes les relations évangéliques. Il est très remarquable qu'on la trouve dans un récit où les apparitions de Jésus sont rapportées à un seul jour, en sorte que les doutes de la matinée font place le soir à une certitude absolue. Le trait n’en est que plus significatif et atteste la fermeté de la tradition sur ce point. Il est vrai, d'ailleurs, que le sens primitif de ces doutes a changé : après avoir été le souvenir historique des hésitations qui précédèrent la certitude de la foi, la mention des doutes sert maintenant à faire ressortir la force des preuves qui les ont promptement anéantis. Luc paraît tenir beaucoup à ce que la foi de la résurrection ne semble pas fondée sur le témoignage des femmes *. La grande preuve de Marc avait sans doute été déjà tournée en objection par les Juifs et par les païens.

Luc énumère les femmes qui sont allées au tombeau : c’étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie mère de Jacques, et leurs compagnes #, c’est-à-dire tout le groupe dès femmes galiléennes qui avaient assisté à la passion. Toutes ces femmes seraient-elles venues réellement au sépulcre ? N'y en aurait-il eu que trois, comme le dit Marc? N'y en aura-t-il eu que deux, comme le dit Matthieu ? Il paraît bien que Luc amène tout un groupe, pour la raison qui lui a fait doubler les anges et multiplier les témoins de la résurrection.

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