‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 101 sur 807 · Cf. supr. p · texte numérisé non relu

Cf. supr. p

ou voulu mettre une part de symbole. La mention des trois disciples dans l'histoire de Jaïr, et la prescription du silence, peu explicable dans ce cas, au lieu d'être des traits historiques !, pourraient venir de Marc et se rattacher à ce qu'on pourrait appeler le système du secret messianique, dissimulé aux Juifs, incompris des apôtres. L'inintelligence des disciples devant le miracle de la tempête apaisée doit être en corrélation avec ce qu'on lit plus loin à l'occasion des multiplications de pains, et des prophéties concernant la passion et la résurrection du Sauveur ?.

Rien de mieux garanti que le récit de la prédication du Christ à Nazareth. On peut soupçonner seulement l'évangéliste d'avoir corrigé ce qui était dil dans la source touchant l'impuissance de Jésus à faire un seul miracle, en intercalant la guérison de quelques malades à.

Il n'est pas autrement certain que la mission des apôtres ait immédiatement suivi ce voyage à Nazareth. La tournée de prédication dont elle dépend s'est effectuée aux environs de Capharnaüm, non autour dela ville où Jésus avait passé sa jeunesse. Le récit de la mort du Baptiste est en parte légendaire *. Les circonstances réelles du retour des apôtres et les motifs qui ont déterminé la retraite de Jésus sont à peu près effacés dans les pré'iminaires de la multiplication des pains, miracle symbolique dont on peut douter qu'il se fonde sur un incident particulier du ministère galiléen *. On peut en dire autant du miracle de Jésus marchant sur les eaux, qui double, à certains égards, celui de la tempête apaisée, mais qui pourrait avoir été raconté d'abord du Christ ressuscité, et avoir quelque parenté d’origine avec la pêche miraculeuse de Jean $. Le passage en Gennésareth est un fragment de l'itinéraire que la source de Marc parait avoir tracé avec soin depuis cet endroit, et peut-être depuis le commencement 7. La querelle sur l’ablution des mains n'est pas à sa place chronologique ; la parole sur ce qui souille l'homme, et l’occasion qui l’a provoquée sont les seuls traits primitifs et historiques du récit $. Le voyage vers Tyr, l’anecdote de la Cananéenne sont pareillement authentiques. Le retour en Décapole et le miracle du sourd-muet sont beaucoup moins sûrs et pourraient n'être qu'un développement symbo-

4. Pour les trois disciples, cf. v, 37 et 1x, 2; x1v, 33 (xur, 3); pour la recommandation du silence, cf. v, 43, et 1x, 9.

2. CE. 1v, 51, et vi, 51-52 (vur, 17-18); var, 31-33; 1x, 10, 32. vi, à b. Cf. supr. p. 89.

Cf: supr.. p- 90.

Cf. supr. loc. cit.

Voir QÉ. 932.

C£. supr. loc. cit.

C£. supr. loc. cit.

Q 1 D SX &

lique ! ; rien ne s'oppose d'ailleurs à ce que le récit du miracle ait été emprunté à la tradition apostolique. La seconde multiplication des pains est une variante de la première et n’a pas plus de réalité. Le refus de signe est authentique, mais hors de son cadre. L'aveugle de Bethsaïde se présente dans les mêmes conditions que le sourd-muet de la Décapole ?.

La confession de Pierre, l'annonce du prochain avènement, la déclaralion concernant Élie sont des traits qui éclairent l'histoire de Jésus les prophéties de la passion et de la résurrection viennent de la tradition et des rédacteurs évangéliques *. La leçon du renoncement représente un discours authentique, mais dans un cadre artificiel. Il est peu probable que le récit de la transfiguration corresponde à un incident réel dans la vie du Christ, et l'on a vu plus haut ce qui peut être à retenir dans lhistoire de l’épileptique ‘. De la suite 1l faut garder le retour en Galilée et à Capharnaüm, puis lé départ pour la Judée et la Pérée, la marche vers Jérusalem. L'anecdote de Jean et de l’exorciste étranger, la demande des fils de Zébédée ont chance de n'être pas historiques *. L'incident des en‘ants qu'on amène à Jésus pour qu'il les b‘nisse était peut-être localisé d’abord à Capharnaüm. Les autres instructions insérées entre le retour à Capharnaüm et là troisième prophétie de la passion sont artificiellement groupées, et, sans excepter celle qui concerne le divorce, elles ont généralement une forme moins salisfaisante que dans Matthieu et dans Luc 5.

Une anecdote comme celle de l’aveugle de Jéricho pourrait être purement légendaire ou symbolique 7; si le fait est réel, il sera toujours impossible à l'historien d'en déterminer les conditions précises. On doit en dire autant, pour d'autres motifs, de la scène messianique, désignée communément et à tort sous le nom d'entrée triomphale à Jérusalem, et qui est la manifestation du Messie sur le mont des Oliviers $. Le miracle du figuier n'a pas de réalité ; la chronologie qui est destinée à lui faire place n’en a pas davantage *. L'expulsion des vendeurs et la question des prêtres appartiennent à l'histoire ; de même l’anecdote du tribut, probablement aussi la question des sadducéens; celle du grand commandement ne semble pas à sa p'ace, non plus que le mot sur le Messie seigneur de David, bien que l'une et l'autre, le dernier surtout doivent

Cf. supr. p. 91.

Cf. supr. loc. cit.

Cf. supr. p. 92.

« Cf. supr. p. 93.

Cf. supr. pp. 94, 96.

Cf>supr. p. 95:

Cf. supr. p. 96.

Voir WELLHAUSEN, Mec. 94.

Cf. supr. loc. cit.

w NN æ

Page 1