Cf. Apol. IT, rat et voir Zaux, GK. I
. Dial. 103, 22. ëv ya zoïs arouymuoveduaotv, & onu: 070 <Gy 4709701 wv adroÿ wat
t@y éxelvorc raoaxohoubnodvrwv ouvrstéyQar, [yéyoarrat] ürt (dpws< host OcouBor (cf. Le:
XXI, #4) zareyeïro adrob eyouivou xat Afyoytos rapeMitw, el duvarôv, +0 r0578107
roro (cf. Mr. xxvi, 39). Il s’agit de montrer l'accomplissement de Ps. xx, 1#. 8. Voir, par ex., Zaun, GK. I, 476-481.
LA TRADITION ECCLÉSIASTIQUE Lies
précision qu'il faudrait pour justifier de tels arguments, et les « mémoires » ne semblent pas être, dans la pensée de Justin, une collection traditionnellement fixe, comme celle des livres prophétiques de l'Ancien Testament ; Justin ne les met pas comme Écritures sur le même pied que les prophéties ; il les autorise plutôt au moyen de celles-ci, et ce sont les paroles du Christ, non les relations évangéliques, qui ont par elles-mêmes une autorité irréfragable ‘. L'indication concernant les auteurs des « Mémoires » montre seulement qu'un intérêt s'attachait désormais à cette question d'origine : rien ne prouve que Justin ait en vue deux catégories déterminées, avec deux écrits seulement dans chaque catégorie. Il lui arrive de citer en un endroit les « mémoires » de Pierre ?, et sans doute il n'est pas plus légitime de reconnaitre sous cette désignation l'Évangile de Marc, que de classer l'Évangile de Jean avec celui de Matthieu parmi les « mémoires des apôtres ». Tous les évangiles se recommandent de la tradition apostolique, et de là vient le titre que Justin emploie ordinairement ; mais il n'ignore pas que la rédaction de plusieurs ne remonte pas jusqu'aux apôtres, et c'est pourquoi il lui arrive de faire la remarque où l'on a voulu trouver la description du canon évangélique.
Le mélange des matériaux traditionnels dans les citations ne permet guère de tracer nettement trois catégories de provenance, pour ce qui serait emprunté aux ménoires apostoliques et serait garanti comme appartenant aux évangiles de l'Église ; pour ce qui procéderait d'écrits apocryphes que l’auteur distinguerait des « mémoires », au moins dans sa pensée ; enfin pour ce qui serait imputable à l’auteur lui-même, complétant et commentant librement ses sources. Justin parle de la conception virginale conformément à Matthieu, mais avec mélange de Luc * ; il parle