‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 71 sur 672 · V.34. rapéduxe aûtoy toïs Pasavistaic · texte numérisé non relu

V.34. rapéduxe aûtoy toïs Pasavistaic

ment et la grâce, par pitié pour le malheureux, il choisit la grâce et garde le serviteur, en lui remettant une dette qui ne serait jamais

NT

n'aurait pas voulu désigner ainsi les anges du châtiment et les tourments de l'enfer !. Mais la parabole même a pu présenter la captivité du serviteur impitoyable comme plus cruelle que celle de l’autre. Le maitre a choisi l'emprisonnement comme un châtiment plus terrible que la vente dont il avait parlé d’abord ; il ne cherche plus une compensation de la perte qu'il a subie, mais la punition de celui qui, après avoir abusé de sa confiance, a, pour ainsi dire, abusé de sa miséricorde ; rien n'empêche donc qu'il ne le condamne à une prison particulièrement dure, où on le tourmentera de toutes les façons.

L'application de la parabole est formellement indiquée. C'est ainsi que le Père céleste, Jésus dit « mon Père ? », et non « votre Père », parce qu'il s’agit de châtiment, en usera envers ceux qui ne se pardonneront pas mutuellement du fond du cœur. Dieu ne fera pas de grâce, il punira sans rémission les fautes de ceux qui n'auront pas eu à l'égard de leurs frères l'indulgence dont ils ont besoin auprès de lui. Le cas particulier que présente la parabole est l'ordinaire dans le royaume des cieux, où chacun est débiteur vis-à-vis de Dieu, infiniment plus qu'il ne peut être créancier à l'égard des hommes. Il faut pardonner « de cœur ? », par un sentiment intime de compassion et de bonté, ainsi que Dieu pardonne.

La parabole vise directement l'obligation de pardonner, à l'imitation de Dieu, et la nécessité de pardonner ainsi afin d'être soimême pardonné, non la différence des situations d'homme à Dieu et d'homme à homme, pour signifier que les offenses faites à Dieu sont en elles-mêmes chose plus grave que celles qu'un homme peut faire à un autre homme. La parabole n'est pas destinée davantage à faire entendre que l’on peut perdre le royaume à cause d’un seul péché, ou que Dieu retire le pardon, déjà donné ou assuré, à celui qui manque d'indulgence “. La seule morale de la parabole est que Dieu pardonne à qui pardonne *, et qu'il faut pardonner pour être pardonné t, selon qu'il est supposé dans la demande : « par-

. JüLzicxer, Il, 303.

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B. Weiss, E. 112.

. Cf. Jürrcrer, 312-313.

. Cf, Ecczr. xxvux, 1-7.

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A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, II. 7

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