‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 619 sur 672 · Cf. WELLHAUSEN, Le · texte numérisé non relu

Cf. WELLHAUSEN, Le

à une ou deux appa-

Dans le premier Évangile, les onze apôtres, aussitôt qu'ils ont été avertis par les femmes, se rendent en Galilée, à la montagne qui leur avait été marquée par Jésus !. On est surpris de trouver la montagne si vaguement désignée, d'autant plus que l’ordre d'aller en Galilée ne disait rien de cette montagne. Mais ce n’est pas la première fois que l’évangéliste se contente d'une indication aussi peu précise. Satan transporte Jésus « sur une montagne très haute », afin de lui montrer tousles royaumes du monde ? ; pour prononcer le grand discours qui est comme la promulgation de la Loi nouvelle, Jésus monte « sur la montagne » *: pour la transfiguration, il conduit Pierre, Jacques et Jean « sur une haute montagne » *: dans tous ces cas, une idée s'attache à la circonstance du lieu, et prime le souci de la réalité géographique. La montagne de la tentation n'existe pas sur la terre. La montagne du grand discours est autre chose qu'un sommet déterminé : c'est le Sinaï de l'Évangile, l'endroit qui convenait pour proclamer la charte du royaume des cieux. De même la montagne de la transfiguration n'a pas besoin d'être le Thabor : c'est le piédestal sur lequel Jésus apparut dans la gloire. Si l’on veut localiser d'une certaine façon la montagne de la résurrection, il faut dire que c'est à la fois la montagne du discours et celle de la transfiguration® : le lieu idéal où Jésus glorifié décrète, devant ceux qu'il a choisis pour le représenter sur la terre, la fondation de son Église et la conversion du monde. Toute autre recherche sur l'emplacement de cette montagne est superflue. On a proposé de traduire 6: « Et les onze disciples se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait donné ses

4. V. 16. of D Evdsxa ualnzat irooci0noav ets znv l'akthatar, et 0€ aÿtoïs 0 ’Insoÿ:. Lat. [. om. sis +0 0c0: ; Eusèbe (Ad Mar.) sis cm T. L'une a deux indications paraît surcharge de l'autre ; mais er a ses raisons de mettre les deux (amagalme de traditions ; cf. EB. I1,1770). La variante des Acta Pilati : «sur le mont des Oliviers », ou sur le « mont Mamilk », avec la glose des Gesta : « qui vocatur Mambre sive Malech » (ap. Rescu, IT, 381-389) s'explique par l'influence des Actes, et l'identification de la Galilée à la banlieue de Jérusalem (id. ibid.) est une hypothèse qui ne mérite pas d’être discutée. ;

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