Cf. Nour. vi, 3. 1 Sam
9. Juc. x, #, 7, 14. C'est de ce récit que dépend la narralion évangélique.
shékar |: dès son âge le plus tendre ?, il sera rempli d et, au cours d’une vie sainte, il rar T Et nombre d
leur Dieu. | Aa La mission de Jean est décrite d'après le texte de Malachie”. dont Jésus lui-même ‘ à fait l'application au Baptiste : « Voici que
j'envoie mon messager pour qu'il prépare le chemin devant moi... Voici que je vous envoie Elie le prophète, avant que survienne le grand et terrible jour de [ahvé, et il ramènera le cœur des pères
vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères ». Dans la dernière
partie de cette citation, Malachie est plus clair que Gabriel ; il prédit qu'Élie réconciliera les pères avec les enfants, et qu'il rétablira ainsi la paix dans les familles et dans la société. Il n'est pas difficile d'expliquer l'Évangile par Malachie 5; mais celui-ci ne fait pas loi pour l'interprétation de celui-là; Luc ayant modifié en partie, et avec intention, le texte prophétique, l’on peut douter qu'il ait compris de cette façon la mission de Jean. A la fin du discours, Gabriel met les rebelles à la place des fils, et les justes à la place des pères; il semble donc identifier les fils avec la géné- !
1. Boisson fermentée, faite de grains et de fruits, non de raisin, dont il est souvent question dans l'Ancien Testament.
2. V. 15. xai rveduaros ayiou nAnolnoetar £rt 2x zotAlac unte0s adroù. Lesens n'est pas que Jean sera sanctifié dès le sein de sa mère, mais saint presque aussitôt qu'il en sera sorti ; le mot £z: ne signifie pas « déjà », mais « encore » ; le narrateur, du reste, ne s'inspire pas de JÉR. 1, 5, mais de Juc. xx, à : 6x vaïele Îeod Éotar <0 raddptoy àxo ts xouAlas (v. 7, Üzt aytoy Üeob Écrar +0 rardaproy à70 yastoos) ; et ce qui suit dans Luc : « il ramènera beaucoup des fils d'Israël au Seigneur leur Dieu », est parallèle à ce qu’ajoute l'historien de Samson : « et il commencera à sauver Israël de la main des Philistins ». On remarquera qu'il a été question de la naissance de Jean-Baptiste au v. 14, et que sa carrière est décrite à partir du v. 15 ; il ne serait pas naturel de mentionner en cet endroit une sanctification particulière de l'enfant avant sa naissance ; il s'agit de la sainteté qui se manifestera en lui dès l’âge le plus tendre et durant toute sa vie ; cette sainteté, qui apparaît dans le genre extraordinaire de son existence, est une manifestation de l'Esprit divin (cf. v. 80); cette singularité de vie sainte, non une effusion d'Esprit antérieure à la naissance du Baptiste, vient bien à signaler Hu sa grandeur devant Dieu et son action sur le peuple.