‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 335 sur 807 · NV. 9. ai yivezo èv zeivarc Tai nuspare · texte numérisé non relu

NV. 9. ai yivezo èv zeivarc Tai nuspare

Jésus vint de Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui; 14. et lui l'en dissuadait, disant : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par Loi, et c'est Loi qui viens à moi ! »

15. Et Jésus, répondant, lui dit : « Consens maintenant; car ainsi convient-il que nous accomplissions toute justice. »

lui céda. 16. Et Jésus, élant baptisé, sortit aussitôt de l'eau: et voici que les cieux s'ouvrirent, et qu'il vitl'Esprit de Dieu descendant comme une colombe (et) venant sur lui: 17.

et il y eut une voix des cieux, disant : « Celuici est mon fils bien-aimé, en qui Je me complais. »

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que Jésus, ayant R baptisé, priait, le ciel | s'ouvrit, 22. et l'Esprit saintdescendit en forme corporelle, comme une colombe, sur lui, et il vint une voix duciel:

« Tu est mon fils bienaimé, en Loi je me complais. »

Le

dispense d'en indiquer le point de départ et le point d'arrivée.

Matthieu seul dit positivement que Jésus était venu pour se faire baptiser par Jean: les deux autres Synoptiques s’abstiennent de marquer l'intention de Jésus, et peut-être l’ont-ils fait à dessein, afin que le Christ ne semblât pas avoir recherché pour elle-même une purification symbolique dont on ne voyait pas la signification par rapport à lui. L'historien, à qui le fait du baptême paraît suffisamment attesté, doit supposer que la renommée de Jean-Baptiste était venue jusqu'à Nazareth, et que Jésus, dont on ignore jusqu à ce moment les préoccupations, conçoit le désir de voir et d'entendre le nouveau prophète, parce que ce qu'il apprend à son sujet se trouve répondre aux aspirations de son âme. Qu'il se soit soumis au baptême que le prédicateur de la pénitence donnait à tous ceux qui voulaient l'écouter, c'est ce qui n'a Jamais eu besoin d'être expliqué qu'au point de vue des théories christologiques. Le baptême de pénitence ne rendait pas coupables ceux qui venaient sans péché le recevoir ; un Juste pouvait s'y prêter pour signifier sa volonté de vivre purement, sans avouer des péchés qu'il n'avait pas commis ; 1l manifestait sa résolution de se préparer, selon son pouvoir, à l’avènement du royaume.

L'explication donnée par Matthieu, qui a pu garder la donnée primitive ! en disant que Jésus vint pour être baptisé par Jean, est assez conforme en soi à la vérité de l’histoire, mais non pas en tant qu'on l’attribue à Jésus lui-même, et qu'on en fait un thème de conversation du Christ avec son Précurseur. Seul entre les Synoptiques, le premier Evangile donne à entendre que Jean connaissait Jésus en sa qualité de Messie avant de le baptiser ?, et que Jésus, de son côté, se regardant comme Messie, s'est avoué tel à Jean. Le premier point est contredit par l'attitude ultérieure de Jean, et le second par celle de Jésus, aussi bien que par sa démarche présente. Jean dans sa prison ne saura pas encore que Jésus est le Christ, et Jésus ne voudra pas répondre directement à sa demande formelle. D'autre part, si la recherche du baptème est compatible avec une

1. I a gardé le sens de cette donnée, mais la tournure de sa phrase peut n'avoir pas d'autre objet que de préparer l’objection qui va être soulevée par le Précurseur.

2. Dans Jn.1, 32-34, le Baptiste reconnait le Christ à la descente de l'Esprit.

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