‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 45 sur 807 · Re I · texte numérisé non relu

Re I

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où 7ap’ aUTOÏs YEVOUEVOU ÉFLTEUTOU GÙV TOÏS aotToÙ oroatubtous xatx Toù Xototob ouvé eo Emprunt probable à Acr. rv, 27, avec référence à Ps.11, 1-2; les soldats peuvent venir de Lc. xxur, 41; mais : la façon dont on parle d'Hérode « roi des Juifs » (on a pu voir, n. #, que Justin le présente comme successeur d'Archélaüs), pourrait accuser l'influence de

l'Ev. de Pierre ou d’une source apparentée.

Pilate en lui disant : « Juge-nous ! » ; que le Sauveur fut attaché à la croix avec des clous ?; que les Juifs se partagèrent ses vêtements *; qu'on peut vérifier la réalité de ces traits en interrogeant le rapport officiel de Pilate ‘ ; les dernières paroles qu'il attribue au Christ mourant sont celles

4. Apol. I, 35. xai 0 uëv Aav:d, 0 Basraeus xat rooontns, 0 etrwv taïra (Justin vient de citer Ps. xxir, 6, 18), oùDèv toëtwv Erafev: ’Insoëc dë Xpioxoc cEstdn tüs Leon, sravpwbels 0x0 tv ’loudaiwv àvriAsyovtwy air 4ai pasx6vTwy UN eivat adrov XeELITOv. xai yap, se elxev Ô rpophrns, duaoupovtes avrov éxdbioay Ent Bfuatos xai eixov” xptVov nuiv. TO dè- ovEdy pou yelpas Xat TODaS, ET ynOLs TOY ÉV TO TAUPE TAYÉVTWV ÈV tais yepot xai rois nooi aûtoÿ fAwy nv. xai uerx To oravpGoat aûrov ÉBahoy xAñpoy ini <0v luatiou0v aûtoÿ, xai Eueoioavro Éautoïs oi stavouaavtes adTOv. xai Taïra Ürt yÉyove dovaole wabet, x r@v ét [lovriov [ItAdrov yevouivwv &xrwy (cf. supr. p.37, n. 6). Revenant plus loin (38) sur les mêmes faits, il ajoute : &rtva révra O7 yéyovev 0x0 r&v ’Iovda'wv +& Xoistt, uafeiv divacle, référence implicite aux mêmes actes de Pilate. Le Christ, les mains étendues en croix, accomplit la prophétie d’Is. Lxv, 2 (LXX). éferéraca tàs yeïpds Lou Oknv tnv quépay 7p0: Aaov arelodyra xat avriheyovra, rois ropevouévors 00 où xak7. À ce texte Justin en a rattaché un autre, Is. Lvir, 2, qui se lit dans le grec : aitoÿs!v ue vüy xolotv duxa @/, nai syyeuv De irifuuodatv, et il trouve dans celui-ci l'accomplissement d'un autre détail de l'histoire évangélique, Jésus traîné par ses bourreaux, installé au tribunal et invité à juger comme un roi. JN. xix, 13-14, offre un trait analogue, Jésus installé au tribunal de Pilate par le procurateur lui-même, qui dit au Juifs : « Voici votre roi» (pour l’interprétation de celte scène, voir QÉ. 866-871). Justin se représente les choses tout autrement : il suppose Jésus aux mains de ses exécuteurs, entre la condamnation et le crucifiement, comme l'Év. de Pierre, 6. oi à XdfBovtes Toy xdproy ouy adTov toyovres xat Eksyov* cÜpuwmev (ms. evpwuev] roy uiov +où Beoù EEouslay abroÿ écynxotes, T1. xai roogüpay adrov reoteBalhoy xai Exébioav aûrov ri xa0<dpay rptsews Aéyovtes® Ouxaiws xoïve, Basiksd toù ’IooañÀ. Le rapport est frappant, incontestable, quoique Justin omelte dtxaiws dans le discours des bourreaux, comme il a omis dtxa'ay dans sa citation d'Isaïe, et que le « tribunal » de Justin, que celui-ci pourrait d’ailleurs avoir préféré à la paraphrase de l’apocryphe, puisse sembler primitif relativement à la « chaire du jugement ». L’apocryphe, qui pe cite pas Isaïe, se rapproche plus que Justin du texte prophétique. Si Justin ne dépend pas de l'Évangile de Pierre, il dépend d’une source évangélique dont le pseudo-Pierre dépend aussi.

2. Texte cité n. 1; cf. supr. p. 37, n. 1. Pour les clous, voir Év. de Pierre, 21. xat zÔTe àréorasay Tobs mous 470 T@v yetp®v toù xvo‘ov. Ou l'auteur a pensé que les pieds n'étaient pas cloués, ou il néglige de dire qu'on les a décloués, ou le texte est incomplet.

3. Texte cité n. 1. Dial. 97. ot otavswsavtes aûrov èuézuoay tà iudtia adToÿ Éautoïs, \aæyuov BéXkovres Exacros xata Tv toù xArnoou émBoXny 0 ExASEaofar éBeBoëAnto. Le mot Àayuoç est rare, et il se trouve justement dans &v. de Pierre, 12. xai tee tes à 2VO0uata Eurooofey adtod deucpiouvro xai Aayuoy ÉBxhov x’ «rois.

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