‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 585 sur 807 · Cf. supr. pp · texte numérisé non relu

Cf. supr. pp

2. Adv. Marc. IV, 19 ; De carne, T ; De monog.8 ; De virg. vel. 6.

3. In Luc. hom. vu: « Débats à in hoc loco, ne SHnpies quique decipiantur, ea quae solent opponere haeretici confutare. In Lantam quippe nescio quis. prorupit insaniam (ce nescio quis ne doit pas être Tertullien, mais quelque sec=… taire ennemi du mariage, bien que plus loin Origène, ou du moins Jérôme, son traducteur, semble viser le docteur africain) ut assereret negatam fuisse … Mariam a Salvatore (dans Mc. 11, 33-35) eo quod post nativitatem illius juncta … fuerit Joseph (TerruzzieN, Ado. Marc. IV, 19, supr. cit. donne une autre raison : « Tam proximas personas foris stare, extraneis intus defixis ad sermones ejus.. merito indignatus est. Transtulit sanguinis nomina in alios, quos magis … proximos pro fide judicaret. » Cf. De carne, 7 : « Fratres Domini non crediderant in illum... Mater aeque non demonstratur adhaesisse ei »).... Porro quod asserunt (il s'agit des hérétiques nommés d'abord, et non du nescio quis) eam nupsisse post partum (ce sont les termes mêmes de Tertullien, De monog. 8 : Et Christum quidem virgo enixa est, semel nuptura post partum »), unde appro-. bent non habent. Hi enim filii qui Joseph dicebantur, non erant ortide Maria, neque est ulla Scriptura quae ista commemoret. »

ts US le ni

perpétuelle, et affirmait que les fréres et sœurs de Jésus étaient des énfants de Joseph nés d’un premier mariage. Cette explication fait droit au sens naturel des mots « frère » et « sœur » dans les passages évangéliques où on les rencontre, les enfants de Joseph devant être censés frères de Jésus, comme Jésus était ceñsé son fils. Origène ! cite à l'appui de la combinaison des demi-frères putatifs l'Évangile de Pierre et le Protévangile de Jacques, deux apocryphes ? du second siècle, qui attestent du moins que le problème fut soulevé dans certains milieux chrétiens fort peu de temps après la publication des Évangiles canoniques. Une autre hypothèse, qui est entrée dans la tradition latine, fut imaginée par saint Jérôme 3. Se fondant sur le rapport des noms pour identifier les frères du Seigneur avec des apôtres, et alléguant le sens large du mot « frère » en hébreu, le docteur de Bethléem prétendit que les frères du Seigneur n'étaient que ses cousins, fils de Marie de Clopas, laquelle, d’après le quatrième Évangile, aurait été sœur de Marie, mère de Jésus.

Personne avant Jérôme n'aurait soupçonné que les textes des Évangiles pussent s'accommoder d'une interprétation aussi élastique. Il est aisé de concevoir qu’on ait lu pendant trois siècles les Synoptiques sans se douter que les évangélistes, en écrivant : « Sa

Page 1