‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 260 sur 807 · GEN. xxv, 22 (LXX). Éoxiproy dE Tà rardta Èv ait · texte numérisé non relu

GEN. xxv, 22 (LXX). Éoxiproy dE Tà rardta Èv ait

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de Dieu, non leur souhaiter a bénédiction divine qui ne à acquise !. Après avoir salué de ce vœu Marie et l'enfant qu'elle porte, Élisabeth s'humilie devant elle en la reconnaissant pour la

mère du Christ : « D'où me vient que la mère de mon Seigneur

entre chez moi *? » Elle se reconnait indigne d'une telle visite. Par le mot « seigneur » elle désigne le Messie, selon la parole du psaume *. Elle dit à quel signe elle a reconnu la présence de ce Seigneur : son propre enfant a tressailli d’allégresse devant celui qu'il reconnait aussi pour maître. Cette première effusion de l'Esprit s'achève dans une louange en forme de proposition générale et impersonnelle, mais qui, dans la réalité, s'applique à Marie seule: « Heureuse celle qui à cru qu'il y aurait accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur “! »

Ayant rendu hommage au Christ et à sa mère, Élisabeth se reprend, et l'Esprit lui dicte un cantique de louanges pour Dieu. C'est le Magnificat, véritable psaume, imité en grande partie du cantique d'Anne, mère de Samuel *, avec d'autres réminiscences de l’Ancien Testament. Luc a dû le trouver dans sa source à la place où il est maintenant, et les premières paroles d'Élisabeth lui servent d'introduction. On s’est demandé s'il n'en avait pas existé d’abord une rédaction hébraïque, sans aucun rapport avec l’histoire de Jean-Baptiste, dont notre texte grec serait la traduc-

1. CE. Jun. xrur, 18. s5koynth 50, Duyaérne, zù 0eû 5 Sisrw rapx récas cac yuvatxac.…, #atedhoynu:vos x0pr0c 0 0ed<. La rencontre de Luc avec Deur. xxvim, 4, pour -le dernier membre du v. 42, peut être accidentelle. ; V.43. zat r60ey por rodro iva £ÀÜn n paire Toù zvplou uou 7o0c ue; . Ps. «x, 1. Le Christ est appelé 59104 dans le discours des anges, n, 14 (cf. V. Fa L'influence de l’usage chrétien sur ces textes doit passer sans doute avant celle du psaume ; mais l’usage chrétien n’est pas indépendant du psaume. k. V, 45. xai paxapia n miotetoasa Ori Éotar rehciwauc toi Ashakmquevotc at} rapà xvptov. La conjonction 57: dépend de ri0re55452 et doit se traduire « que » (cf. Acr. xxvi1, 25); elle n'est pas à rattacher à uaxapix, ni à traduire « parce que ». Ilne s’agit pas de louer la foi en soi, et ce qui a été dit à Marie est déjà accompli. Marie est félicitée de n'avoir pas fait comme Zacharie (ce qui laisse de côté le v. 34). Il est inutile de se demander comment Élisabeth a su ce qui s'était passé entre Gabriel et Zacharie, et même entre Gabriel et Marie, puisqu'elle parle « en esprit ».

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