Mc. vi
&. Mc. 1, 23, 39.
DoMG. 1,205 ur dcr, 200
NE TA CARRIÈRE DE JÉSUS K capables de le seconder !. Un long noviciat n'était pas nécessaire. Les messagers de l'Évangile avaient surtout à dire que le royaume était proche ?. C'était le thème fondamental de l'enseignement donné par Jésus lui-même, et les nouveaux prédicateurs n'avaient qu'à le traiter de la même manière que leur Maitre. Ils étaient douze, parce que le royaume devait accomplir les promesses de Dieu à Israël, et que l'Israël de la tradition prophétique avait douze tribus. Jésus lui-même ne s’adressait qu'aux Juifs, et il n'envoya pas ses disciples aux Gentils *. Mais la mission des Douze atteste la confiance qu'il avait dans le succès de l'œuvre évangélique. Le résultat immédiat de cette mission n'était pas fait pour le décourager. Il semble que les «envoyés », les apôtres, allant deux par deux dans les villages galiléens où la renommée de Jésus les avait précédés, furent bien accueillis; on écouta leur avertissement; on leur présenta des malades à guérir, et il y eut des guérisons #.
Cependant le progrès même de l'Évangile devait lui susciter des obstacles. Par suite de la mission des Douze, le mouvement vint à la connaissance d'Antipas *. Or il suffisait que l'autorité fût prévenue pour être inquiète, et qu'elle fût inquiète pour être aussitôt menaçante. La crainte politique arrivait au secours de la haine religieuse, car Jésus avait déjà provoqué, en même temps que l'enthousiasme populaire, la défiance, la jalousie et l'hostilité des docteurs officiels de sa nation. Ce qu'il y. avait de pharisiens rigides et de scribes en Galilée était contre lui. Étranger aux subtilités de l’enseignement rabbinique, sorti du peuple et parlant au peuple, prêchant la religion qu'il avait au cœur, et non celle qui était dans les livres, interprétant au besoin l'Écriture par sa conscience, äu lieu d'en faire fléchir l'esprit sous le poids de la lettre, Jésus ne trouvait pas son auditoire parmi les puritains, mais plutôt parmi les déclassés du judaïsme 6. Il] ne connaissait qu'un obstacle au règne de Dieu, le péché; au péché il ne connaissait qu'un remède, le repentir; mais le repentir était suffisant, il était absolument efficace, parce que Dieu est bon et miséricordieux, parce qu'il est le Père. Ainsi l'Évangile du royaume était l'Évangile du pardon, on pourrait presque dire l'Évangile des pécheurs.
Du système de pratiques où la tradition des pharisiens avait enchaïné la vie et la piété juives, il n'était que peu ou point question, Jésus avait