v, 23-v, 2 (cf. Mc.rr, 28, 39; mx
9. On a vu plus haut (pp. 87, 89) que ces récits ne semblent pas primitifs. L'influence de la source de Mec. aurait-elle contribué aux omissions de Mt.? Cf. WELLHAUSEN, Me. 25-26.
thieu, qui utilise ensemble Marc et le recueil de discours, a dû se rendre compte de cet emprunt !. La comparaison des béatitudes ?, dans Matthieu et dans Luc, invite à penser que le rédacteur du premier Évangile a glosé le texte des sentences primitives, et qu'il en a ajouté de nouvelles. Les comparaisons du sel * et de la lumière ‘ ont été importées dans le discours et adaptées au contexte, appliquées aux disciples par les formules rédactionnelles : « Vous êtes le sel et la terre », « Vous êtes la lumière du monde ». Le long développement sur le rapport de l'Évangile et de la Loi * parait avoir été construit avec des sentences originairement- indépendantes; mais l'ensemble de Ia combinaison doit être antérieur à la rédaction définitive de Matthieu °; la déclaration concernant l'immutabilité de la Loi et la nécessité d'en observer les moindres prescriptions ? appartient à une rédaction intermédiaire. D'autre part, ce doit être l'évangéliste qui a rattaché au commentaire du précepte : « Tu ne tueras point » $, les instructions concernant le devoir de la réconciliation * ; au commentaire du précepte : « Tu ne commettras point d'adultère »19, l'instruction sur les tentations des sens‘!. L'instruction sur les trois œuvres de la justice ‘? est complète en elle-même et a été introduite dans le discours sur la montagne par une combinaison rédactionnelle ; l'évangéliste a voulu fattacher au second membre de cette instruction l'oraison dominicale‘* ; le préambule a chance d’appartenir en grande partie à l'évangéliste, ainsi que la leçon complémentaire sur l'obligation du pardon ‘>: quant au texte de l’oraison dominicale, primitif ou non, le rédacteur a dû