Cf. WeELLHAUSEN, Mt
5. V. 25. xéheucey adroy roabvat za! =nv yuiaizxa..…., nai arodo0var. Ss. omet za! devant le dernier verbe, lisant : « et de prendre tout ce qu'il avait », sans doute pour n'avoir pas compris la construction : « le maître ordonna de vendre {le serviteur). et qu'on le payàt (ainsi lui-même). » Cf. v. 26. zavra 47006aw oo.
qui lui sont faites, et, n'ayant à opter, au fond, qu'entre le châti-
payée. Allégé de sa dette et de sa crainte, le serviteur se retire,
en sortant, il rencontre un autre serviteur, venu aussi peut-être pour rendre des comptes, et qui lui devait cent deniers, environ
quatre-vingt francs, ce qui ferait la six cent millième partie de ce dont le roi venait de lui faire cadeau. Si le premier serviteur n'avait dû qu'un talent, la proportion du soixantième serait déjà raïsonnable, mais le chiffre des cent deniers peut être aussi de Matthieu. Sans perdre un instant, le libéré se jette sur son débiteur et l'étrangle presque en le serrant à lagorge. « Rends ce que tu dois », crie ce furieux, qui était naguère si humble. Son procédé n'est qu'un trait de violence, et témoigne qu'il n'a pas l'intention de laisser échapper son camarade ; il n'y a sans doute pas lieu de voir ici un indice de conformité avec le droit romain. Et l’autre serviteur de se prosterner à son tour, adressant à son compagnon la même prière que celui-ci avait faite au maître. Mais, sans rien vouloir entendre, ce débiteur créancier fait jeter l'autre en prison, jusqu'à paiement des cent deniers !. e
Les autres serviteurs, témoins de cette affaire, sont écœurés d'une pareille dureté ; ils vont raconter à leur maître ce qui s’est passé; le maître lui-même est indigné, il fait revenir le serviteur impitoyable et lui annonce la révocation de sa grâce : on lui avait remis toutesa dette, et une dette considérable, parce qu'il avait demandé pitié; lui-même aurait dû avoir pitié de son camarade, comme on avait eu pitié de lui. Maintenant, au lieu d’être attendri, le maître est en colère; il veut qu'une justice rigoureuse soit appliquée et que le débiteur insolvable soit jeté à son tour en prison, abandonné aux geôliers ou bourreaux ?, qui l’auront en garde jusqu'à paiement de sa dette, terme qui, on peut le prévoir, n'arrivera pas de sitôt. Comme la torture n'est pas un moyen de tirer argent d'un misérable, on s’est demandé si les bourreaux n'étaient pas simplement les surveillants de la prison, ou bien, au contraire, si Matthieu