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5. In h. loc. Cf. Revue d'histoire et de lit. religieuses, 1, #19 (fragment sur le
Ps. xxxv, édité par D. Monmin) : In hebraico evangelio secundum Matthaeum ita habet : Panem nostrum crastinum da nobis hodie, hoc est : panem quem daturus es nobis in regno tuo, da nobis hodie. »
6, Cf. Hocrzmann, 364.
1. Par dérivation deëresivu, «être présent, offert, adapté, proportionné » ; formation analogue à érieuwns, ériocxos (cf. B. Weiss, M. 134 ; et contre cette étymologie, Hourzmann, 63). On peut comparer Prov. xxx, 8, 1pn 9h) « ma portion
hébreu at dû inventer le mot pour traduire une locution br < le:
dont le langage ordinaire ne leur fournissait pas l'équivalent.
« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés !, » La nourriture est nécessaire à la conservation de l'existence ; mais la vie est inutile à quiconque n'est pas en grâce avec Dieu, n'accomplit pas sa volonté: et nul ne peut se vanter de l'avoir accomplie sans le moindre manquement. Tous les
jours nous avons besoin de pain pour notre corps, et de pardon pour
notre âme. Qu'il soit question de fautes réelles ?, et non de l’incapacité native où se trouve toute créature de réaliser le parfait #, c'est ce qui résulte du rapport établi entre le pardon demandé à Dieu, et le pardon accordé aux hommes. Ce que l'on se pardonne entre mortels est quelque chose de déterminé comme acte, un méfait, petit ou grand. Le pardon, d’après la règle de la justice évangélique, ne peut être accordé qu'à ceux qui pardonnent, qui ont déjà pardonné eux-mêmes, et de tout cœur, les torts graves ou légers qu'ils ont eu à subir de la part de leurs frères “. Le sens n'est pas : « Pardonne-nous dans la mesure où nous pardonnons », ou bien il faut dire que la mesure dont il s’agit est de pardonner sans mesure *. Luc dit : « pardonne-nous nos péchés ? », ce qui écarte
‘(nécessaire) de nourriture » ; et Jac. 11. 15: Asrôuevot ris onuéiooù crosse. Les
anciens traducteurs syriens ont : « le pain perpétuel » ; les latins : « le pain quotidien ». Le mot supersubstantialis a été introduit par s. Jérôme dans la Vulgate de Matthieu, tandis que quotidianus est resté dans Luc et dans l'usage
; liturgique ; la première de ces traductions, calquée sur la forme grecque
Ertobstos (Èxi, oÿsta), est certainement fautive. €
. V. 12. vai ages Quiv Tà operjuara fudv, be rai Quels apfxauey (NBMaotener)
… » * La Toïc ie, AuoY.
2. Le mot 59:'nux représente l'araméen 2%, et se prend ici pour synonyme
de œuaprtta (Luc):
3. Hypothèse admise comme possible par Horrzmanx, 218, pour le cas où Jésu se comprendrait dans le « pardonne-nous ». Mais comme il ne dit jamais « notre Père », de compte à demi avec ses disciples (cf. p. 601, n. 4), il n'a pas dit non plus : « pardonne-nous », pour lui et pour eux.