‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 507 sur 807 · V, 26. ei oùv oùdè 2Ady1oroy Duvasle, xth · texte numérisé non relu

V, 26. ei oùv oùdè 2Ady1oroy Duvasle, xth

5. Sananz, Mt. 220. Cf. Ps. xxxix, 6 ; Jos, 1x, 25 ; xvr, 22.

déterminée par Dieu, et il n'est pas au Don de l'homm

rien ajouter. Jésus dit une coudée comme il aurait dit une heure. L'exemple des lis ! montre qu’on ne doit pas s'inquiéter pour le

vêtement, de même que celui des oiseaux montre qu’on ne doit pas

s'inquiéter pour la nourriture. Que les païens, qui ne connaissent

pas Dieu, se préoccupent de ces choses ; mais les disciples de l'Évangile doivent se souvenir que leur Père céleste ? n'ignore pas ce dont ils ont besoin. Au lieu de se livrer à de tels soucis, ils ont à chercher premièrement, c'est-à-dire uniquement, car ils n'ont rien à chercher au delà, le royaume de Dieu, Matthieu ajoute : « et sa justice * », pour relier cette instruction à l'ensemble du discours; le reste, c'est-à-dire tout ce qui est nécessaire à l'existence, leur viendra par surcroît. Luc aura craint que le « premièrement » ne don-

1. zoïva, hébr. 210. Beaucoup pensent qu'il ne s’agit pas proprement des lis, mais des anémones rouges qui abondent dans les champs de Palestine.

2. Le. 30, omet 6 ooävt0s. V. 26, il semble avoir voulu paraphraser la simple question de Mr. 28 a. V. 27, la leçon z@s a0Eaver 09 xo714 où0è vf0a, est recommandée par NABL etc., mais elle pourrait bien avoir été influencée par Mr. 28; et la leçon de D, Ss. Sc. Clément Alex. : r@ç oÙte vrer ote Soaxiver, a chance d'être primitive. L’addition : za uñ RE hs à la fin du v. 29, manque de clarté ; « ne vous soulevez pas » (en désirs ?), et « ne soyez pas ballottés » (par le doute et l'incertitude ?) sont les deux traductions possibles; mais le premier sens, bien qu'autorisé par l'usage des Septante, s'accorde peut-être moins bien avec le contexte. Cette formule obscure remplace le souci pour le vêtement, dans Mr. 31, et le début du v. 30 supposerait une énumération .identique à celle de Matthieu. La fin du v. 29 serait-elle altérée ? Au com-

mencement du même v., la reprise : xai dues x7À., qui semble inviter les auditeurs à s'approprier les sentiments des ls, at moins heureuse que le ur où» x71., de Mr. 31.

3. V. 33. Enreïre à roürov tnv dtxatosovnv at tv Bastkelav adrod. Leçon de B; dtxatocivn serait à prendre absolument, et aÿroÿ ne se rapporterait qu'à Bastketa. N : tv Basthsiav xxi tnv duxauoodvnv aÿr05. Leçon commune : +ÿv Basthsiæy <où Geoÿ xxi nv dteatosbyny adroë. Mais « la justice de Dieu », pour signifier la perfection qu'il attend de l'homme, serait une locution assez étrange dans Matthieu (Jac. 1, 20 peut-être allégué cependant comme parallèle), tandis que l'emploi absolu de Ôtxxtossvn s’est déjà rencontré plusieurs fois dans le discours. Dans la source, lil n'était {question que de « son royaume »; l'addition de « la justice » a dérangé l'équilibre de la phrase ; les corrections apportées ensuite n'ont pu le rétablir. CLÉMENT ALEx. Strom. IV, 6, 34 : Lnzeïze Dè 7e@zov =7v Basrhslay r@v oùpav@v ai thy draroodvnv. Cf. Rescu, HI, 326.

nât lieu à une équivoque !, et qu'on ne se crüût autorisé à s'occuper subsidiairement des besoins corporels ; il l’a supprimé, et, en le remplaçant par une simple particule adversative ?, il a diminué la force du discours. Jésus recommande à ceux qui se sont voués au service de l'Évangile cette confiance absolue en la Providence. Mais on ne saurait voir là une règle applicable, sans distinction n1 atténuation, à tous les hommes et à tous les temps.

Le royaume est un bien à chercher; on ne peut dire qu'il soit déjà présent “, et les choses nécessaires à la vie ne sont pas données avec le royaume, mais elles sont données aux hommes qui cherchent le royaume ; elles sont pour eux un surcroît, parce qu'ils ne s’en préoccupent pas ; le royaume des cieux leur est assuré, et Dieu pourvoit à leurs besoins en attendant.

La recommandation qui se lit ensuite, dans Matthieu, touchant le souci du lendemain, ne se rencontre pas dans Luc, et l’on peut croire que celui-ci ne la lisait pas dans la source #. C était peut-être une sentence isolée, qui avait été conservée seulement par la tradition orale, à moins que ce ne soit un développement ajouté, en forme de conclusion, par l’évangéliste lui-même. On ne doit pas s'inquiéter de l'avenir. Il ne s'ensuit pas qu’on ait le droit de s'inquiéter pour le présent ?, comme si cette pensée devait corriger l'instruction précédente, ni que l'inquiétude pour le présent soit écartée implicitement avec celle de l'avenir 6. L'objet de l'inquiétude n'est pas le même de part et d'autre. Plus haut il s'agissait du souci des besoins matériels, pour la satisfaction desquels on doit s’en remettre à la Providence. Maintenant il est question des difficultés de tout genre qui se rencontrent dans la vie, et dont il importe de ne pas se préoccuper avant qu’elles n'arrivent. On doit faire face à celles du moment, sans s'inquiéter des autres. Il sera temps encore de songer à celles-ci, non pour s’en troubler, mais pour les vaincre, quand elles se présenteront.

1. Horrzmann, 370. WernLe, 74, \VELLHAUSEN, Mt. 30, admettent l'hypothèse contraire, et trouvent que le roûrov de Matthieu affaiblit la sentence.

2. V. 31. rAnv Cnraïze ty Baothetay aûrod. Les deux évangélistes ajoutent : xai tata révra (Luc omet révra) rpootelnostar Ouiv.

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