‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 3 sur 807 · I Tuess. 1, 5; Il Tuess. 1, 14; II Con. 1v · texte numérisé non relu

I Tuess. 1, 5; Il Tuess. 1, 14; II Con. 1v

10° AT'Cor:xr, 4: Garr 6:

A1. Rom. 1, 1. edayyékiov God, 12. Ô rpoernyyeihato dia t@v rpopnr@v aüroë ëv yeavaïs ayiais 3. nept toë vioù aroë. x1v, 16; II Cor. x1, 7; 1 Tuess. n, 2, 8, 9. Cf. 1 Prer. 1v, 17; Me. 1, 14.

12. Rom. 1, 9. « Le Dieu que je sers en mon esprit » ëy r@ edayyelw toù vion «iroÿ, c'est-à-dire en prêchant son Fils (sens objectif dont il faut tenir compte

tôt l'objet! ; « l'évangile de l'incirconcision », et celui « <

adyésar zôv gwziauoy 705 edayyehiou z7s ÔdEns To Xp:s705; et Paul continue, y. v.

sion »?; pour en marquer les destinataires #. Matthieu sign l'objet de la DRPNIREnE du Sauveur et des apôtres par la form gile du royaume » {

L'application du rot « évangile » à la relation de l'enseiil l'histoire de Jésus se rencontre déjà dans les Évangiles mêmes cation aux livres est venue ensuite tout naturellement ; cette a est acquise avant le milieu du second siècle, dès le En de M de saint Justin ?. C'est par le sens primitif et objectif du mot. qu expliquer les expressions traditionnelles : « Évangile selon Matthieu, gile selon Marc », etc. Il n'y avait qu'un Évangile, l'Évangile du sous des formes En selon qu'il était raconté par les prédicateur 2 tiens, et qu'il avait été rédigé par Matthieu, par Marc, par Luc ou} Jean %. La formule se rencontre dans le Canon de Murat et d

pour l'interprétation des autres passages ; cf., dans le même contexte, «l gile de Dieu », n. 11); xv, 19; I Cor. 1x, 12; I Cor. 11, 42. « Venu à ets 70 cape roù Xp1570ù, c'est-à-dire, pour prêcher le Christ; 1v, #.

disant que le Christ est l'objet de sa prédication; 1x, 13; x, 14; GaL.1, 44 : P 1,27; 1 Tuess. 11, 2, où Paul recommande Timothée, Duéxovoy 70 Geoë 1 eu 708 Xp15705 ; II Tness. 1, 8.

1. T. Zaux, Einleitung in das neue Testament, I, 165-166, soutient que P désigne le Christ comme auteur secondaire et premier prédicateur de l’éva gile. L'emploi, si fréquent dans les Actes, de la formule cayyAffeste | ’Insoëy ou +ûv xip1ov montre au moins que le Christ y était considéré ordinai ment comme l'objet de l'évangile. Cf. H. Horrzmanx, Einleitung in das Testament 3, 341. D, 2. GAL. 11, 7. reriotevuar 70 evayysAtoy ris axoofBuotias xalivs [léroos ris mea 3. Les formules d'ÉPx. 1, 13, sdayy£hiov t%c cwrnpias buGv, et vi, 15, <ÿayÿy rs sionvns, cette dernière imitée de l'Ancien Testament (Is. zur, 7), qui désig la fin ou le résultat, semblent secondaires et artificielles. k. € Sa 5 tie BasrAetac. Mr. rv, 23; 1x, 35; xxIv, ma

Mr. xxvi, 43. Dans le Nos Testament Ne xx1, 8: Épn. 1v, 11), Jai TI signifie « prédicateur de l'évangile »; depuis Eusèbe de Césarée, on l'entend des écrivains. à 6. HPvencile de Marcion n'avait pas de nom d'auteur et se désignait par ] seul mot sbzxyy#htov. Zaux, Geschichte des neut. Kanons, I, 619-620. ' 7. Où le mot se rencontre au pluriel. I Ap. 66. ot ae Pr D Év toïs vevabé Ür adt@y arouvnuovebuaoy à xaheïtat evayyéhta. d 8. Cf. Zaux, Il, 173; A. Jüricner, Einleitung in das neue Testament ÿ, 22.

née, où l’on perçoit aussi le sentiment très net de son origine !. Il est aisé de comprendre pourquoi l’on disait «les Épiîtres de Paul », et « l'Évangile selon Matthieu », et l'emploi du mot « selon » pour les Evangiles ne prouve pas que l'on n'ait pas eu d'abord l'intention de désigner en Matthieu, Marc, Luc et Jean les écrivains de l'Évangile, mais seulement les autorités d’après lesquelles l'Évangile aurait été écrit?. On disait par analogie « l'Évangile selon les Hébreux », « l'Évangile selon les Égyptiens » 3, pour désigner ces écrits anonymes d'après ceux qui en usaient et qui leur avaient donné leur dernière forme *, plutôt que d’après les doctrines et tendances particulières qu'ils pouvaient représenter. On disait de même : « l'Évangile selon les douze apôtres », parce que les partisans de cet apocryphe y voyaient la rédaction de l'enseignement commun aux apôtres du Christ, et non seulement un livre composé d’après leur prédication ou recommandé par eux *.

4. Le Canon ne Muraror: appelle Luc « tertium evangelii librum », et ïl parle de Jean comme « quarti evangeliorum ». IRÉNÉE écrit (Haer. 11, 11, 8) : Àdyos... Edwzsy Quiv Tetoduopoy +0 ebayysArov, Évi Dè rveduart ouveyduevov, et il dit des aloges : « Jllam speciem non admittunt quae est secundum Johannis evangelium ». L'emploi de xarû pourrait d’ailleurs se justifier par l'usage classique : ñ 220” “Hoodozoy isropta (Diodore de Sicile), et hellénistique : oi Srouvnuatiouot où xarà toy Nesutav (II Macu. 11, 13; cf. ÉPrPHANE, Haer. 8, 4, f arx Muwvoéa revtérevy0<). Hozrzmann, 341. La forme primitive des titres, dans les anciens mss., est xarà MarÜaïov, xarà Mäpzov, ete., edaxyy£lioy étant sous-entendu comme titre commun. Zaxn, Il, 174.

2. L'idée a été émise par le manichéerf Faustus (cité par AucusriN, C. Faust. xxx11, 2) : « Solius Filii putatis testamentum non potuisse corrumpi, solum non habere aliquid quod in se debeat improbari? praesertim quod nec ab ipso scriptum constat nec ab ejus apostolis, sed longo post tempore a quibusdam incerti nominis viris qui, ne sibi non haberetur fides scribentibus quæ nescirent, partim apostolorum nomina, partim eorum qui apostolos secuti viderentur, seriptorum suorum frontibus indiderunt, adseverantes secundum eos se scripsisse quae scripserint. » Faustus suppose très gratuitement que les évangélistes eux-mêmes ont placé en tête de leurs écrits les titres : « Selon Matthieu » etc., et il interprète le « secundum » sans égard à l'origine et au sens primitif du mot «évangile ». Mais le « secundum » vient du grec, et l’on trouve même cafa dans les anciens mss. latins, dans Cyprien, Firmicus Maternus, Lucifer, Priscillien. Les titres n'ont été ajoutés que lorsqu'on fut en mesure et que l’on eut souci de posséder des exemplaires des différents livres évangéliques. L'opinion de Faustus a été reprise par plusieurs critiques (Eckermann, Credner, Scholten, Volckmar, Renan); on l’abandonne maintenant. Cf. Zann, II, 472; P.-W, SCHMIEDEL, art. Gospels, dans Encyclopædia biblica (EB.), 11, 1890.

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