V. 45. ürws yévnode vioi ro ratpos uv Toù Ëv odpavois
2. V. 35. xai £otat 0 100: duGv rokôs, xat Éseolle vioi übistou. La mention de la récompense est reprise du v. 2
qôy. Cf. Le. 1, 32, 35, 4. es (0e0<) Shiatos. PUR 342.
5. V. 36. yiveole oixtiouovec, xa0bc 6 ratnp bu@v oixtiouwv éotiv. Cf. Jac. v,
que
qu'on en peut juger par la comparaison des deux Evangiles, l'ins-
truction sur l'amour des ennemis était ainsi disposée dans la source : « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ?.. Devenez fils de votre Père qui est aux cieux, parce qu'il fait lever son soleil, etc. Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est miséricordieux. »
Ces conseils de renoncement et de charité ont le même caractère absolu que les précédents. Si l'on voulait en faire l'application littérale à la conduite individuelle, à l'organisation sociale et au droit des gens, il n'y aurait à poursuivre la réparation d'aucune injustice, et les bandits seraient les maïtres du monde; le progrès du commerce et de la civilisation serait impossible ; les nations chrétiennes devraient se laisser exterminer par les autres. Avec la meilleure volonté d'observer la rigueur des préceptes évangéliques, la tradition n'a pu garder que leur esprit. Des prescriptions qui étaient en rapport avec la perspective prochaine du règne de Dieu ont dù subir de nombreux correctifs dans l'application, pour s'adapter aux besoins d'une société durable, et aux conditions réelles du développement humain.
Marta. vi, 1. « Ayez soin de ne pas exercer votre justice devant les hommes, pour être regardés par eux; sinon vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est aux cieux. »
Tout le chapitre VI de Matthieu se trouve intercalé au milieu des préceptes concernant la charité du prochain !. Il est à croire que, dans la source, la recommandation de ne pas juger les autres suivait, comme dans Luc, l'ordre d'imiter la bonté de Dieu. Après le programme idéal de la justice évangélique, le premier Évangile amène d'abord une instruction, tout à fait méthodique dans son développement, sur la manière d'accomplir les bonnes œuvres,
- c'est-à-dire les trois œuvres principales de la piété juive, l'aumône,
la prière et le jeûne. On a montré comment il faut entendre mieux que les pharisiens les prescriptions de la Loi; on va dire maintenant comment il faut faire mieux qu'eux les œuvres que le chrétien pratiquera comme eux. Il s’agit toujours de la justice évangé-