Hozrzmann
3. Protev. Jac. xvru-xix. Jusrin, Dial. 18: ëv srnhaie 1! cûveyyus sis «uns. Justin précise l'indication de l’évangile apocryphe (cf. supr:. p. 38): au temps d'ORIGÈNE (Cels. 1, 51) on montrait la caverne et même la crèche. IL paraît que l’on utilise encore aujourd’hui à Bethléem plusieurs grottes en guise
Après la crèche, les bergers. Il y en avait aux entiton de. Bethléem, comme au temps où le fils d'Isaï gardait les brebis. Is. étaient avec leurs troupeaux jour et nuit, dans la campagne envi= ronnante ; et la nuit même où Jésus naquit, un ange leur apparut: … une grande lumière, une lumière de Dieu, vint les éblouir!. Cette : apparition lumineuse, coïncidant avec la naissance de Jésus, montre
res que le Christ apporte la lumière à ceux qui sont assis dans les
ny
É ténèbres ?.
Pour un message adressé à des bergers, et qui n'est pas la révélaüon prophétique d'un fait à venir, un simple membre des milices célestes peut suffire, et on ne le connaït point par son nom comme Gabriel. Les anges de Luc, qu'ils se montrent de nuit ou de jour, s'adressent à des personnes éveillées, tandis que les anges de Mat- \ thieu parlent, dans un songe, à des gens qui dorment. Comme d'ordinaire, le messager céleste rassure ceux à qu'il est envoyé, la rencontre de la manifestation divine les ayant frappés de stupeur ; puis il leur dit la bonne nouvelle et la grande joie : un sauveur est né, le Christ seigneur, qui vient là où il doit venir, dans la cité de David”. Le discours à un ton jJudéochrétien, puisque la joie est « pour tout le peuple ». c'est-à-dire .pour Israël. Et parlant comme les anciens prophètes, l'ange donne aux bergers un signe pour reconnaitre l'enfant-Messie : c'est un nouveau-né enve-
d'étables; mais l'origine de la tradition doit être ailleurs. S. JÉRÔME, £p. 58, parlant de la profanation (supposée) des lieux saints au temps d'Adrien, écrit : « Bethleem nunc nostram..….. lucus inumbrabat Thamuz, id est, Adonidis ; et in specu, ubi quondam Christus parvulus vagiit, Veneris amasius plangebatur. » Qu'Adrien ait songé à profaner l'endroit où Jésus était censé avoir vu le jour, et qu'on ait de son temps montré l’endroit en question, rien n'est moins vraisemblable ; mais que ce lieu ait été traditionnellement consacré au culte de Tammuz-Adonis, le Dieu mort qui ressucite, et qu'on y ait remplacé Adonis par le Christ, rien n’est plus significatif. Comparer aussi la légende de Mithra (S. Renacu, Cultes, mythes, religions, I, 226). Le bœuf et l'âne proviennent d'une combinaison exégétique; Is. 1, 3 : « Cognovil bos possessorem suum, et asinus præsepe domini sui », interprété par Has, 11, 2, dans l’ancienne Vulgate (LXX): « In medio duorum animalium innotesceris. »
1. V. 9. xai O6Ëa xvoiou zeotshaubey adtoüs. Une gloire divine (5%? 7°22) accompagne le messager de Dieu.
2 CE x, 79 (Ts ."ixs 4: Mr: av, 4416):
3. V. 11. ütt 2ztyOn Ouiv oÂuepoy owrip, 0e Est” Xprotoc xucu0c, Ev méhet Aausid: « Christ Seigneur » paraît vouloir expliquer « Sauveur », et cette formule n'expliquerait rien, s'il fallait traduire : « un oint », ou « un Messie », « un Sei-
loppé de langes et couché dans une crêche. On doit supposer que ce renseignement sera suffisant pour que les bergers trouvent promptement et sürement le Christ.
Avant que l’ange s'éloigne, l'apparition s'élargit ; toute une légion d'esprits se rend visible, et ces lévites d'en haut entonnent un chant de louange. Cet hymne se présente sous deux formes dans les anciens témoins du texte : « Gloire dans les hauteurs à Dieu, et sur la terre paix dans les hommes de bienveillance ! » ; et : « Gloire dans les hauteurs à Dieu, et sur la terre paix, aux hommes bienveillance ? ». La première leçon fournit une sorte de distique dont les membres se correspondent en un parallélisme que l'on croirait intentionnel : « gloire » fait pendant à « paix »; « dans les hauteurs » à « sur la terre »: « Dieu » aux « hommes de bienveillance ». Mais cette dernière expression est assez suspecte « les hommes de bienveillance » étant, non des hommes bienveillants, et moins encore des hommes de bonne volonté, mais les hommes pour qui Dieu est bienveillant, c'est-à-dire les élus. A l’incorrection de cette formule s'oppose la parfaite régularité de la de la lecture : « aux hommes bienveillance », qui est conforme à l'usage ordinaire de la langue biblique 5. Cette leçon trouve un témoin fort ancien et autorisé dans la version syriaque du Sinaï; et le tristique se présente dans un équilibre aussi satisfaisant que le distique“. Le chant des anges est approprié à la circonstance ; il n'exprime pas un simple vœu, mais
gneur » ; on n'attendait qu'un Messie. Comme Luc introduit ici pour la première fois le nom de Christ, il l'explique à ses lecteurs par le nom de « Seigneur » (ef. xxx, 2, Xo1570y BastAia, locution tout à fait sembable à Xeustos xüpros), et l'hypothèse d’une fausse traduction de l’hébreu 5159 mem (J. Weiss, 329) est aussi inutile qu'invraisemblable. DALmax, I, 249. 1. V. 14, 06£a iv Sbiotous <® 0e zat Er! vhs ctonvn 2 av0ourouc =50ozias. N A BD, it. Vulg. 2. Ô0Ea £v vbiorou T@ 0:
za ERi yns cipnvn, ëv av0gwrou evdozta. Le plus grand nombre des onciaux, Ss. et les autres versions syriaques, etc.
3. c0doxtx traduit l’hébreu JIY7, et esüoxeiy se construit avec à (comme, nn avec =); cf. mr, 22.
4. Le salut de Dieu est sur la terre parce que Dieu est bienveillant aux hommes. L'autre lecture donne un sens compliqué : le salut est sur la terre dans les hommes pour qui Dieu est bienveillant. Cependant Menrx, Il, 11, 201- 202, observe avec raison que, si la phrase avait trois membres, on aurait xai
IN À Host s LES EÉVANGILES SYNOPTI
« aussi, et d'abord, une affirmation !, car l'honneur est la naissance du Messie. C'est une véritable acclamation messianique imitée de celle dont Jésus sera plus tard salué sur la montagne des Oliviers *. On remarquera que cette intervention collective des anges, el leur petit cantique sont superposés au récit, comme s'ils
à avaient été ajoutés de la même facon que le Magnificat et le Benedictus *.
J Bientôt la vision céleste s'évanouit : les bergers s'encouragent
4 mutuellement à vérifier la parole ‘ de l'ange: ils viennent en hâte + b à travers la campagne jusqu'à Bethléem, et ils trouvent Marie. Jo- de # seph*, l'enfant dans la crèche. Le récit ne donne aucun détail sur | à cette visite nocturne : le signe est visiblement la grande préocupa- ‘ # tion du narrateur : les bergers ont trouvé l'enfant dans la crèche, L 3 ainsi que l'ange l'avait annoncé. On dirait que la ville était sur pied :
pour les recevoir, qu'ils ont des gens à qui raconter ce quileur est ra arrivé, avant d'aller rejoindre leurs troupeaux abandonnés. Ils
parlent aux habitants de Bethléem, et tout le monde est dans l'ad- | miration ‘: enfin ils s'en vont transportés de reconnaissance envers | Dieu, pour avoir trouvé réel ce que l'ange leur avait dit.
À peine est-il besoin d'observer que le souvenir de cette mer-
veille, aussi bien que de toutes celles qui vont être décrites encore par Luc et par Mathieu, ne s'était pas perpétué chez les contemporans de Jésus. et que ni les habitants de Nazareth et de la Galilée qui entendirent la prédication du Sauveur, ni ceux de Jérusalem, où
nt:
. devant ëv 2/bpwxrox, et que cette lecture a pour effet de donner un sens universaliste à une formule qui, selon l’autre lecture, concernerait Israël, le peuple élu de Dieu, ce qui serait dans le ton général du récit.
1. Comme il n'y a pas de verbe exprimé, on peut suppléer 2in, 25m ou 297t. Cf: T Prer: 1V, 44°