‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 29 sur 807 · Voir QÉ · texte numérisé non relu

Voir QÉ

. Voir QÉ. 8-12.

3. C'est ce qui semble résulter nécessairement de la référence 6 £eny. Mais on peut se demander si les explications de Papias commencent à oÿte yàp mouse (Zauw, IT, 206), ou plus haut encore, à où uévrot raËer (Hocrzmanx, 383).

#. Cette question sera discutée plus loin. I] faudrait avoir l'ouvrage de Papias pour être assuré que ses renseignements sur Mare ne sont pas, pour une partie, sinon pour le tout, empruntés simplement au livre des Actes et à la première Ép. de Pierre.

5. yevouevos pourrait se traduire « ayant été »; mais l'indication doit correspondre à ü5tecov dans le commentaire de Papias, c'est-à-dire à ce que Mare avait été «en dernier lieu ».

terprète de Pierre; il ne l'avait pas toujours été; selon Jean l'Ancien comme selon Papias, Marc a une carrière antérieure à s1 collaboration avec le chef des apôtres. La qualification d'interprète semble, en effet, devoir s'entendre d’une relation personnelle, et il y a quelque subtilité à dire que Marc n'a été l'interprète de Pierre qu'en mettant par écrit ce que celui-ci prêchait !. Il est sous-entendu que Pierre prèchait « en dialecte hébraïque », comme Matthieu écrivait. Marc lui servit de truchement ? quand l’apôtre porta l'Évangile hors de Palestine. Son livre représente ses souvenirs, ce qu'il avait dit d'après Pierre quand il l'assistait dans sa prédication. Cette circonstance explique le manque d'ordre qui se remarque dans son écrit : Pierre n'exposait pas avec suite l'histoire et l’enseignement du Sauveur; il faisait des catéchèses particulières, que Marc a simplement et fidèlement conservées. Il est naturel de supposer que Marc a écrit après la mort de Pierre, quoique ni Jean ni Papias ne le disent expressément ?.

Jean et Papias font l'apologie ou l'éloge de Marc, en tenant compte d’une situation que la critique est réduite à conjecturer. Il s'agit à la fois de recommander le livre et d'expliquer les défauts qu'on lui trouve. Pour ce qui est de l'Évangile, on peut s'y fier; car il est d'un homme

qui avait suivi Pierre, el qui répète avec la plus grande exactitude ce

qu'il avait entendu. L'Évangile est grec, mais c'est comme une traduction de la parole de Pierre ; on ne peut rien concevoir de plus autorisé ; il aurait pu avoir une meilleure disposition, mais cette circonstance même est une marque de fidélité. Comment Jean l'Ancien peut-il paraître avoir été seul à savoir des choses qui devaient être de notoriété publique ? Pourquoi éprouve-t-il le besoin de dire que Mare a été si exact? Pourquoi veut-il que son Évangile ne soit pas autre chose que la rédaction des catéchèses de Pierre? On admet généralement aujourd'hui, et sans doute il n'y a pas lieu de contester que Jean et Papias parlent de notre second Évangile. Mais il est certain que ce livre n’est pas du tout ce que disent Jean et Papias; ce n'est pas une œuvre homogène; ce n'est pas la transcription d'un témoignage original et direct touchant l’enseignement et la carrière de Jésus; ce n'est pas l'écrit d'un homme spéciale-

1. Hug, Meyer, B. Weiss, Schanz, Zahn, Harnack, etc. S. Jérôme entendait «interprète » au sens de « secrétaire ».

2. Schleiermacher, Bleek, Renan. Cf. P.-W. Scnmenez, EB. III, 2939.

Page 1