Cf. Mc. xn, 18-27 (Mr. xxn, 23-33 : Loc. xx
3. Le festin du royaume, dans Mr. vur, 11, et le vin nouveau qu'on doit y boire, d'après Mc. x1v, 25, ne peuvent être considérés comme des métaphores signficatives d’un bonheur purement spirituel.
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laissés, 11 ne donne pas à entendre que ces derniers soient anéantis!. Aülleurs 1l représente ceux-ci comme des gens qui veulent entrer dans une maison quand il n’est plus temps, et que la porte est fermée ?. Il est vrai que de tels apologues n'autorisent pas à formuler des conclusions bien nettes sur la doctrme. Le mot sur les « ténèbres extérieures où il y a des pleurs et des grincements de dents » *, Pinvitation à ne pas craindre les hommes mais Dieu, qui seul peut envoyer le pécheur à la géhenne t, sont plus significatifs. La géhenne à certainement une place dans sa pensée comme province de la punition et de la douleur, comme royaume du péché à jamais condamné, en antithèse avec le royaume de Dieu, province de la justice récompensée et glorifiée. ;
La notion du Messie est en rapport direct avec celle du royaume: elle a des antécédents analogues, qui subissent dans l'Évangile les mêmes corrections. Le nom même procède de l’ancienne institution monarchique. On sacrait les rois en répandant sur leur tête un: fiole d'huile ÿ; par cette cérémonie, « l’oint de Jahvé » devenait son homme, son représentant, son fils $, Les anciennes prophéties concernant l'avènement du grand règne font une place éminente au roi dans cette construction idéale ‘; on peut dire que l'économie de la société nouvelle repose sur lui, comme celle de la nation juive était fondée sur la succession dynastique dans la maison de David. Le caractère religieux de l'institution monarchique explique cette survivance, nonobstant les dissentiments qui s'étaient produits dans la réalité entre les rois et les prophètes. Cependant, après la ruine de la monarchie davidique, quand la communauté juive se constitue en Église, le rôle du roi messianique s’atténue au point de disparaitre entièrement, à moins qu'il ne se prête à des substitutions équivalentes, où il n'est plus question de royauté. Le prince de la cité future que décrit Ézéchiel a une situation passablement effacée, celle de figurant liturgique et pourvoyeur de sacrifices $. Le roi messianique n'était pas réclamé par les exigences morales du règne de Dieu; le ministère d’un prophète pouvail y suffire; et c'est pourquoi il est question parfois de prophètes pour les derniers temps, d’un retour d'Élie pour mettre loutes choses en