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d'être exaucés, quand ils le prient, qu'un enfant ne l’est quand il demande à son père la nourriture dont il a besoin.
Luc n’a pas voulu dire : «le Père qui est au ciel », et il a écrit : «le Père qui » est « du ciel », ou « qui » donne exaucement « du ciel ! ». La singularité de cette locution prouve à la fois que l'évangéliste a trouvé dans sa source la formule de Matthieu, et qu'il n’a pas voulu la conserver. Il a pu supprimer « votre » pour faire mieux ressortir le caractère universel de la paternité divine ? ; mais ce ne doit pas être uniquement pour signifier l'origine des dons divins qu'il dit « du ciel », au lieu de « dans les cieux » ; il a dû trouver que « le Père aux cieux » sentait l’anthropomorphisme. Aux « bonnes choses » que Dieu donne il substitue le Saint-Esprit ?, comme le principal des dons célestes : il détruit ainsi l'équilibre de la comparaison. La préoccupation d'introduire l'Esprit saint en cet endroit, où rien ne le réclame, donnerait à penser que l'on a pu vouloir aussi le mettre dans l'Oraison dominicale ‘. La leçon générale du discours reste la même : la bonté de Dieu garantit l'efficacité de la prière. Toutefois ce n'est peut-être pas uniquement pour exalter le don spirituel, que Luc n'a pas retenu « les bonnes choses », mais par une sorte de désintéressement à l'égard des besoins matériels, qui n'est pas dans la note du discours primitif.
Marru. vu, 12. « Donc tout ce (Luc, vi, 31. « Et comme vous que vous voulez que les hommes voulez que les hommes vous vous fassent, faites-le-leur vous- traitent, ainsi traitez-les vousmêmes ; car c'est la Loi et les Pro- mêmes. ») phètes. »
Cette sentence a, dans Matthieu, l'apparence d’une conclusion générale ; cependant elle ne peut se relier à l'instruction qui précède, puisque celle-ci ne concerne pas les devoirs envers le prochain. Elle ferait plutôt suite à ce qui a été dit contre les jugements téméraires., Mais rien ne prouve que telle ait été sa place originelle.
4. Mr. 11. 0 rarno buüv 6 èv vois oùpavoïs. Le. 13. à ratio &E 0902vo5. 2. Jürrcuer, II, 43.
3. Mr. duset dyala sois atrodoiy atov. Lo. duset rv:dux (D, &yaov doux; Ss. suppose &yaldv, sans substantif, peut-être d’après Malthieu) &ytov +oïs airobsw Du aÿToy.