‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 633 sur 672 · Cf J. Werss, Lk · texte numérisé non relu

Cf J. Werss, Lk

2. V. 27. tai (D, mss. lat. nv) &oËduevos ax0 Moüséwz zai 4x0 (D, mss. lat: om: 476) révruwv Tv roopnr@v drepurveusey (D, épunveueu ; mss. lat. « interpretans ») adtois &v régats (ND om. x.) tais ypapaïs tà nepi éautod. Ss. Sc. : « Etilse- mit à leur parler d'après Moïse et ies Prophètes, et il leur expliquait par rapport à lui-même toutes les Écritures. » La phrase est mal construite, puisque Moïse et les Prophètes représentent l'Ancien Testament tout entier. Il faut entendre que Jésus explique toutes les prophéties qui le concernent, en commençant par celles de Moïse; il ne paraît pas nécessaire de supposer (B. Werss, Lk. 684) que Luc pensait aux Psaumes (v. #4) en tant que recueil prophétique distinct des précédents (cf. Acr. m1, 24), et qu’on lisait dans la source (J. Werss, Lk. 657) : « Et commençant par Moïse, il leur expliqua toutes les prophéties. » On a exemple de constructions aussi peu réussies dans xxrr1, 5; Acr. #1, 4.

3. Et d'abord celles qu'on trouve citées dans son Évangile même et dans les Actes. On peut songer, pour la passion, à Is. zur, 7,8, 12 (Le. xxrt, 37 ; Acr. vin, 32-33); Ps. 11, 1-2 (Acr, 1v, 25-28); Ps. xx (Le. xxurr, 34-35) etc. ; pour la résurrection, à Ps. xvr, 8-14; Ps. ex, 1 (Acr. 11, 25-36); Ps. cxvrrr, 47-22 (cexx, AT SEAT, 11); Mswur, A3 Acr- ur Ms), ele,

ke. V. 28. rai fyyioav sis tv 2wunv 0) Éropeovto, xai adtÔs KC09E7OLTATO HOpPUIrepov ropseolat. 29. nai maceBidoavro adrov Aéyovres” ueïvoy 1e0'qu@v, Üt: r205 ÉSr<pay Zotiv nai xéxktzev Hôn n quioa. D (mss. lat.) ôte reûs Eorepav xéxkuxev N Quéca. Ss. Se. : « Et ils se mirent à le prier de rester avec eux, parce qu'il allait être nuit. » Cf. Juc. x1x, 8-9. L'intention feinte du v. 28 a beaucoup embarrassé les anciens interprètes. « Duplex quaestio, cur finxerit, et quomodo fingere licuerit »,.. dit gravement Marnoxar (Il, 352). « Christum mentitum non esse certum esse debel : quomodo ejus fictio mendacium non fuerit, facilius est eredere quam explicare ».

Sauveur est dans son rôle d'inconnu en attendant qu'on l'invite, et en fournissant à la charité des disciples l’occasion de se manifester ; ceux-ci, témoignant une respectueuse bienveillance à l'égard de celui qui les à instruits et consolés, le prient de se reposer sous leur toit. Leur invitation s'explique en effet beaucoup plus naturellement si l'un d'eux n'est pas étranger à Emmaüs, et s'il reçoit Jésus dans sa propre maison, que si les disciples le prient de partager leur repas dans une maison amie ou dans une hôtellerie. Mais il faut avouer que le narrateur se tient dans le vague, et que le récit est comme suspendu entre ciel et terre. Luc ne s'est pas demandé si Jésus avait ou non des disciples à Emmaüs. Les disciples pressent leur compagnon, alléguant l'heure avancée. Jésus se rend à leur demande !. On sert le repas, et le Sauveur, ne se comportant plus en invité, mais en chef de famille, comme il avait coutume de faire autrefois avec les siens, prend le pain, le bénit, le rompt et le leur présente. À ce moment leurs yeux recouvrent leur puissance naturelle ; les disciples reconnaissent le Maître qu'ils ont pleuré ; mais, dans l'instant même, Jésus avait disparu ?.

Il faut admettre que, selon l'évangéliste, en même temps que l’action du Sauveur remet en leur mémoire la pensée de celui qu'ils aimaient, Dieu rend la liberté à leur sens. Luc n'a certainement pas vu là un simple fait psychologique, mais un miracle. En bénissant le pan et en le présentant aux disciples, Jésus n'a pas renouvelé pour eux le moment tragique de la dernière cène ; 1l fait seulement ce qu'il avait coutume de faire lorsqu'il mangeait avec les siens ?. On ne peut guère douter cependant, vu la solennité de la formule, que le souvenir de l'eucharistie ait été présent à l'esprit du narrateur; en tout cas, il parait essentiel à la conception du récit ‘.

1. xai elonAley z0ù (D om. 05) usïvar (qq. mss. lat. Ve. om. :. usivat) oùv auroïs D, uez'aurv), Ss. : « Et il entra avec eux, comme s’il eût voulu rester avec eux. »

2. V. 30. ai iyévero àv TO 2azax five az0v :T'adr@y (D, lat. e, Ss. Sc. om. u.. a.) kaBdy 70 &ztoy SA dynsev ai xkdsas (D om. zAdous) 2r:didou adroïs” 31. adr@v de denvoiünsav ot 0pfañuot (C lat. ce, kaBüvzwy DE adr@v +0 Aero àr’adrod, nvotynsay

- adr@v oi 0gfañuot; Ss. Sc. « Et aussitôt leurs yeux s'ouvrirent ») 44: iréyvwsar

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