‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 634 sur 672 · Cf. Hozrzuaxx · texte numérisé non relu

Cf. Hozrzuaxx

Restés seuls, les deux disciples s'avouent mutuel] auraient dû reconnaitre plus tôt celui qui leur pareil dei

Fr le

min, rien qu'à l'émotion profonde qui s'était M. d

le Seigneur est ere que Simon l'a vu; eux Be ce ; leur est arrivé ?. Le témoignage de Pierre, qui a vu le Seigneur, se-2 trouve COM borE par celui des disciples qui l’ont entendu interpré-

ter les Écritures, et qui l'ont reconnu à la fraction du pain. + AC Pourquoi l'apparition du Sauveur à Simon n'est-elle pas racon- 4 tée? Si le texte traditionnel est correct, on devrait supposer qu'elle était dans la source où se trouvait l'histoire des disciples ; d'Emmaüs, car on ne comprend guère cette allusion à un. fait qui est rappelé à raison de son importance, s'il n’en avait pas été 3 question auparavant. Dire que Luc est l’auteur de cette allusion, et qu'il n'avait rien de plus à raconter sur la « vision de Pierre », parce qu'il la connaissait seulement par la première Épître aux Corinthiens?, est risquer une hypothèse tout à fait gratuite et invrai= :

1. V. 32. zat ciray 2p0e aAovc* 09yi ï 2a00ia uv zatouévn 7» à nuiv (D, opt 3 ñ rapdié nv uv xxahvpuévn; Ss. Sc. sah. arm. « appesanti » ; lat. c. « excœca=— tum »; e « exterminatum »; / « obtusum »; on a RM. (cf. BLass, 120) 4 qu’un seul point fait en araméen la différence entre 551 « ardent », et YP' "4 « pesant»; mais il peut être risqué de conclure à une double traduction de l'original araméen de notre récit, la variante pouvant s'être produite en syriaque par ce détail d'écriture, et en grec, par la ressemblance des mots; bien que « le cœur ardent » n'excite pas la défiance des interprètes (ef. Werr=. HAUSEN, Le. 139), on pourrait trouver « le cœur couvert » ou « alourdi », c'est à-dire « l'intelligence voilée » ou « appesantie », plus conforme aux habitudes. D” du langage biblique et en meilleure harmonie avec le contexte), 6e X&ket fui Ev TA 0Ù@, Os duvoryey Huiv tas yoaodc; Plusieurs mss. lat. Ss. Sc. omettent ss ëkdket fuiv; peut-êlre y a-L-il doublet dans la leçon commune &£ à. %., @e Ô.. DE. Te Ye BR

2. V. 33. nai avaotévres (D lat. c e. sah. ajoutent AURGENE qui fc E. bien avec la lecture xezakuupévn, au v. 32. Rescn III, 781) aÿti 57 pa DTÉOGTEE day els ‘Tecoucahmu, ai ebpoy rÜpotouivous Trods Evdexa xai tobs oùv avroïs (cf: v..9) 2

34. Aéyovras (D, Aéyovres) üre Üvrus nyéoln 6 xôçu0c rai Goûn Eiuwwr, 35. xa aUToi EEnyobvro zà êv T9 0ÙG rai bc éyvoaln adtoïis (Ss. Sc. om. adtoïc) y Ti 2AdGEt OÙ à V''+

XOTOU. = 3. Branpr, 421. Le rapport d'expression avec I Con. xv, #. üt: iyfycorær.… 5:

«ai Ott bon Knpz, n’est pas autrement concluant.

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- semblable, puisque l'évangéliste néglige entièrement par ailleurs

les indications de Paul. Luc se serait plutôt dispensé de raconter la vision de Pierre, parce qu'il ne pouvait pas l'introduire dans son cadre. En effet, l'apparition dont il parle ne pourrait avoir eu lieu qu'à Jérusalem. Celle dont parle Paul a dû se produire en Galilée. Marc parait annoncer une apparition galiléenne destinée principalement à Pierre, bien qu'il ne la raconte pas. Cette apparition du Sauveur à Pierre ne paraît pas autre que celle qui est reproduite en manière d'appendice, dans le dernier chapitre du quatrième Évangile!. Sans doute Pierre, dans cette circonstance n'est pas seul à voir Jésus; mais Jésus est venu surtout pour lui. Ceux qui ont donné au quatrième Évangile sa forme définitive l'ont complété en ajoutant l’histoire de la pêche miraculeuse, parce que ce récit tenait une grande place, et probablement la première, dans la tradition que représente Marc, et à laquelle peuvent très bien se rattacher Paul et Matthieu. Ajoutons que l'Évangile apocryphe de Pierre, faible autorité, mais qui peut valoir comme écho d'une tradition meilleure que le livre même, commençait le récit des apparitions par une pêche miraculeuse ?. L'apparition galiléenne avait sans doute plus d'importance que ne parait en avoir celle qui est rapportée implicitement par Luc au jour même de la résurrection. Mais Luc, qui à voulu raconter seulement les apparitions hiérosolymitaines, n'a pu décrire une apparition qui eut lieu près du lac de Tibériade ?.

IL est possible que le texte évangélique ait subi quelques retouches. Origène, en plusieurs endroits de ses écrits 4, appelle,

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