ve, 44-45 (cf. xvur, 21-35; Mc. xi
le trouver tel qu'il le donne, sinon dans un texte écrit, au moins dans l'usage chrétien. C’est lui sans doute qui a fait la combinaison par laquelle sont réunis le conseil de n'amasser pas de trésors !, la comparai-
son de l'œil flambeau du corps ?, celle du serviteur à deux maîtres ®, et
l'avertissement contre le souci des besoins temporels *. Il semble que, dans la première rédaction du discours sur la montagne, l'invitation à ne point juger Ÿ suivait l'instruction concernant l'amour du prochain 6: l'évangéliste y rattache la défense de donner « la chose sacrée » aux chiens 7, sentence qui paraît venir de la tradition chrétienne plutôt que du Christ; puis l’exhortation à la prière $, morceau très authentique mais primitivement indépendant; l'ordre de traiter les autres comme soimême *, qui appartient au discours sur la montagne, mais que le rédacteur a probablement transposé; la réflexion sur les deux voies et les deux portes!®, qu'il a prise d’ailleurs. Il paraphrase quelque peu à sa façon la comparaison des deux arbres !!, le bon et le mauvais, ainsi que l’avertissement donné à ceux qui ont fréquenté Jésus sans se convertir'?, etal a dû garder à peu près textuellement la conclusion du discours, la parabole des Deux maisons !*. L'observation finale, touchant l'impression produite
:sur la foule par le discours ‘*, a été simplement empruntée à Mare. La +
compilation de Matthieu est comme un traité de la justice chrétienne, rédigé spécialement pour les contemporains de l° évangéliste. Fra Matthieu paraît avoir simplement pris dans Marc l'histoire du lépreux !?, pour en faire le premier des dix miracles typiques par lesquels il va montrer Jésus guérissant. Il est possible d’ailleurs que Matthieu ait connu la source de Marc, et si cette source était le > recueil de discours, celte anecdote pourrait appartenir à une rédaction secondaire où l'on tenait à représenter Jésus comme un fidèle observatenr de la Loi. Il est probable que le centurion