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Ex. 11, 1-10.
Ex! 1v, 22-23; Le xxx14,9,,20:
Ps. nr, 7: LxxxIX, 27-28: I] Sam. var, 14.
Os. * Le
ai 25 Aiyorrou perendhesa =à zi2va avrod (d'Israël). Cette leçon (11225) est bréféable à celle de la Massore (325). Cf. Nowack, op. cit. 67. Mr. 45. &
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Marru. 1, 16. Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut fort irrité, et il envoya tuer tous les enfants qu'il y avait à Bethléem et dans tous ses environs, depuis deux ans el au-dessous, d'après le temps précis qu'il avait demandé aux mages. 17. Alors fut accompli ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie, disant : « Une voix s’est fait entendre dans Rama, des pleurs et de grands gémissements; c’est Rachel qui pleure ses enfants, et qui ne veut pas se consoler, parce qu'ils ne sont plus. »
Hérode attendait Le retour des mages: ne les voyant pas revenir, il se persuade ou s'aperçoit qu'ils se sont moqués de lui !. Se dérober aux ordres d'un roi, même sur la foi d’un songe révélateur, ce n'est pas faire grand cas de sa majesté. Mais ce roi était le plus sanguinaire des tyrans. Puisqu'il ne peut plus savoir maintenant qui est le Messie, il donne ordre de massacrer tous les enfants de Bethléem et des environs. Il fixe l’âge d'après les renseignements qui lui ont été donnés sur l'étoile ?, L'évangéliste insistant sur ce détail, il faut que les deux ans soient en rapport avec l'âge de Jésus, sans qu'il y ait lieu néanmoins de mesurer trop rigoureusement les deux années. On ne peut raisonner sur de pareilles indications comme on le ferait sur des données historiques. Si Jésus n'avait que quelques semaines, il était bien superflu de tuer les enfants qui étaient dans leur deuxième année; si Jésus était dans sa deuxième année, ce qui est l'hypothèse suggérée par le texte, il était pareillement inutile de tuer les nouveau-nés. Mais l'évangéliste pense qu'Hérode n'a pas dû y regarder de si près; le vieux roi s est bien enquis de la date de l'étoile, et, d'après cette date, il a décrété le massacre de tous les enfants de Bethléem et des environs qui n'auraient pas dépassé deux ans, le Messie devant être compris dans le nombre. Il entre donc dans le personnage de Pharaon décrétant l'extermination des enfants hébreux; et Jésus lui échappe, comme Moïse échappa jadis à Pharaon.
Il serait oiseux de discuter la vraisemblance ou l’invraisemblance du fait, le caractère mythique de l'attestation étant bien établi. Hérode n'était pas incapable d’un tel acte. Les commentateurs modernes, évaluant approximativement à deux mille
LV. 16. 567: Howns Doy 67 ivexaty On 0rO zv uéywv oui Aiav. à ù
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à une vingtaine le nombre des victimes. Il n'y avait pas Ra quoi arrêter un homme qui a fait mourir trois de ses fils. Mais le massacre des Innocents n'est ‘pas mieux garanti que l'ensemble 42 du récit dont il fait partie !. “A La citation de Jérémie * qui vient à cette occasion n'est pas littérale: elle se rapproche un peu plus de l’hébreu* que du grec. Il existait, semble-t-il, deux traditions sur le tombeau de Rachel. La plus ancienne le mettait entre Joseph et Benjamin, non loinde Rama”, et le passage de Jérémie est en rapport avec cette opinion, puisque le prophète parle de Rama. Une glose de la Genèse f, ins= pirée par une tradition plus récente, à moins qu'elle ne l'ait créée, a voulu identifier le lieu de sépulture de Rachel avec Bethléem, et c'est à cette seconde tradition que se rattache Matthieu. Rama est à deux lieues au nord de Jérusalem, et Bethléem à peu {près à la mème distance vers le sud ; mais l’évangéliste ne s'inquiète pas de ces détails: Rachel peut bien crier de Bethléem, et se faire entendre jusqu'a Rama. Dans Jérémie, Rachel pleure sur ses enfants emmenés captifs à Babylone, et le Seigneur la console en lui promettant qu'ils reviendront. Matthieu s'en tient à la plainte de Rachel, et lui suppose un autre objet.
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1. On lit dans Macroër (Saturn. Il, #, 11), auteur païen du 1° siècle, à propos d’Auguste : « Cum audisset inter pueros, quos in Syria Herodes, rex Judaeorum, intra bimatum jussit interfici, filium quoque ejus occisum, ail : melius est Herodis porcum (y) esse quam filium (viéy). » Cette notice combine la donnée de Matthieu avec une parole d’Auguste relative à la mort d’Antipaer, fils d'Hérode, que celui-ci fit périr quelques jours avant de mourir Huimême: mais elle est en contradiction avec les circonstances bien connues de l'exécution d’Antipater.
JÉR. xxx1, 15.
3. « Une voix est entendue dans Rama, une lamentation, des plaintes amères : c'est Rachel pleurant sur ses fils: elle ne veut pas-être consolée sur ses fils, parce qu'ils ne sont plus. »
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3. CE. I San. x, 2, d'accord avec Gex. xxxv, 16, 19-20, sauf la glose du v. 19: « c'est Bethléem ».
6. Gex. xxxv, 19, supr. cils Micu, v, {, pourrait fort bien dépendre du texte
vlosé.
Marru. nu, 19. Et Hérode étant mort, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte. 20. Jui disant : « Lève-toi, prends l'enfant et sa mère, et va au pays d'Israël: car ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant sont morts. » 21. Et lui, s'étant levé, prit l'enfant et sa mère, et il entra dans le pays d'Israël: 22. mais, ayant appris qu'Archélaüs régnait en Judée à la place de son père, il craignit d'y aller: et instruit en songe, il se retira dans la contrée de Galilée, 23. et il vint habiter une ville appelée Nazareth, afin que füt accompli ce qui avait été annoncé par les prophètes : « qu'il (le Christ) serait appelé Nazaréen ».
La sainte famille ne devait revenir d'Égypte qu'après la mort d'Hérode: on ne dit pas combien de temps l'événement se fit attendre, et les hypothèses des anciens commentateurs sur ce point particulier peuvent être négligées!. On ne dit pas non plus en quel endroit de l'Égypte Joseph se fixa. Le voyage en Égypte est quelque chose d'aussi flottant et indécis que l’adoration des mages. Un séjour assez long est supposé, puisque l'ange s’est abstenu d'en fixer le terme d’avance, et il serait peu conforme à l'esprit de la narration d'admettre que, le roi Hérode étant mort au printemps de l’an # avant notre ère, Jésus, censé né le 25 décembre de l'an 5, aurait pu rentrer en Palestine avant d'avoir achevé sa première année. Ni le caractère, ni la teneur des données évangéliques n'autorisent de telles précisions.
Un certain temps passa, dans le réalité de l’histoire, avant que les dispositions testamentaires d’Hérode fussent ratifiées par Auguste, et que les fils du roi défunt prissent possession de la part qui leur était assignée. Archélaüs eut la Judée, la Samarie et l’'Idumée, avec le titre d'ethnarque ; Hérode Antipas eut la Galilée et la Pérée, avec le titre de tétrarque: Philippe eut la Batanée, la Trachonite et le Hauran, avec le même titre que son frère Antipas. Mais l'évangéliste n'entre pas dans ces particularités. Joseph est encore prévenu en songe de la mort d'Hérode, et l'on peut croire que cette révélation céleste prévient la rumeur que l’événe ment n’a pas manqué de produire jusqu'en Égypte. L'avertissement est donné ainsi pour que Joseph puisse retourner dans sa patrie le plus tôt possible. Un ange lui a dit, pendant qu'il dormait : « Ceux qui voulaient faire périr l'enfant sont morts ? ». Si l’ange