‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 54 sur 807 · Cf. Harnack, I · texte numérisé non relu

Cf. Harnack, I

2. Dans Eusèse, Hist. eccl. vr, 14, 5. aûbus Ô° èy vote adtois 0 KAriune BiBAote nepi tis rdéeuwc T@v edayyeAlwy rapddoou toy avéraley rocoBurépwy Téferrar Toërov E 0vdav toy tpÜrov" rpoyeypdobar EAeyev (var. EAeyoy) t@y edayyeliwy Tà neguéyovra tac yeveahoyias, 6. to Oë xata Mépxov (Taÿtnv) ësynxévar tnv otxovoutay. toù [[étoov Onuoata v ‘Pwun xnpvEavros toy AdYov, xal rvedmart to ebayyekuov SÉeuxoyros, tobc rapdvras roù- Aobc Ovras raparakéoat toy Mépxov, oùv &xokovloavra aût rôpewey za Leuvnuévoy Tv ksyBévrwv, àvaypdbar tà etoquéva" romoavra dE r0 ebxyyéhuov uetadoDvar toïs Deuusvois aûtoÿ, 7. Ürep értyvovra toy [Létoov RporperTur te uite xw boat uyte reotpsbacbar. TOY uevrot ’Jodvmnv Ésyatov auwdovra Or Tà cwuaruxx y rois sdayyshloiw dednlwtot, Fpotearévra TO Tüv yYwpiuwv, rveduart ÜeovopnÜevta, rveuuarixov rotfoar sbayyALo. Hypot. in I Petr. v, 13. «Marcus, Petri sectator, praedicante Petro evangelium palam Romae coram quibusdam caesareanis equitibus et multa Christi testi-

La priorité de Matthieu et de Luc à l'égard de Marc ne peut pas être

une « tradition » bien solide, et elle est contredite par d’autres « traditions » en ce qui concerne Luc. Ce qu’on dit de Pierre est assez Singulier : est-ce le témoignage de Papias qui a donné lieu à cette explication, de la part de gens qui ne voyaient pas que, selon Jean PAncien, Marc n'avait écrit qu'après la mort de Pierre? [°st-ce un premier essai pour rapprocher de Pierre l'œuvre de Marc, en la faisant composer avant la mort du prince des apôtres? Tous ces motifs ont pu concourir à une formation légendaire qui ne semble pas être a1tre chose que le commenlaire, plus ou moins réussi, des propos de Jean l'Ancien dans Papias: Eusèbe raconte que l'évêque Sérapion d’Antioche (vers 190-220), wisitant la petite ville de Rhossos, trouva aux mains de certains chrétiens un évangile attribué à Pierre; croyant ces gens orthodoxes, l'évêque leur avait permis de garder l'ouvrage en question et d’en user pourleurs lectures ; avisé ensuite que les partisans de l'évangile apocryphe étaient suspects d'hérésie, il s'en procira un exemplaire auprès d’une secte qui

s'en servait, le lut, et, jugeant que le livre, bien qu'orthodoxe pour la

majeure partie, ne laissait pas de contenir certaines particularités sus-

monia proferente, petitus ab eis, ut possent quae dicebantur memoriae commendare, scripsit ex his quae Petro dicta sunt evangelium quod secundum Marcum vocitatur. » On trouve quelque difficulté à concilier ce que dit Eusèbe dans le passage ci-dessus, et ce qu'il dit plus haut (nr, 15) en invoquant de mème l'autorité de Clément : roso5to 0 èréhaudey sai t@v ax20a7@v <0ÿ [IÉérpoù duavoiars evefetas Eyyos, os un zÿ etsdrat ixav@s Éyeu apzclolat 4207, LMNOÈ <Ÿ AYEATU

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pectes, il écrivit à ses fidèles une lettre pour les prémunir contre cette œuvre équivoque : « Nous recevons, dit-il, Pierre et tous les apôtres comme le Christ; mais nous rejetons de science certaine les livres qui leur sont faussement attribiés, sachant bien que nous ne les avons pas reçus par tradition !. » Ce chef d'Église n'était donc pas beaucoup moins indulgent que Clément pour la littérature apocryphe; mais il savait où se reprendre quand sa complaisance menaçait de lui créer des embarras. Si les quatre évangiles du canon étaient authentiques au sens moderne du mot, et si l'Évangile de Pierre ne l'était pas, c'est une question qui ne se posait point pour lui comme elle se pose pour nous, et qu'il aurait été fort empêché de discuter : pour lui, les évangiles reçus étaient orthodoxes et autorisés; les autres n'étaient pas sûrs ni pour la doctrine, ni pour l'autorité; il était assez inutile de rechercher la provenance de ceux-ci ou de ceux-là, les livres de l'Église ne pouvant venir que des apôtres, et ceux des sectes n'offrant pas les mêmes garanties.

Telle est bien la signification du témoignage traditionnel : on y apprend que l'Église a d’abord accepté puis retenu les quatre évangiles du canon, parce qu'elle y reconnaissait sa propre tradition, parce qu'elle s’y retrouvait elle-même. De savoir au juste quand, comment et par qui ces livres avaient été composés, c'est ce dont elle parait d’abord s'être peu souciée; elle ne s'en souvenait guère quand elle s'en préoccupa. Ainsi s'explique le caractère théologique et légendaire de sa tradition. Elle avait apprécié les livres pour leur contenu, elle les couvrit elle-même, quand il en fut besoin, de sa propre autorité : elle les avait depuis l’origine ; c’étaient des livres d'apôtres ou d'hommes apostoliques; on avait des noms; on conjectira bientôt et l'on raconta l’histoire des évangélistes; on se pers :ada que l'Église tenait d'eux directement les quatre formes de l'Évangile du Christ. Au fond, l'Église avait été guidée dans son choix comme par un instinct supérieur à toute critique théologique ou littéraire; mais, entre 150 et 170, lorsque le canon évangélique fut définitivement arrêté, elle ignorait les circonstances de la composition des livres qu'elle attribuait à Matthieu, à Marc, à Luc et à Jean. Le défaut d'opposition pour ce qui regarde l'attribution des Synoptiques ne

1. Hist. eccl. vi, 12. Queïs ÿao, adskoot, xai [létoov xai Tobs &Adous aroctohouc 5 5 ’ 1 2 = r arode/0ueba de Norsrov, Ta dè ovouatt avr@y Vevderi}oapa Ds Éuretpor raparrouuela, 1} x ES 3 SA , x € e e yuwdazovtec OÜtL Tà Touadta où rapsAdBouev. y yao yevouevos rap” duiv brevgouy Toùs À À À

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autant de facilité à contester le premier Évangile à porte quel apocryphe à l'auteur dont il se réclame.

prouve pas te ésrtituse, de he AT PM l'évangile de Matthieu; Marc n'est pas l’évangile de F l'évangile de Paul. Rien ou presque rien des rapports

rapports des noms aux livres, l'origine de ceux-ci, et celle qui les concerne.

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