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Jésus, et aussi dans sa grande pitié, car il ne craint pas d'être rebuté en s’approchant de lui; mais il se prosterne humblement., disant avec confiance : « Si tu veux. tu peux me purifier ! ». Il est évident que le mot « purifier » signifie ici « guérir », et cette accep-
4. Mc. 40. £av G£Ane Odvaoa! ue xabao'sa. BC L etc. ajoutent xÿ5::, d'après Mr.2; Le. 12. L'omission de za yowz:=@v 2356, dans B D doit résulter d'un accident de copie (omission par homéoteleuton). Ss. : « et un lépreux vint à lui, le supplia, tomba à ses pieds, et lui dit : Si tu veux, tu peux me purifier. » Jamais Marc ne fait appeler Jésus « Seigneur », si ce n’est par la femme païenne,
vir, 28 ; il réservait ce nom au Christ glorifié. Cf. Acr. n1, 36.
A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques. 30
la maladie. Certains OUT Rate da la guérison instantanée de la lèpre, ont supposé que la tradition s'était méprise sur la portée réelle du fait : un lépreux guéri, mais qui voulait se dispenser des formalités légales, aurait prié Jésus de le déclarer pur, en vertu de son autorité personnelle, au moins égale à celle du prêtre, et Jésus aurait refusé. Qu'un lépreux se soit avisé de pareille demande, ce n’est pas déjà si vraisemblable; et que la tradition ait gardé le souvenir d’un incident aussi insignifiant, sauf à en changer après coup le caractère, ce n'est guère plus facile à croire. Mieux vaudrait dire que le miracle a été inventé de toutes pièces, pour avoir un cas de guérison d'une maladie assez fréquente chez les Juifs, ou réputée incurable *. Mais le gros du récit n'a aucunement l'apparence d’une fiction. Les données évangéliques sont insuffisantes pour la discussion rigoureuse du cas, au point de vue médical: mais quelle qu'ait été la sorte de lèpre, il paraît cerain que la tradition apostolique avait gardé le souvenir assez précis d'une guérison de lépreux, et que cette guérison appartenait aux premiers temps du ministère galiléen.
En voyant et entendant ce malheureux, Jésus est ému de compassion. Sans souci de l'impureté légale quecommuniquail le contact d'un lépreux, il étend la main vers lui et le touche; il témoigne en même temps sa volonté de voir le lépreux guéri, et la lèpre disparait à l'instant. Il parait tout à fait contraire à l'esprit du récit d'imaginer que Jésus étend la main pour empêcher le lèpreux d'approcher *,
car il le touche volontairement. On peut trouver singulier que Jésus se mette au-dessus d'une loi qu'il va recommander au