‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 371 sur 807 · Paulus, Schenkel, Keim :; IHorrzmanx · texte numérisé non relu

Paulus, Schenkel, Keim :; IHorrzmanx

2. L'histoire de Naaman (II Roïrs, v), alléguée par Strauss en faveur fi lhypothèse mythique, a un tout autre éco enent que le récit de l'Évangile. On serait plutôt tenté de mettre la guérison du lépreux en rapport avec la réponse de Jésus au message de Jean, comme réalisation matérielle de la parole : « les lépreux sont purifiés » (Mr. x1, 5).

3. D’après B. Weiss (£. 50), ce serait le sens du geste dans Matthieu. Ss, lit seulement, dans Mc. #2 : « Et aussitôt il fut purifié. » La formule 47%X0ev 47° atoù n ëzca pourrait être, en effet, une glose explicalive et rectificative de éxalcotoün (Merx, II, 11, 35). Cf. Le. 13.

LE LÉPREUX 4

Jépreux d'observer: mais les deux situations sont très différentes. Jésus peut faire le cas qu'il veut de l'impureté passagère que donne l’attouchemeut d’un lépreux; le lépreux guéri ne peut se dispenser de la formalité qui l’autorise à rentrer dans le commerce ordinaire de la société. En lui défendant de rien dire à personne sur ce qui vient de se passer, et en lui ordonnant de se montrer aux prêtres, pour exécuter les prescriptions du rituel mosaïque !, Jésus ne veut pas empêcher le lépreux de se considérer comme guéri avant d'avoir satisfait aux exigences de la Loi. S'il prend un ton menaçant *, ce n'est pas que la guérison soit seulement commencée, et qu'il y ait encore péril de contagion *, c'est à cause du silence qu'il exige, et qu'il craint, non sans motif, de ne pas voir observé; ou bien plutôt c'est parce que le lépreux, non déclaré pur, n’aurait pas dù entrer dans la maison, et s’est mis en contravention avec la Loi; il n'a pas davantage le droit d’y rester, et sa présence n'y peut être tolérée. Peut-être est-ce pour ce motif que Jésus ne lui fait ses recommandations qu'après l'avoir mis dehors.

Le lépreux ne doit parler à personne des circonstances de sa guérison, 1l ne doit pas dire comment sa lèpre a disparu. La prohibition à cet égard est absolue, et l'ordre relatif aux prescriptions lègales est uniquement dans l'intérêt de celui à qui il s'adresse. L'homme est guéri ; mais, pour que tout le monde puisse le regarder el traiter comme tel, il doit se montrer au prêtre. L'accomplissement de cet ordre servira même, d’une certaine manière. à cacher le miracle, la légalisation officielle de la guérison étant tout ce que le public en doit connaître. Les dernières paroles de Jésus : « en

MEET: xiv, 1, 32:

à Mc. #3. nai Eufpiunsduevos avt eubds EféGakey aûtov, #4. zai Aéyer ar 002 pndevi unôèv strne «TA. (Cf. xrv, 5, où il s’agit de paroles désagréables adressées à quelqu'un pour une chose qui n'aurait pas dû être faite). Ss.: « Et il le

#4 et lui dit : Vois.... »

. B. Weiss, E. 177. Le renvoi à Lc. xvir, 14, n'est pas justifié, car Luc luimême, v, 13, a soin de mentionner la disparition de la lèpre avant le départ de l'homme : et si l’on veut qu'un des récits dépende originairement de 5 autre, ce n : pas Lc. xvn, 11-19, qui sera primitif par rapport à Mc. 1, 40-44. Dans le v. #1, D, au lieu de s7Azyprotei, a Ogytobeie, peut-être d’après le v. + On a Se une variante de traduction, par confusion de l’araméen 5A9nN avec AYNnN (Nesrze, 219), ce que Darmax, [, 52, explique par l'influence syrienne qu'a subie le ms. D.

ae de la hiérarchie son Li. de la Loi ou sa puissance miraculeuse. Il n'a certes pas plus souci de gagner la faveur du sacer-. doce hiérosolymitain que se faire valoir devant lui comme thaumaturge ; il songe seulement à son obligé : celui-ci, en effet, doit comparaitre devant le prêtre, afin d'obtenir le certificat dont il a besoin

pour que tous les gens ne le regardent plus comme impur

Au lieu de se taire, le lépreux parle beaucoup et raconte le fait ? à tous ceux qu'il rencontre. S'il ne divulguait que l'ordre concernant sa purification *, ou la parole du salut évangélique #, les gens n'auraient pas lieu de tant s'émouvoir. Car le rédacteur veut décrire une situation analogue à celle qui s'est produite à Capharnaüm après les premières guérisons. Un miracle en fait demander d'autres par la foule qui se précipite surles pas de Jésus. Pour se soustraire à cet empressement, qui va contre ses desseins, Jésus est obligé de ne plus se montrer en ville ”, soit dans les villes en général, soit plutôt dans celle où a eu lieu le miracle; et dans cette dernière hypothèse, il serait assez naturel d'admettre qu'il s'agit, de Capharnaüm. La situation n'est pas d'ailleurs si exactement parallèle à celle qui a été décrite plus haut qu'on doive se demander si la tradition à laquelle Marc doit la guérison du lépreux ne présentait pas ce miracle comme le premier qui eùt été opéré par Jésus. Quoi qu'il en soit, le Sauveur se retire dans la cam-

1. À la fin du discours de Jésus dans les trois Évangiles, sis uapréçtoy avroïs. “Le pronom astoi désigne les gens au milieu desquels vit le Iépreux, et s'oppose en quelque façon à unôevi, au commencement du discours (B. Weuss, loc. cit.). Ne dire le miracle à personne, et faire constaler la guérison, afin d’en retirer le bénéfice devant tout le monde. On peut douter ne mème dans le premier Évangile, cette conclusion vise directement Mr. v, 17 Horrzmanx, 226). Dans Le. 14, la leçon de D (et quelques témoins latins), Fe sis aprôptoy 7 duiv sobro est une glose explicative, où l'on suppose que Jésus veut montrer son respeet de la Loi. WELLHAUSEN, Me. 15, fait dépendre 2 uaprôctoy adroïs de rposéraëev, el il adopte pour Lc. 14 la leçon de D, avec cette mème construction. Mais on n'attend pas ici une déclaration sur le but de la Loi. |

2, V, 4b. 0 OÈ 2£:A0ov ofato xmpvoser 7oAAà at Draemui£et z0v Adyoy. Le mot Xdyos équivaut à l'hébreu 927, la chose: 701X4 est adverbial; ef. v. 35. :wvya.

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