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. V. 3%. ai iav dayvionrs rap &y EArete Aa6siv. Cf. supr. n. 1.
+. La lecture undiva azskzovzes, « ne désespérant personne », (N, Ss.) donne un sens qui ne cadre pas avec le contexte. On a proposé, comme simple conjecture (T. ReInacu) : undëv à&vrsArKoves, « n’espérant rien en retour ». Mais il
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cas, on attendrait : « Car votre récompense sera ce ». \
Tandis que, dans Matthieu !, l'on est invité à devenir fils de Dieu par l'imitation du Père LéeLtes la filiation divine semble être, dans Luc ?, un bien promis avec la récompense, une dignité analogue à celle des anges; mais cette apparence est due à une combinaison rédactionnelle, et Luc suppose, en terminant, que la filiation divine est acquise par l'imitation de Celui qui est bon pour les ingrats et les méchants ; ce n’est donc pas à raison de la récompense qu'on est fils de Dieu, mais quand on aime ses ennemis et qu'on leur fait du bien, parce que l'on ressemble ainsi au Dieu de miséricorde. Luc substitue à Ja formule juive : « le Père qui est aux cieux », le « Très-Haut », appellation que Jésus n’a pas dû employer, mais qui présente le double avantage d’appartenir au langage de l'Ancien Testament * et à celui du monde hellénique “. Il emploie de même la qualification purement morale : « qui est bon pour les ingrats et les méchants », au lieu de la formule imagée, certainement primitive, mais trop simple peut-être pour son goût, et quelque peu anthropomorphique : « qui fait lever le soleil et tomber la pluie
sur les justes et les injustes ». Au lieu de dire « parfait », Luc dit
« miséricordieux © », pour marquer plus précisément que la perfection dont 1l s'agit est la bonté. D'ailleurs, la réflexion : « Devenez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux », n'est pas seulement, dans Luc, la conclusion de ce qui précède; elle est encore, et plutôt même, le principe qui justifie les recommandations suivantes, également relatives à la charité du prochain. Cette
liaison a chance d’être primitive ; Matthieu l’a rompue afin d’insé-
rer les instructions qui forment le contenu du chapitre VI. Autant
n'est peut-être pas nécessaire de corriger le texte. Cf. Hozrzmann, 341. Les. anciens mss. lat. donnent : « nihil desperantes », d'où est venue par voie d’altération, la leçon de la Vg. : « nihil inde sperantes ».