‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 344 sur 807 · CAIN. v 29, 35, 43: 11, 1. QÉ · texte numérisé non relu

CAIN. v 29, 35, 43: 11, 1. QÉ

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avec les croyances populaires du temps sur les bons et les mauvais esprits : la systématisation des tentations par questions et réponses

est un expédient didactique : et l'on ne peut guère s'empêcher de reconnaitre dans la triple épreuve du pain à créer, du signe à donner, de la royauté à prendre, une précision influencée par les expériences ultérieures de la carrière du Christ !, quoique les pensées qui agitaient Jésus au désert aient dû être analogues à ces trois suggestions diaboliques. On a supposé que Jésus avait pu parler de cette épreuve en termes figurés que la tradition aurait pris trop à la lettre ?. Le caractère des récits ne favorise pas cette hypothèse, et la tradition ne gardait pas le souvenir d’un discours de Jésus sur la tentation, mais d'un fait connu seulement en général, parce que Jésus lui-même n'en avait parlé qu'en termes généraux. C'est ce fait que la tradition a de bonne heure interprété, sous une forme succincte dans Marc, sous une forme plus étudiée dans la source commune à Matthieu et à Luc pour les discours du Seigneur, quoique le récit de la tentation n'appartienne probablement pas à la première rédaction de cette source *.

1. Hozrzmanx, 46-48. Mais l'hypothèse de Hoex1G (ap. Horrzmanx, 330), qui voit dans les lrois tentalions de Luc les trois étapes de la carrière de Jésus : désert, Galilée, Jérusalem, paraît aussi étrangère au récit primitif qu'à la pensée de l’évangéliste : le séjour au désert n’est pas une étape dans la carrière du Christ, à côté du ministère galiléen et du ministère hiérosolymitain; la seconde tentation de Luc n'est pas localisée en Galilée, et la tentation des signes à produire ne caractérise pas la période hiérosolymitaine par rapport à la période galiléenne.

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