‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 478 sur 807 · V. 39. <yco 02 Aéyow Oui uf &vriorivar rO rovncd · texte numérisé non relu

V. 39. <yco 02 Aéyow Oui uf &vriorivar rO rovncd

2. Horrzmanx, ##1. Mais il est possible aussi que Luc suive la source, et que Matthieu ait ajouté le mot « droite » (WERxLE, 64), omis d'ailleurs dans DSs: lat. %.

3. Mr. 41. za Oozts os ayyapeise uthtoy £v. Le mot àÿyapsiery est venu du persan en grec et en latin; 1l signifiait d'abord les réquisitions d'hommes et de bêtes qui se faisaient pour le service des courriers officiels, établi dans l’empire perse. Un mille, ou mille pas, fait environ un kilomètre et demi.

‘adeptes la haine contre leurs persécuteurs 7, qui sont cependant

Luc ?, où on lit qu "il faut donner à qui demande, et ne pas réclamer içi à qui prend sans demander. Une telle recommandation conviendrait mieux, dans le premier Évangile, que le simple conseil de pratiquer la charité en donnant et en prêtant, puisqu'il s'agirait encore d'un dommage contre lequel on ne devrait pas protester.

La Loi * recommandait aux Israélites d'aimer leur prochain, c'est-à-dire les membres de leur nation, et elle voulait aussi qu'on eût des égards pour l'étranger { domicilié en terre israélite, pourvu qu'il se soumit à certaines prescriptions. Elle n'ordonnait pas de haïr l'ennemi, c'est-à-dire les étrangers en général ; mais beaucoup de passages Ÿ autorisaient à considérer cette haine comme permise ou même obligatoire, à raison des interdictions ou des mesures de rigueur édictées contre les peuples voisins. La haine de l'étranger ou de l'ennemi national avait fini par être regardée comme un sentiment louable et saint. Il n'était pas autrement défendu de haïr son ennemi personnel ou l'ennemi de sa famille ; en cas de meurtre volontaire, la Loi autorisait la vengeance privée, par l’immolation du meurtrier 5. Que le droit à la haine ait été formulé dans les écoles juives en la forme absolue que lui donne Matthieu, il est permis d'en douter, et il paraît beaucoup plus probable que la citation, faite d'ailleurs par le rédacteur évangélique, et non par Jésus, a été conçue en vue de l’antithèse poursuivie dans le discours. Quoi qu'il en soit, l'Évangile ne connaît pas d’étranger, parce que tous les hommes sont frères; il ne permet pas non plus à ses à

les ennemis de Dieu, parce que, pour avoir part au royaume des

1. Mr. 42. 1 airobvet a: dos, xai rov B£kovra 4x0 005 Davisaca: un arostoaps.

2. V. 30. ravti airoüvri ce Didou, xai 470 <où alpovtos Tà 54 UN ATAETEL.

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