vir, 13. supr. cit. Cf: p. 240, n
3. Quelques critiques contestent absolument que Jésus se soit servi de cette formule : Lrerzmann, Der Menschensohn (1896); WeLLnausen, Shizzen und Vorarbeiten, VI (1899), et Mc. 66-69. Sur les diverses opinions qui ont été proposées d’après les textes censés authentiques, voir DRIVER, art. Son of Man. EB. IV, 586-587. Pour la discussion de la formule araméenne, voir surtout FieiG, Der Menschensohn (1901). Le commentaire montrera que l'emploi de ce titre messianique appartient la plupart du temps aux rédacteurs évangéliques. Ce doit être le cas dans Mc. 11, 10, 28; vin, 31 ; 1x, 9, 12, 31 ; x, 33, 45; xt, 26; x1v, 21, 41, 62 et parallèles ; dans Mr. x, 23; x, 32 (Lc. xwi, 10), 40 ; x, 37, 41; xvr, 13, 28; xxiv, 30 a; xxv, 31; xxvi, 2; dans Le. vi, 22; xr, 30; x, 8; xvin, 8; x1x, 10; xxx, 36; xxur, 48; xxiv, 7. Restent Mr. vu, 20 (Le. 1x, 38); x1, 19 (Lc. vir, 34); Mc. vu, 38, et parallèles; Mr. xrx, 28; Le. xvir, 22, 24, 26, 30 (Mr. xxiv, 27, 37, 39); Mr. xx1v, #4 (Lc. xu, 40); encore ce petit nombre de passages pourrait-il être réduit; les passages du discours apocalyptique (Lc. xvu, 22-35 et parallèles) semblent les mieux garantis ; Jésus pouvait y |parler de Ronae en son futur avènement, comme d'une tierce personne, en se référant implicitement à Dan. var, 13.
4. On affecte de l’employer has les prophéties de la passion, Mc. vu, 31: ax, 31; x, 33 (cf. 45) et parallèles.
-raisonnements et de ses conclusions.
.lons qu'on a conservés de leurs similitudes n'ont pas la naïveté ni la
l'avenir. Il reste vrai d'ailleurs que l'expression « fils de façon plus directe le rapport où Jésus se sent à l'ége et celle de « fils de l'homme » sa mission à l'égard de l'h
convient sans doute de réduire l'importance que l'on n'a pas cessé d'a (l buer à ces deux formules comme expression de la consciente messi:
nique dans la pensée el dans la prédication du Sauveur. L'enseignement de Jésus se résumait ainsi en un petit nombre de notions. très simples, au moins dans sa manière de les appréhender. Ces notion : "à élaient vivifiées par le sentiment le plus intime et le plus vif d'union am Dieu, et par l'entrainement d'une vocation irrésistible. La forme réponde 4 à la simplicité du fond. Rien de moins étudié que la doctrine du Christ. I ne l'avait pas cherchée dans les livres, mais elle s'était formée en lui à. travers les circonstances de sa jeunesse; elle coula comme de source quand l'Esprit le fit parler. Ce n'est pas qu'il ne sût à l'occasion argumen- € Ler avec la même subtilité que les rabbins les plus expees mais on peut voir là un trait commun de l'esprit juif plutôt qu un effet spécial de l'éducation, ou une recherche personnelle de ce qui était alors et dans ce pays l'appareil scientifique. Si la profonde conviction de Jésus commu rs niquait à sa parole une forte impression d'autorité, ses auditeurs remar-. : # quèrent d'abord 4 il n'enseignait pas comme les seribes!. Il enseignait. v donc comme de !ui-mèême, sans citer les docteurs plus anciens, sans même prendre l'Écriture pour point de départ ou pour base de ses ins. x tructions: 1] l'amenail seulement de temps en temps à KaPPES de ses.
Son thème général étant la préparation au règne de Dieu, ses discours consistaient surtout en exhortations à la pénitence. Les sujets particuliers he, n'ont été traités qu'incidemment et par occasion. Il semble que le procédé de développement oratoire le plus familier au Sauveur ait été la compa- :340 raison et le parabole. Les rabbins s’en servaient aussi, mais les échantil-
fraicheur de ceux qui ont été retenus de la prédication évangélique ?. Bien que la tradition les ait compris autrement, les récits paraboliques ne sont rien moins que des allégories profondes : ce sont des apologues avec application morale, dont la portée réelle ne dépasse pas la signification apparente *
L'allégorie est une suite de métaphores par laquelle on signifie autre
1. Mc. 1, 22 (Mr. vi, 28-29). 4 2. On peut voir des échantillons de paraboles rabbiniques dans Fos, LEpeRee Gleichnisse und die Gleichnisse Jesu (1904). . Ce point a été parfaitement mis en lumière par JüLicHer, Die Gleichnispou Jesu, P (introduction) et Il (commentaire des paraboles, 1899. On peut voir une discussion plus brève dans Études évangéliques, 1-121. Cf. supr. p.189.
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An RE | | L'ENSEIGNEMENT DE JÉSUS 245 Fotre à : ” chose que ce que l'on dit. La parabole évangélique n'était qu'une comparaison développée, une simple fable. La fable est un genre clair, comme la comparaison; l'allégorie est un genre mystérieux, comme la métaphore. La comparaison et la fable conviennent à un enseignement populaire. L’allégorie convient à l'instruction par le livre ; exercice de savant et de lettré, qui s'adresse à des lecteurs pourvus de quelque science et de quelque littérature. C'est pourquoi les discours du Christ synoptique, échos de sa prédication, sont remplis de comparaisons et de paraboles, tandis que ceux du Christ johannique, qui sont un tissu d’allégories, n'auraient jamais pu être prononcés, si ce n’est devant un petit groupe d'initiés, préparés de longue date à les entendre. Jésus, dans les premiers Évangiles, emploie des métaphores isolées, mais il ne les enchaîne jamais en allégorie, et il évite de les choisir obscures !. Il procède par comparaisons, et 1l présente ses paraboles comme des comparaisons. C'est pourquoi le sujet des paraboles peut être une action qui n'est point imitable?. La parabole en elle-même n'est pas plus riche de signification qu’une fable ordinaire, et la leçon morale de la parabole est dans son application, comme celle de la fable.
La parabole se distingue de la fable commune en ce que son application est rigoureusement limitée aux vérités de l’ordre religieux et moral, à l'économie et aux exigences du royaume annoncé par Jésus, et que sa matière est empruntée à l'expérience actuelle, aux phénomènes de la nature, du monde végétal et du monde humain. Elle évite ce qui ressemblerait à une personnifaction des êtres inférieurs: elle ne fait pas parler les arbres, comme la fable de Jotham *, et elle s’abstient aussi de faire parler les animaux, soit que ce genre de fiction, à raison de ses affinités mythologiques, répugnât à l'esprit religieux d'Israël, soit plutôt qu'il ne convint pas à la parfaite sincérité de l'Évangile ‘. La matière des para-
1. Pour saisir la différence des deux méthodes, parabolique et allégorique, onnaquà comparer le discours sur la montagne (Mr. v-vn) avec le discours johannique sur le pain de vie (JN. vi, 26-58): et pour voir comment Jean sait transformer en allégorie une simple métaphore synoptique, on n'a qu’à mettre la parole sur la moisson et les ouvriers (Mr. 1x, 37; Le. x, 2) à côté des considérations du Christ johannique sur les rôles du semeur et du moissonneur (IN. 1v, 35-38).
2. Il suffit de citer l’Ami importun, la Veuve et le juge, l'Économe infidèle.