‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 67 sur 672 · DE RS · texte numérisé non relu

DE RS

1. NV. 17. iàv 0 raoaxo)on adt@v, sirov ty xxAnoia * eùv DE zal che zx AO rapa- 2000n, £oTw 501 Worep 0 EÜvixOS zut O0 =EAwVns. 2. Cf. Hozrzmanx, 265.

distingue expressément du commun des fidèles cet pu rité. Sans doute la communauté décide par pa fs cas, elle ne décide pas sans eux; mais on ne conçoi

chefs décidant sans la.communauté, que la communa chefs.

Marru, xvir, 18. « En vérité je vous {le) dis, tout ce que vous lie la terre sera lié au ciel; et tout ce que vous délierez sur la terre se au ciel !? »

Comme ces paroles ont été dites à Simon-Pierre, elles s adressées maintenant aux apôtres; et comme elles concern

apostolique, elles concernent le rôle des apôtres en tant que membres de ce collège, qui, dans son union avec Pierre, exerce la même auto= … rité que lui. L'évangéliste ne considère pas ici les apôtres con simbles croyants, car on ne peut raisonnablement supposer mt) attribue à chaque fidèle le droit d'émettre des jugements qui seront obligatoires pour tous les autres. Ce n’est pas au premier venu qu ne appartient de lier et de délier, mais à ceux qui sont établis docteurs à et maitres en Israël: dans la pensée de l'évangéliste, ce sont DES. les apôtres qui sont constitués arbitres dans l’Église: de plus, - 7 : comme il a en vue la situation de son temps, derrière les apôtres … il désigne ceux qui, actuellement, tiennent leur place, en so ". que la distinction qui ne se remarquait pas dans la sentence pré te cédente est implicitement signifiée dans celle-ci, sans être mess en relief, parce qu'elle n’était pas très accentuée dans la réalité” Encore est-il que l'emploi du pluriel : « Je vous le dis », après. jé: singulier : « Si ton frère a péché », est significatif. Le « tu » s'adresse à un croyant quelconque; le « vous » s'adresse aux disciples, à qui” est conférée une autorité en rapport avec leur mission apostolique.

Cette mission, au temps de l'Évangile, avait consisté à annon- fe cer l'avènement du royaume; les circonstances étant changées, elle. devenait pour ceux qui avaient pris la place des apôtres une mis-= sion de gouvernement, le droit d'ouvrir et de fermer les portes du … royaume des cieux, en admettant dans la communauté ceux qui

1. aunv Atyw Ouiv, Üox Eav Ofonte ri ris yis Éotat Dedeuéva Èv obpav®, xat Üsa Eav Adonte ri the Yhs Eorar Aelvuéva êv odoav@. Cf. xvr, 19 b ; supr. p. 11.

étaient dignes d'en faire partie, en rejetant ceux qui se montraient indignes d'y rester après y être entrés, en statuant sur les cas de péchés commis par les membres de la communauté, et non seulement en général sur les choses permises et les choses défendues. Il s'agit donc d'un véritable pouvoir judiciaire et disciplinaire, qui appartient à la communauté pour sa sauvegarde, et qui réside particulièrement däns ses chefs, par qui il s'exerce.

L'exégèse protestante s'efforce d'attribuer ce pouvoir à la communauté, non aux apôtres comme tels !. Mais, outre que le parallélisme de cette sentence avec la parole que Jésus a dite à Pierre contredit cette hypothèse, la nature de la chose ne s’y prête pas, un groupement acéphale ne pouvant être censé investi du pouvoir judiciaire; et l'évangéliste, qui n'a pas songé à formuler une théorie sur le siège de l'autorité dans l’Église, avait en vue l’organisation des communautés telle qu'elle existait de son temps, où

l'autorité paternelle des épiscopes et des preshytres s'était substituée

à celle des apôtres.

Marra. xvin, 19. « Je vous dis aussi que, si deux d’entre vous s'accordent sur la terre au sujet d’une chose quelconque qu'ils demanderont, elle leur sera (donnée) par mon Père qui est aux cieux; car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, j y suis au milieu d'eux. »

On sent l’artifice du rédacteur dans la transition : « Je vous dis encore * ». Une pensée concernant la communauté chrétienne suit une autre pensée concernant la même communauté, et il n'y a pas lieu d'admettre que l’on mentionne ici la prière parce que le pardon que la communauté accorde à ses membres pécheurs est imploré par elle auprès de Dieu *. En parlant d'une « chose quelconque à demander “ », l'évangéliste montre qu'il ne songe plus au pardon, et ce qu'il a dit du pouvoir de lier et de délier ne se rapportait pas uniquement à la rémission des péchés. De même que les jugements de la communauté sont ratifiés par Dieu, les prières qu'elle fait sur la terre sont exaucées dans le ciel. Les paroles précédentes ne convenaient qu'au Christ immortel parlant

Cf. B. Werss, E. 110 ; Hozrzmanw, 264.

räkuw (B, Ss. ajoutent auxv) éyow buiv.

B. Weiss, E. 110.

1 4 œ * , tepi TavrOs ROÉYUATOS 09 ÉXV ATSWVTEL.

aux chrétiens; celles-ci n'ont de signification que par ra}

Christ glorieux, celui qui, après la résurrection, dit aux !

« Je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles! ua deux ou trois disciples s’associeront dans une prière mune, au nom de Jésus, ils es exaucés, parce que Jésus estla où l’on s'assemble en son nom?. Ces Au rer au nom de Jésu sont les réunions des premières communautés : il n'existait pas C telles réunions pendant que Jésus prêchait. La portée de ces paroles n'en est pas moins considérable comme expression de la conseien chrétienne. Car le décousu de la rédaction donne à supposer que l'évangéliste groupe des pensées qui avaient cours autour de lui, et. qui, conçues peut-être d’abord par des prophètes chrétiens, étaient | adoptées comme formule de la foi commune.

Dans la dernière sentence, la communauté apparaît comme une. société de prière, et non plus comme un organisme social. Il ny a pas à inférer de cette circonstance que les deux ou trois qui prient ; peuvent aussi bien lier et délier, Jésus adressant ces promesses aux mêmes personnes *. Matthieu n'a pas prévu ces arguties ; il dit sim= plement que, quand la communauté prie, Jésus prie avec elle et par. s elle, pour que Dieu l’exauce. Il n'avait pas besoin de dire que les décisions ne se faisaient pas comme les prières, et que, si la communauté jugeait par ses chefs, tous ses membres devaient prier eux-mêmes et ensemble. L'artifice de la rédaction fait que les apôtres semblent recevoir d'abord une promesse de pouvoir, qui ; les concerne comme ‘chefs des communautés, puis une promesse d'exaucement, qui se rapporte aux chrétiens. Il est vrai seulement que l'idée de communauté l'emporte, dans l'esprit de l'évangéliste, sur la distinction des chefs et des simples fidèles.

Marrm. xviur, 21. Alors Pierre, Luc xvir, 4. « Et sil t'offense s'approchant, lui dit : « Seigneur, sept fois le jour, et que sept foisil combien de fois, si mon frère revienne à toi, disant : « Je me m'offense, devrai-je lui pardonner? repens», tu devras lui pardonner.

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