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raoayevoecôar iv ‘Isoovsau xai tôte rois alnraïs autod cuureiv may (Mr. xxvi,
Synoptiques, sous cette dénomination, un ou plusieurs documents que la tradition postérieure a qualifiés d’apocryphes. Il est probable que ces documents sont l'Évangile de Pierre et le Protévangile de Jacques, mais peut-être dans des recensions plus anciennes que celles qui nous sont parvenues. À ne considérer que la forme des allégations, il n'y aurait guère plus de raison d'admettre, parmi les sources de Justin, des Actes de Pilate que des Actes de Quirinius!. Mais on peut supposer que Justin n'a pas eu le premier idée de tels actes, et qu'il en était déjà fait une simple mention dans « les Mémoires des apôtres », c'est-à-dire dans l'É rangile de Pierre ou dans quelque source apparentée à celui-ci, en manière de référence, ce qui a donné lieu ensuite à la composition d'un apocryphe sous ce titre spé-
29; Lo. xxrr, 46-18?) xat ouuguyetv, al iv T6 uetaËd sis rapousiac aûroù yedvw, Me Reopnv, yevnocoflat aicéosxc at VeuDoroopnrac int t@ ovéuart (cf. Mr. xxiv, 44, 24), adToD reoeunvuse. xat oùtw gaivetær 0vta. Dial. 47, 21. (Après appel à Éz. xxx, 12-16) O0 xai 6 quéreoos xdou0s ’Inooës Xototos eixev' àv of àv buis xarahafu, EV koÿrots due xo1vG. Texte cilé par d’autres auteurs, mais comme parole prophétique, et attribuée même à Ézéchiel, dont elle procède. Justin cite le fameux passage Mr. x1, 27 (Le. x, 22), Dial. 100, 5 (Apol. I, 63, 5, 19), en cette forme : zx y rapadedotat Tapax ToÙ rato0s xai oUdels yivoozet (Apol. Éyvw) toy raréoa El uY 6 viôg OUdE toy uiov ei 1h Ô ratno xai oc av 6 vis aroxakÜ Un.
4. Cf. supr. p. 37, n. 6, et p. #1, n. {. Justin en appelle encore aux actes de Pilate dans Apol. I, 48. +ñ ragovoia atod &s'rat uA0s ds ÉAagos al toav Ecrat YAG 6 poytAXAwWY" ruohot avaBhéloust xai Àezpot zalacish{sovtar xai vexcoi &aorroovta xat rectratrioovoty (libre paraphrase d'Is. xxxv, 4-6; cf. Mr. x1, 5; Lc. vu, 22). 6x te tadta éroïnsev, ëx tov ni [lovziou [ltïzou Yyevouévoy Xztwv uafeïiy Gévacle Par elles-mêmes, ces références ne prouvent aucunement que Justin connaisse un texte circulant sous le titre d'Actes de Pilate ; il allègue les faits évangéliques: et, supposant qu'ils ont dû ètre consignés dans les rapports officiels des foncetionnaires romains, il renvoie les empereurs à leurs archives. Mais on cite Ter- TULLIEN, Apol. 21. « Quem igitur solummodo hominem praesumpserunt de humilitate, sequebatur uti magum aestimarent de potestate (cf. Justin, Dial. 69. xai yàp uayov elvar adtov Etüuwy Aéyeuy xai Aaozkvoy), cum ille verbo daemonia de hominibus excuteret, caecos reluminaret, leprosos purgaret, paralyticos restriñngeret, morluos denique verbo redderet vitae, elementa ipsa famularet compescens procellas et freta ingrediens.... Ea omnia super Christo Pilatus, et ipse jam pro sua conscientia christianus, Caesari tum Tiberio nuntiavit. » Tertullien ne parait pas plus que Justin alléguer un texte à lui connu; selon toute vraisemblance, il exploite et développe ce qu'il a trouvé dans Justin. La lettre de Pilate à Claude (nom substitué sans doute à Tibère), qui se trouve dans les Actes de Pierre et de Paul et dans la recension latine de l'Évangile de Nicodème, ne contient pas le récit de la passion pour lequel Justin renvoie aux Actes de Pilate. Cette lettre dépend plutôt de Justin et de Tertullien {traduetion grecque de l’Apologétique) : l'argumentation de Harnack, I, 603-612, semble résister sur ce point à la critique de Sranrow, 102-121.
cial. Le canon de Justin ne paraît pas plus fixe ni plus conforme à celui de la tradition ultérieure que celui du prédicateur chrétien à qui est due l'homélie dite seconde Épiître de Clément. Justin n'est pas, d’ailleurs, à considérer comme un témoin tout à fait hors de pair pour ce qui concerne l'usage ecclésiastique. On ne peut déduire de ses écrits que l'Évangile de Pierre et le Protévangile de Jacques aient été reçus et lus dans la communauté romaine vers le milieu du second siècle. Il a pu et dû les connaitre en Orient, avant que la fixation du canon évangélique fut définitivement arrètée, et il aura constitué son propre recueil avec la même indépendance relative qui se remarque dans sa doctrine. S'il fallait juger par lui du soin que les chefs de communautés prenaient de sauvegarder la teneur des discours de Jésus et les souvenirs évangéliques, on devrait dire que le texte des Évangiles n'était pas fixé, et que l'amphification des données traditionnelles par les prophéties de l'Ancien Testament était encore en pleine activité, ce qui serait exagéré, sinon faux. |
Tatien avait été à Rome disciple de saint Justin; retourné en Orient, sa patrie, 1l semble s'être fixé à Édesse et avoir composé, vers 170-180, en syriaque, pour l'usage de la communauté qui se formait alors en cette ville, une sorte de concordance ou d'harmonie évangélique, par la combinaison des quatre évangiles qui étaient reçus dans l'Église !. Le Diatessaron ? devint et resta l'évangile officiel de l'Église syrienne jusqu'au commencement du v* siècle, où il fut remplacé dans l'usage liturgique par la Peschito, version ou plutôt révision oflicielle du texte des « Évangiles séparés », qui fut préparée et imposée par les ordres de l'évêque Rabbula 3. La compilation des Évangiles canoniques ne pouvait se faire sans que certaines modifications fussent introduites dans le texte des quatre livres qu'il s'agissait de fondre en un seul. Autant qu’on en peut juger par les documents qui nous le font connaitre, le Dratessaron présentait, indépendamment de ces modifications indispensables, un certain nombre de particularités et d'additions ‘ qui ne se rencontrent pas dans