JüLrcxer, II
3. Mr. 27 (Le. 19). of viot uv év sir ex6dlovau ; Ss. Sc. lisent (dans Lc. 19) : « Si c’est par Beelzebub que je chasse les démons de vos fils, par qui vos fils les chassent-ils ? » On suppose probablement que « les fils » exorcistes sont les disciples de Jésus.
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A. Lorsx. — Les Évangiles synoptiques
en dehors de la nation juive, Ée L'obposer comme Fils 4ÿ Dieu aux enfants d'Israël. Les exorcistes en question ne peuvent pas être les apôtres, dont les pharisiens ne pensaient pas mieux que du . Sauveur lui-même. Ce quirend les pharisiens condamnables est précisément qu'ils ont deux poids et deux mesures, croyant que les exorcismes de leurs amis sont eflicaces par la vertu de Dieu, et soutenant que ceux de Jésus ne peuvent l'être que par la puissance de Satan. Leurs fils seront leurs juges, en tant que l'opinion favorable dont ils sont l'objet convainc d'injustice devant Dieu et devant les hommes les calomniateurs du Christ. | Jésus ne chasse pas, plus que les exorcistes juifs, les démons par Beelzeboul. Mais il ne s’en tient pas à cette assertion ; de ce quil chasse les démons par l'Esprit, Luc dit par le doigt de Dieu ?, il conclut que le règne de Dieu cst arrivé, en sorte que les pharisiens ont tort d'attendre encore le règne, et de ne pas le voir. Jésus ne dit pas que le royaume vient dans la mesure où le démon est chassé : il affirme que les guérisons opérées par lui démontrent que l'empire de Satan est anéanti, que le royaume est venu. Cette déclaration est coordonnée logiquement a une argumentation qui la détruit, puisqu'on oublie de dire comment les exorcismes juifs, efficaces par la puissance de Dieu, n’ont pas la même signification que ceux de Jésus par rapport au royaume des cieux. Cependant les deux versets de Matthieu et de Luc sont aussi étroitement unis entre eux qu'ils se dégagent nettement de leur contexte; ils ont été trouvés, dans la source commune, à la place où nous les lisons: mais ils n'en semblent pas moins intercalés entre la comparaison du royaume divisé et celle du guerrier, qui, dans Matthieu surtout, demandent encore à se rejoindre ‘. On peut donc supposer une première rédaction du discours où les deux comparaisons se suivaient immédiatement, comme dans Marc; les deux versets qui les séparent maintenant appartiennent à une rédaction secondaire. La question