LES GALILÉENS MASSACRÉS. LE FIGUIER
Luc, xim, 1-9.
L'application de la parabole du Riche insensé paraît avoir été tournée de façon à introduire l'instruction sur la confiance en Dieu et l’insouciance à l'égard des choses nécessaires au corps, que Matthieu a placée dans le discours sur la montagne. L'instruction se résume dans un appel que l'évangéliste aura conçu pour amener l’'exhortation à l’aumône et la parole concernant le trésor impérissable. A l’idée de ce trésor au ciel se rattache une exhortation à la vigilance en prévision du grand avènement, où Luc exploite la parabole des Vierges et celle du Serviteur qui veille en attendant son maître !, puis reproduit la comparaison concernant les bons et les mauvais serviteurs ?, d’où l’on passe aux divisions occasionnées par l'Évangile, puis aux signes du temps 4 et à la parabole du Débiteur et du créancier ?.
Cette parabole a pour objet d’inculquer l'obligation indispensable d'une prompte pénitence, si l’on ne veut s’exposer à un jugement sans recours et sans merci. Les exemples historiques allégués ensuite par le Sauveur, et la parabole du Figuier tendent au même but; c'est pourquoi l'évangéliste les a placés en cet endroit. Mais il est possible que l'intérêt principal de ces récits ait été pour lui dans la prévision du châtiment d'Israël.
Luc, x, 1. Et quelques-uns vinrent, en ce même temps, lui parler des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices. 2. Et répondant, il leur dit : « Pensez-vous que ces Galiléens fussent les plus grands pécheurs de tous les Galiléens, parce qu'ils ont subi cela? 3.
Le. x, 35-40 ; Mr. xxv, 1-13 ; xxiv, 43-44.
Le. x11, 41-47 ; Mr. xx1v, 45-51.
. xt, 49-53 ; Mr. x, 34-36 ; I, 890-893.
Le. x1r, 54-56 ; Mr. xvi, 2-3 ; I, 994.
Lc. xu1, 57-59 ; Mr. v, 25-26 ; I, 573-575.
A. Lorsy. — Les Évangiles synoptiques, II. 8
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d'une manière semblable. 4. Ou ces dix-huit hommes sur le tombée une tour près de Siloé, et qu'elle a tués, croyez-vous q
fussent les plus coupables de tous les hommes qui habitent à Jérusaler 5. Non, je vous (le) dis; mais si vous ne vous convertissez pres vous périrez tous de la même sorte. »
L'introduction : « En ce même temps », donnerait à entendre Jésus venait de prononcer la parabole de Débiteur, lorsqu'on lui parla des Galiléens massacrés par ordre de Pilate !. Mais il ne faut er pas attacher trop d'importance à ces formules de transition, surtout en cette partie du troisième Évangile. On dirait que Jésus n’est pas en Galilée, mais plutôt à Jérusalem ou dans les environs. Cette apparence ne résulte probablement pas de ce que l’auteur du récit était de Jérusalem ?, mais plutôt de ce que ces renseignements se rattachaient, dans la source, au ministère hiérosolymitain. L'événement n'est pas autrement connu. Les Galiléens étaient prompts à la révolte, et Pilate violent à la répression. Il s’agit sans. doute de pèlerins galiléens qui faisaient quelque tumulte dans le temple, pendant une fête, et que la police romaine massacra, en sorte qu'ils périrent avec les victimes qu'ils avaient amenées, ayant été tués pendant le sacrifice“. Si le gouverneur était à Jérusalem, où il venait ordinairement pour la Pâque, rien ne s'oppose à ce qu'il ait lui-même donné l'ordre d’exécution. C’est temps perdu de vouloir identifier le fait, soit avec tel cas analogue raconté par Josèphe, soit avec la sédition où fut pris Barabbas6. On doit supposer un fait tout récent, dont la nouvelle est communiquée à Jésus.
Peut-être ceux qui lui parlèrent de ces Galiléens insinuèrentils qu'ils avaient dû mériter leur sort, Dieu les ayant livrés à
A. V. 1. rapñoav dé rives èv adt@ T@ xatp@i àmayysAlovTEc xTA.