‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 587 sur 807 · Adv. Helvidium. Système résumé dans la n · texte numérisé non relu

Adv. Helvidium. Système résumé dans la n

mère et ses frères vinrent », avaient voulu dire : « cousins vinrent », comme s'il était tout naturel que Mar accompagnée de ses neveux ; et l’on ne doit pas être surpris € grand Origène, en D la parole : « Quiconque fait la vol de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère », n'ait pas | songé que Jésus aurait pu, en cette occasion, et voulu dire : « Celuilà est mon cousin, ma cousine et ma mère ». « Frère et sœur » ne peuvent désigner ici un degré quelconque de parenté, ou bien: faudrait en dire autant de « mère », qui, s'il ne s'agissait que de possibilité abstraite, pourrait re «aïeule ». Pour être plus com- … mode que la DE au point de vue apologétique, la conjecture de saint Jérôme n'en est pas moins insoutenable. L'opinion des Pères grecs représente une possibilité, mais elle apparaît à l'historien comme une hypothèse suggérée par une difficulté. La tradition | théologique de la conception virginale tendait à éloigner de plus en … plus du Christ ses frères et ses sœurs, et l’évolution des hypothèses, … depuis Tertullien, dont l'opinion est hypothétique à sa manière, jusqu’à saint Jérôme, témoigne à la fois du travail de la pensée | chrétienne, et de son caractère purement doctrinal et apologétique.

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Marc, 1v, 1-34. Matra. xt, 1-52. Luc, vin, 4-13: xur, 18-21.

Les paraboles du royaume de Dieu, dont Marc et Matthieu vont rapporter un certain nombre, ont été prononcées en des occasions diverses. Dans le cadre où elles ont été placées par les évangélistes, elles sont destinées à donner un échantillon de la forme d’enseignement public adoptée par Jésus, et à montrer comment et pourquoi le peuple n’a pas profité de cet enseignement. Les deux intentions apparaissent comme superposées dans Marc, où l'on a reproduit déjà plusieurs paroles de Jésus, mais aucun discours suivi, et où les paraboles semblent se présenter d'abord comme un spécimen de la prédication ordinaire du Sauveur, non comme un genre nouveau que le Christ aurait choisi, pour un but spécial, à un moment donné de son ministère. Sept paraboles se suivent dans le premier Évangile, et, vu la prédilection du rédacteur pour les nombres parfaits, on peut croire que ce total a été cherché. Marc en donne seulement trois, chiffre voulu peut-être, comme celui de Matthieu; mais il semble avoir fait un choix dans un grand nombre « de paraboles semblables! » qui étaient à sa disposition. Luc ne joint aucune parabole à celle du Semeur, et il reproduit dans un autre contexte celle du Sénevé et celle du Levain.

Il est peu probable que les sept paraboles de Matthieu aient été groupées au même endroit dans la source. Le rédacteur les a réunies ensemble parce qu'elles ont un objet analogue, et il les a rattachées à une même circonstance pour la commodité de l’exposition. Dans sa pensée, la série de paraboles fait pendant au discours sur la montagne. Ce discours a mis en relief l'opposition de l'esprit évangélique et de l'esprit pharisaïque ; puis les mauvaises disposi-

1. Mc. 1v. 33. On peut en trouver cinq dans le discours, en comptant comme paraboles les sentences de la lampe (21-22) et de la mesure (24-25).

relation des faits: on va montrer maintenant le Sauveur trava £ lant à mt du royaume par l'instruction de ses disciples,

et adoptant, dans sa prédication, la parabole comme moyen de dérober les mystères du royaume à la connaissance d'ennemis voués à l’endurcissement. Quatre paraboles sont supposées avoir été adressées au peuple et aux disciples, les trois autres aux disciples seuls. Les premières concernent la préparation du royaume : parabole du Semeur ; le mélange inévitable du bon et du mauvais dans le recrutement préliminaire des candidats au royaume : parabole de l'Ivraie; le grand développement qui est réservé au royaume: parabole du Sénevé, parabole du Levain. Les trois dernières présentent le royaume comme le bien suprême, digne d'être acquis au prix de tous les sacrifices : paraboles du Trésor et de la Perle; ou annoncent la séparation finale du bien et du mal : parabole du Filet.

Bien que l’artifice de cet arrangement, qui n'est pas dépourvu d'une certaine logique, ait pu faire illusion aux commentateurs, on aurait tort de penser que les paraboles correspondent réellement à une période du ministère galiléen plus avancée que celle à laquelle appartiennent les éléments principaux du discours sur la montagne !. La parabole du Semeur vient la première, non seulement parce que la tradition y associe une explication concernant le but commun des paraboles, mais parce qu'elle est la parabole de la parole, et qu’elle avait par elle-même un caractère presque universel qui la désignait pour être la parabole typique. Elle devait occuper déjà la première place dans le plus ancien recueil de paraboles, avant que l’on commençât à spéculer sur les mystères de l'enseignement parabolique, et sur les raisons particulières que Jésus avait eues de le choisir. Elle a mérité ainsi de figurer dans les trois Synoptiques, privilège qu'elle partage avec la parabole des Vignerons meurtriers, qui est aussi une pièce de signification générale. Dans la collection des paraboles, celle du Semeur était qualifiée pour être la première, et celle des Vignerons la dernière.

1. Opinion de Scnawz, Mt. 334. On a vu plus haut que le discours contient plusieurs similitudes, et se termine par une double parabole.

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Marc, 1v, 1. Et il se mit de nouveau à enseigner près de la mer; et une grande foule s’assembla près de lui, en sorte que, montant dans la barque, 1l s’assit dans la mer; et toute la foule était sur le rivage, à terre. 2.

Et il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et il leur disait dans son enseignement :3 « Écoutez !

Voici que le semeur sortit pour semer; 4.

et pendant qu'il semait, (du grain) tomba sur le chemin, et les oiseaux vinrent et le mangérent:#9:ne6til c'en tomba d'autre sur le sol pierreux, où il n'eut pas beaucoup de terre, et 1l leva bientôt, parce qu'il n'avait aucune profondeur de

terre ; 6. et quand parut

le soleil, 1l fut brülé, et parce qu'il n'avait pas de racine, 1l se dessécha ; 7. et il en tomba d'autre sur les épines, et les épines montèrent et l’étouffèrent, et il ne donna pas de fruit: 8.

et il en tomba d'autre sur la bonne terre, etil donna un fruit qui monta et grandit, et 1l rapporta trente, et

Mara. x, 1. En ce jour-là, Jésus étant sorti de la maison, s’assit au bord de la mer, 2. et une foule nombreuse s'assembla près de lui, en sorte que, montant dans une barque, il s'assit, et toute la foule se tenait sur le rivage. 3. Etil leur exposa beaucoup de choses en paraboles, disant : « Voici que le semeur sortit pour semer; 4. et pendant qu'il semait, (des grains) long du chemin, et les

tombèrent le

oiseaux vinrent et les mangèrent ; 5. et il en tomba d’autres sur les endroits pierreux, où ils n'eurent pas beaucoup de terre, et ils levèrent aussitôt, parce qu'ils n'avaient aucune profondeur de terre, mais, le soleil paraissant, ils furent brûlés, et parce qu'ils n’avaient pas de racine, ils se desséchèrent ; 7.

et il en tomba d’autres sur les épines, et les épines montèrent el les étouffèrent ; 8. et il en tomba d’autres sur la bonne terre, et ils donnèrent du fruit, 9.

qui cent, qui soixante, qui trente (pour un).

Duc 4, comme une foule nombreuse se rassemblait et venait à lui des villes, il dit en parabole : 5..

« Le semeur sortit pour semer sa semence; et pendant qu'il semait, il en tomba le long du chemin, et elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mancèrent; 6. et tomba d'autre sur la

il en

pierre, et ayant germé, elle sécha, parce qu'elle n'avait pas d'humidité; 7. et il en tomba d’autre au milieu desépines, et les épines, croissant en même temps, l’étouffèrent ; 8.etilen tomba d'autre sur la bonne terre, et ayant levé, elle porta fruit au centuple. » En disant cela, il criait : « Qui a des oreilles pour entendre, entende ! »

soixante, et cent (pour Qui a des oreilles enun). » 9. Et il dit: tende!»

« Qui a des oreilles

pour entendre en-

tende! »

Marc a conduit Jésus dans la montagne pour le choix des apôtres, et l’a ensuite ramené à Capharnaüm, où il a instruit une grande foule d’auditeurs et combattu les pharisiens ; maintenant l’évangéliste le montre enseignant « de nouveau » près de la mer, et fait ainsi allusion aux prédications qui avaient eu lieu antérieurement dans le même endroit !. Pour donner une idée de cet enseignement, il raconte ce qui arriva et ce qui se dit un certain jour où le peuple s’assembla autour de Jésus en si grand nombre quele Christ, pour se soustraire à la presse, monta dans la barque, tenue à son service pour des cas semblables?. De la barque où il était assis, non loin du rivage, Jésus haranguait la foule massée au bord de la mer. Rien ne fait supposer qu'il aurait commencé à terre un discours que l’arrivée du peuple l'aurait obligé d'interrompre, et qu'il aurait continué sur la barque . « Il enseignait beaucoup de choses en paraboles # ». L’évangéliste le dit pour attirer l’attention sur ce mode d’enseignement, non spécialement sur les paraboles qu'il va reproduire. L'histoire du Semeur est amenée comme la principale chose que Jésus a dite ce jour-là « dans sa prédication ? ».

En Matthieu, la parabole est introduite de la même façon que dans Mare, sauf quelques indications dont la précision n'est qu'apparente, et qui servent seulement à la liaison des récits : « En ce jour là, Jésus étant- sorti de la maison, s’assit près de la mer. » Marc laisse entendre que Jésus prêcha quelque temps au bord

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