‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 28 sur 807 · Cf. supr. p. 16, n.9,et p.17,n · texte numérisé non relu

Cf. supr. p. 16, n.9,et p.17,n

Papias disait, dans le prépas de son livre : où oxviau Dé cot xat Üsa rorè Fapa Tv Rp: futécv za Ge Eualov xat xakGs< Euvnuôveusz ouvraËat rails écunvelas,

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rêt principal du témoignage de Papias consiste dans les notices qu'Eusèbe a conservées touchant l'origine de Marc et de Matthieu. La première de ces notices est expressément garantie par le témoignage de Jean l'Ancien, et il est probable que la seconde vient de la même source. « L'Ancien, raconte Papias !, disait encore ceci : Marc, étant devenu l'interprète de Pierre, a soigneusement écrit tout ce dont il se souvenait; cependant (il n'a) pas (écrit) avec ordre ce qui a été dit ou fait par le Christ; car 1l n'avait pas entendu le Seigneur, et il ne l'avait pas suivi; mais plus tard, comme je l'ai dit, (il avait suivi) Pierre, qui, selon le besoin, donnait des enseignements, mais sans exposer avec ordre les discours du Seigneur; en sorte que Marc n'a fait aucune faute en écrivant ainsi certaines choses selon qu'il se rappelait? ; car il n'avait qu'un souci, (celui) de ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et de n'y introduire aucune erreur. » Quant au premier Évangile, voici ce que Papias avait à dire de sa provenance : « Matthieu avait écrit en langue hébraïque les discours du Seigneur, et chacun les interprétait comme il pouvait. » L'évèque d'Hiérapolis voit dans l'Évangile une didaché, l'enseignement du Christ, transmis par ceux qui l'avaient entendu, et qui exprime, avec les lois de la conduite, l'objet de l'espérance chrétienne. Il y avait des livres; mais tout n'était pas dans les livres. Parmi ceux que Papias a connus, Marc et Matthieu étaient évidemment les plus autorisés. A-t1l connu Luc? On peut le croire; mais on doit penser aussi qu'il n'avait rien à dire et qu'il n'a rien dit sur

nibus cum omni subjectione. » Haec autem et Papias Joannis auditor, Polycarpi autem contubernalis, vetus homo (a&pyaios &vns), per scripturam testimonium perhibet, in quarto librorum suorum : sunt enim quinque libri conscripti. Et adjecit dicens : « Haec autem credibilia sunt credentibus. Et Juda, inquit, proditore non credente et interrogante : quomodo ergo tales geniturae a domino perficientur ? dixisse dominum : videbunt qui venient in illa. »

1. Dans Eusèse, Hist. eccl. 111, 39, 15. za obro 0 rpesBôrecos sys Macros uèv

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2. On pourrait traduire aussi : « Comme il le répétait »; et de même plus haut : « Marc écrivit avec soin tout ce qu'il répétait », c'est-à-dire tout ce qu'il enseignait de mémoire, d'après Pierre. Cf. E. A. Assorr, EB. Il, 1811.

3. Dans Eusëse, loc. cit. 16. zept dE 50 Maxüa'ou radr” stonrar (cette formule d'introduction est d'Eusèbe, et l’on ne voit pas si ce qui suit est une citation de Jean l'Ancien, ou seulement de Papias): Marflaïos pèv ody £Bpatôt diakéxtw ta

1 !,] € 2 DÉS ” ci UN ù #” hoyia suveypadaro, npunveuse d’auta, de nv duvarOs ÉXAGTOS.

l'auteur et la composition du troisième Evangile, non plus que sur! le qua- g trième !.

L'importance qu'il convient d'attribuer au témoignage de Papids dont on peut presque dire sans exagération qu'il supporte la tradition catholique sur l’origine des deux premiers Évangiles, dépend en grande partie de l'autorité qu'on doit reconnaitre à Jean l'Ancien, et cette autorité dépend. de la qualité qui appartient au personnage. Si Jean l'Ancien était Vapôtre. » Ÿ Jean, fils de Zébédée, le compagnon de Pierre et de Matthieu, il pouvait ès être et il était bien instruit touchant les actes et l’enseignement de Jésus, les rapports de Marc avec Pierre, la valeur du second Évangile, l'œuvre littéraire de Matthieu, et les renseignements que Papias tient de lui sont de tout premier ordre : il n'y a qu'à les contrôler par l'examen de nos Évangiles, pour être assuré que ceux-ci correspondent bien à l'idée qu'en avait le dernier survivant du collège apostolique. Mais si Jean l'Ancien n'était pas un apôtre de Jésus, si même il n’a pas été son disciple au sens strict du mot, s'il n’a été qu'un docteur chrétien, un grand nom célébré L par une école, ses asserlions peuvent n'avoir pas un caractère proprement historique, et l'on est même en droit de se demander si ce ne sont pas des demi-conjectures, complétant des demi-renseignements, touchant des livres déjà en crédit, qui avaient besoin de se couvrir d'un nom respec= table pour garder l'autorité acquise, en un temps où nul n'aurait su dire au juste comment ils l'avaient gagnée. Or, de ces deux hypothèses, c'est la seconde qui est vraie. Les dires de Jean l'Ancien ne sont pas des paroles apostoliques ?.

Dans la notice relative à Marc, la citation de Jean l'Ancien comprend seulement les indications du début, la suite étant une explication de Papias, qui semble prendre lui-même la parole et se référer à ce quil a dû dire auparavant touchant les rapports de Marc avec Pierre#. Ce Marc n'avait jamais été disciple de Jésus; il avait suivi Pierre « à la fin »; Papias a donc dû dire auparavant que Mare avait suivi Paul pour commencer ; l'identité de l’'évangéliste avec Jean Mare, le compagnon de Paul et de Barnabé serait supposée‘; ce Marc serait « devenu » * Pin=

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