‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 579 sur 807 · JüLrcaer, Il · texte numérisé non relu

JüLrcaer, Il

3. Jüzicuer, I], 236, le soutient, en s'appuyant sur Mr. 28 ; mais, supposé que . ce verset représente une parole de Jésus, il serait bien risqué d'en tirer argument pour l'interprétation d'une autre parole dite dans des circonstances différentes. La formule : ürav +0 axt0aorov rvedua &E5)n 470 70ù avfowrov, est aussi générale que possible. Jésus ne dit pas que, si un démon chassé en ramène sept autres, la situation est pire, il dit que le démon revient.

ax

ERÉL/EPOUL. 71 9

guérisons faites par lui était une rechute plus grave !. Comme il

n'établit aucune distinction entre les possédés délivrés par lui et et ceux qui auraient pu être délivrés par d’autres, c’est du côté des possédés qu'il faut chercher le complément d'une assertion qui ne peut avoir été avoir été aussi inconditionnelle qu'elle le paraît. Celui-là seulement sera garanti contre le retour du démon et des démons, qui recevra la parole et s'attachera à celui qui est plus fort

que Satan *. Par là Jésus pouvait tout à la fois expliquer la rechute

de certains malades qu'il avait guéris, et maintenir qu'il chassait les démons par la vertu de Dieu. Mais il a pu dire, il semble avoir affirmé nettement que l’exorcisme n'avait que des effets passagers et plutôt nuisibles en ceux qui, débarrassés de leur démon, laissaient leur maison vide et ne la remplissaient pas d'Esprit saint. La place reste libre, et le démon y reviendra. Le discours n'aurait pas grande signification si le danger de rechute plus grave était exceptionnel et n'existait pas pour tous ceux qui, une fois guéris, resteraient indifférents à l'Évangile.

L'incident de la femme qui loue la mère de Jésus, introduit par Luc entre ce morceau et la déclaration relative au signe de Jonas, est parallèle à ce qu'on lit dans Marc, dans Matthieu et dans un autre endroit du troisième Évangile, touchant la mère et les frères du Sauveur qui demandent à le voir.

1. C’est ce qui paraît incontestable dans l'argumentation de Jülicher. 2. Jüricaer, Il, 239.

Marc, it, 31-35. Marru. x, 46-50. Luc, vor, 19-21; xr1, 27-28;

Dans le second Evangile, l'intervention des parents du Sauveur

est préparée par ce qui a été raconté, d’abord de leur démarche et

du motif qui l'avait déterminée !. On comprend ainsi beaucoup

mieux l'accueil que Jésus leur fait, l'espèce d'indifférence qu'il manifeste à leur égard ayant quelque chose de choquant dans Matthieu et dans Luc, parce qu'elle n’est pas expliquée. Autant

l’on trouve naturel qu'il déclare ne pas tenir pour ses vrais parents |

ceux qui viennent pour l'arracher au ministère où Dieu l'appelle, autant l’on est surpris de le voir renier les siens, sur le simple avis de leur présence.

Il ne résulte pas nécessairement de cette situation, mais ül paraît très probable que Jésus devait être encore un assez jeune

homme quand il avait quitté la maison de sa mère, et qu'il ne l'avait

pas quittée depuis longtemps quand on essaya de l'y ramener?.

L'omission du père en ce récit ne doit pas faire supposer que P

Marc ait été préoccupé de la conception virginale: car il est évident que Marie, dans la démarche que lui attribue lévangéliste, ignore l’origine et la mission surnaturelles de son fils; s'il n'est pas question de Joseph, c'est que l'époux de Marie était déjà mort.

Marc, m, 31. Marr. xu, 46. Luc, vin, 19. Luc, x1, 27. Et Et arrivent sa Commeil parlait Et sa mère et il advint, comme mère et ses encore à lafoule, ses frères vinrent il disait cela. frères; et se Le- voici que sa le trouver, et ils qu'une femme, nant dehors, ils mère el ses ne pouvaient le élevant la voix chargèrent des frères se tenaient joindre à cause (du milieu) de la gens de l’appe- dehors, cher- la foule. 20. Et foule, lui dit :

4. Mc. 1, 21. Si l'on fait abstraction de l’enclave m1, 22-30, le v. 31 b, où Elu stnrovt:s x TA. se rattacherait naturellement à 111, 21. Dans Mr. 46, on ne voit pas à quoi se rapporte Æw; il en est de même dans Lc. vi, 20.

2 Cf. WELLHAUSEN, Mc. 29.

na

lerw32: Etrila foule était assise autour de lui, et on lui dit : « Voici dehors ta mère et tes frères, qui te demandent. »

Page 1