‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 588 sur 807 · Mc. xx, dos ur · texte numérisé non relu

Mc. xx, dos ur

2. Cf. Mc. ri, 9. Lire ets +0 #hoïoy (D) dansiv, 1 ; c'est par négligencede copiste et conformation à Matthieu que l’article manque dans KBCL, etc.

3. Scuanz, Mt. 168. zai rahiv HoËaro diddozerv rap tnv ÜdAasoav ne marque pas le commencement d’un discours particulier, mais, d'une manière générale, le recommencement de la prédication au bord du lac.

4. V.2. ëv xaçafo)aïs ne signifie pas « dans les paraboles suivantes », mais « par voie de paraboles », ou « paraboliquement ». Cf. 11, 23; xux, 1.

5. La formule iv +5 day aÿroÿ, si elle visait la forme parabolique de l’enseignement, ferait double emploi avec év rapazxBohaïs ; elle introduit l’instruction suivante. Cf. x11, 38.

du lac, et que l'épisode qu'il décrit ne se place pas le même jour que la venue des parents du Sauveur et la controverse avec les pharisiens. Luc l'a compris ainsi, puisqu'il transporte dans un autre contexte la parabole du Semeur avec le récit qui la prépare. La dépendance de Matthieu à l'égard de Marc apparaît dans la mention de « la maison » : il n’a pas été question auparavant de cette maison dans le premier Évangile, mais Marc en a parlé, et le rédacteur, influencé déjà par lui dans le passage relatif à la famille de Jésus !, se sert encore ici d'une donnée qu'il luiemprunte, bien qu'il ait négligé ou n'ait pas trouvé bon de la mettre d'abord à sa vraie place, avant la guérison du démoniaque sourd et aveugle. On remarquera la gaucherie de ce début, où l'on fait asseoir Jésus deux fois avant qu'il commence à parler, quoique, dans la pensée du narrateur, Jésus ne s'asseye que pour enseigner? : la première indication : « il s’assit près de la mer », anticipe maladroitement sur la seconde : « il s'assit dans une barque * ». Cette barque ne dit rien à Matthieu ; dans la tradition de Marc, c'était « la barque », et l'on devine qu'elle avait place entre les plus chers souvenirs des disciples. Dans son introduction au discours des paraboles, Matthieu imite celle qu il a faite au discours sur la montagne : il n'y a pas lieu de s'en étonner.

Luc, en transposant la parabole, a dû changer la mise en scène. Il vient de raconter l'histoire de la pécheresse et de décrire en général les courses apostoliques de Jésus, accompagné -de ses disciples et des saintes femmes; sans marquer autrement les circonstances de temps et de lieu, il dit que Jésus prononcça la parabole du Semeur devant une foule nombreuse, qui était venue des villes successivement évangélisées par lui {. S'il ne parle pas du lac et de la barque, c'est qu'il a anticipé ces détails dans le récit de la pêche miraculeuse 5. Comme :il rapporte ensuite l'anecdote

4 Cfsupr. p. 120.

2. Cf. Mr. v, 1. Ondirait que la premièreindication, reproduite de l’introduction au discours sur la montagne, est pour marquer la solennité de la circonstance, et que la seconde est prise de Marc, comme indication de fait.

3. V. 2. ei; rhotoy. La leçon +0 rhoïoy se trouve dans un grand nombre de mss. ; si elle était authentique, elle attesterait l'influence de Marc.

4. Cf. v. &. rüv zarà rôdiv Erirocsvouévev, et v. 1, adros ruDeuey 247% FO za AWUNY ANT OY.

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