‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 568 sur 807 · ava5 092. Cf. I Rors · texte numérisé non relu

ava5 092. Cf. I Rors

6. Hypothèse analogue à celle de Cheyne (supr. n. #4), mais en sens contraire.

de THebition », et on aurait pu ‘ entendre de. Satan comme sie du monde souterrain, quoique, si ce nom était primitif, on l'eût sans doute entendu du dieu d’Akkaron comme maître du séjour divin. Seulement il faudrait prouver que le mot zebul, à lui seul, pouvait désigner en phénicien la demeure céleste ou le mondeinfernal. Peut-être n’y a-t-il derrière cette confusion qu'une faute d'or-

thographe et un jeu de mots. Le terme araméen qui signifie « ennemi | » ressemble fort à Beelzebub ; or Satan est l'adversaire, l'ennemi; il est qualifié tel en plusieurs endroits de l'Évangile et dans tout le Nouveau Testament. On a pu, à cause de l’assonance, identifier, soit inconsciemment, soit par réflexion, l'ennemi de Dieu à l'antique et célèbre divinité d’Akkaron ?.

Marc, fui 93. Pt Marr. xu, 25. Et Luc, x1, 17. Mais les ayant appelés, il connaissant leurs pen- lui, connaissant leurs leur dit en paraboles : sées, ïl leur dit pensées, leur dit

« Comment Satan peut-il chasser Satan ?

24. Si un empire est divisé contre luicet empire ne subsister. 25.

maison est divisée contre ellemême, cette maison ne pourra tenir. 26.

Si Satan se lève contre lui-même et se divise,

même, pourra Si une

il ne peut tenir, et il Mais étant

éstta sa naar

nul ne peut,

« Tout empire divisé contre lui-même est dévasté ; et toute ville ou maison divisées contre elles-mêmes ne subsisteront pas. 26. Si Satan chasse Satan, il est contre lui-mème comment donc subsistera son empire ? 27.1 PE wsi c'est par Beelzeboul que Je chasse les démons, par qui vos fils les chassent-ils ? C'est

divisé

On a voulu trouver un jeu de mots dans Mr.

Tout empire divisé contre lui-même est dévasté, et maison (y) tombe sur maison. 18.

Si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment subsistera son empire ? puisque vous dites que je chasse les démons par Beelzeboul. 19. Si je chasse les démons par Beelzeboul, par qui vos fils les chassentils? C'est pourquoi ils

x, 25, entre

BeeACefosÀ, « maître du séjour », et « le maître de maison », 0ix00<5707ns; mais supposé que le passage ne soit pas de l’évangéliste, et que le Sauveur l'ait dit en araméen, il n'y aurait eu là qu'un assez faible jeu d’esprit, non un jeu de mots, ne que le jeu de mots pourrait exister, à cause de l'assonance, entre avr Oya = naat Ôÿ2 et n°27 102. Noter que la formule Baehefoih (bya La5) serait hébraïque et non araméenne, le mot sebul n'étant usité qu’en phénicien et en hébreu. L'araméen connaît N5925 « ordure ». 2. Cf. Rien, andwôrtlerbuch, 1, 195.

entré dans la maison du fort, prendre meubles, si d’abord :l ne lie le fort; et alors il pillera sa maison ».

ses

BEELZEROUL

pourquoi ils seront vos juges. 28. Mais si c'est par l'Esprit de Dieu que Je les démons, le yaume de Dieu donc venu à vous. 29.

Ou comment peut-on

chasse

entrer dans la maison

du fort, et prendre ses meubles, si d'abord on ne lie le fort ? Et alors on pille sa mai-

son. »

seront vos juges. 20.

Mais si cest par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu à vous. 21.

Quand le fort armé garde son enceinte, ce quil possède est

en sûreté. 22, Mais si un plus fort que lui, survenant, triomphe de lui, il emporte l'armure où était sa conil distribue

fiance, et ses dépouilles. »

Marc ne dit pas comment Jésus a connu les propos des scribes. On peut supposer ou bien qu'il les entend, parce que ses adversaires, sans s'adresser à lui, ont parlé assez haut pour qu'il ait saisi leur discours, ou bien que ce discours lui est répété par d'autres. En disant que Jésus connaissait leurs pensées !, Matthieu et Luc supposent plutôt qu'il n'a pas eu besoin qu'on lui rapportât rien, mais que la puissance de l'Esprit qui était en lui devait lui révéler et le faux bruit et les intentions de ceux qui l'avaient lancé. Les évangélistes ne veulent pas signifier que les ennemis de Jésus n’aient pas cru ce qu'ils disaient. Dans le troisième Évangile, il semblerait que « les pensées » dont il s’agit soient celles des gens qui demandent un signe *; mais cette apparence résulte de l’anticipation faite par Luc, et le discours qui suit ne s’en rapporte pas moins à l'affaire de Beelzeboul. Le caractère parabolique de la réponse est signalé dans Marc *. Si l'indication vient de source, Luc a pu l’omettre comme non justifiée par la suite, et Matthieu la trouver déplacée avant le discours des paraboles.

Avant de reproduire les comparaisons, Marc énonce une interro-

9 ASS TE OS ne D E Rs Ne ee 1. 25. etdoc Oè Tac 2vfounsec aurov. Le. 17. autos Oë etôws avtov Tàx Oa-

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Dé

Ve gation qui montre où tendent les arguments proposés peut-il chasser Satan ? »'Il ne faut pas traduire : un démon peut-1 chasser un autre ? Satan est Satan, et la question n'est qu'une fag plus énergique d'aflirmer que Satan ne se chasse pas lui-même. L’argumentation suppose que les démons sont comme une société organisée sous un seul chef !, Ainsi l'on peut dire que Satan est chassé dans la personne de ses subordonnés, et que ce ne peut être lui qui

se persécute de la sorte. L'absurdité de l'hypothèse ressort ensuite F4 des deux paraboles : empire divisé, guerrier vaincu. Dans la pre- g" mière, Jésus propose l'exemple de deux choses dont l'unité garantit l'existence, et que la division détruit, à savoir une monarchie et une # famille : empire et maison divisés tombent d'eux-mêmes. On lisait k sans doute dans ia source, comme dans Matthieu et dans Lue : ” « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté ?. » Matthieu, entendant peut-être la ruine de la maison au sens matériel, met une ; ville avant la maison *, bien qu'une ville ne puisse être comparée à

l'empire de Satan. Luc ‘ ramène le second exemple au premier, en représentant les maisons qui s'effondrent les unes sur les autres dans l'empire dévasté. La conclusion primitive semble néanmoins avoir été gardée dans le troisième Évangile : « Si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment subsistera son empire? » Matthieu aura combiné cette question avec celle qui précède la comparaison dans Marc. Celui-ci explique comment Satan se diviserait en se levant contre lui-même; comme il a mis l'interrogation au début, il la supprime maintenant, et, pour ne pas aboutir à une simple négation, il ajoute : « et il est à sa fin ». Marc parle toujours de Satan, non de son royanme, ce qui maintient la comparaison jusqu au bout, tandis que Matthieu et Luc appliquent à l'empire de Satan ce qui a été dit de tout royaume, La remarque de Luc : « puisque vous dites que je chasse les démons par Beelzeboul », n'est pas autre

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