‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 294 sur 807 · AC et la plupart des onciaux, Vulg. etc · texte numérisé non relu

AC et la plupart des onciaux, Vulg. etc

3. Mais elle aurait pu être substituée à l'autre dans certains mss., parce que le mot « fiancée » prêtait à équivoque ; on a dù se dire, comme le prouve la leçon commune « fiancée épouse », que Marie était alors légalement épouse de Joseph. La substitution de « fiancée » à « épouse » dans la tradition chrétienne (Hillmann, J. Weiss) est peut-être moins facile à comprendre, vu que le mot « épouse » ne fait aucune difliculté par rapport à la conception virginale; mais l'évangéliste, ou celui, quel qu'il soit, qui a écrit 1, 34-35, a pu faire le changement, parce qu'il n’en était pas ainsi dans la source ou la rédaction première de l'Évangile, et qu’il a voulu rappeler la situation très particulière des conjoints. La leçon commune résulte évidemment de la combinaison des deux autres.

RE ARRETE PU Ce Me RRRT : : :

#. V. 6. iyivero Ôè iv 7 stvat aurodc êxet Ir AnsÜnsay ai Quépar z0D rexciy avsrv. Cf.

supr. 1,57; p. 306, n. 1.

.) 5. V. 7. zai Erenev 70v vid a0Tie =0Y 72007 :TO20V, 221 IORAPYAVUGEV AUTOY LA AVEXRINE/

La crèche permet de conclure à l'étable ; car, si les parents de Jésus ne sont pas dans la maison, ils sont dans un lieu abrité où il y à une crèche, et ce lieu ne peut être qu'une étable où les bergers viendront bientôt comme dans un endroit à eux familier. De même que Iahvé a pris David derrière les brebis pour en fre le chef de son peuple !, le fils de David apparaît au monde parmi les troupeaux et les bergers ; le signe auquel on va reconnaitre ce descendant du pâtre devenu roi est la crèche qui lui sert de berceau. Luc à pu se complaire dans l'humilité de ce tableau, où le Christ se montre comme prince des pauvres ® ; mais, dans l'esprit du récit primitif, la conformité du Christ avec David primait probablement toute autre considération. Que l’étable ait été une caverne, la tradition à de bonne heure pensé le savoir *, bien que le récit évangélique ne contienne rien qui favorise cette opinion. On voit, par la suite, que les troupeaux étaient dehors pendant la nuit, ce qui n'a pas lieu dans les mois d'hiver. Si le récit tient compte de cette circonstance, il veut placer la naissance du Christ dans la belle saison, entre mars et novembre. La date du 25 décembre pour la fête de Noël ne fait pas difficulté, car elle n’a pas le caractère d'une tradition historique: mais l’évangéliste lui-même n’entend pas plus fixer le mois et le jour qu'il n'a marqué l'année où Jésus est venu au monde.

aûrOv Ev Sdzvn, DLOTL OÙX nv azois zoros à <& zaralvuart. Sur le zcwrétoxx, voir supr. p.341 ;: lévangéliste a pu l’entendre du premier fruit, sans admettre que Jésus ait eu des frères el sœurs, mais on peut douter que telle ait été la pensée du récit primitif. Le mot xarxkvux ne semble pas désigner dans Luc l’hôtellerie ouverte, le caravansérail, qui est signifiée par un autre mot, 7avdoyetov (cf. x, 34), mais la salle commune d’une maison où on loge (ef. xxrr, 11). « Il n’y avait pas de place pour eux » ne donne pas à entendre qu'on les ait chassés, mais que la maison était pleine. Ajoutons que le narrateur ne paraît pas avoir d'idées trop précises sur ce qu'était cette maison, et que le vrai motif pour lequel Jésus n'y est pas né doit être le rapport qu'on a voulu établir entre Jésus dans la crèche et le berger David.

1. Cf. Ps. rxviu, 70-71. Passage facile à interpréter messianiquement, el dont il paraît vraisemblable que notre réeit dépend.

Page 1