Weizsäcker, Pfleiderer, ap. Jüricner
moral se fonde en partie sur les dispositions du sujet qui le reçoit, sur l’expérience qu'il en fait, et non seulement sur la proposition extérieure de la vérité. Dans le cas particulier des paraboles, on doit avouer qu'elles rendaient les vérités de l'Évangile aussi claires que possible, en tant que cette clarté dépendait du prédicateur. Querestet-il à dire sur l'importance du salut, après les paraboles de la Perle et du Trésor caché ; sur la certitude de l'exaucement, après celles de l’Ami importun et du Mauvais juge: sur le grand avenir du royaume, après celle du Sénevé ; sur la nécessité de faire fructifier le don de Dieu, après la parabole des Talents ? Quant aux intentions de Jésus, on ne saurait admettre qu'il ait subordonné systématiquement la proposition des vérités essentielles, qui étaient aussi des vérités élémentaires, à une démarche que tous ses auditeurs ne pouvaient pas faire ; on ne les voit pas bien venant l'un après l’autre demander un supplément d'instruction; et l’on voit encore moins celui qui a raconté l'histoire de la Brebis perdue et celle du Fils prodigue, imaginant un moyen de tenir son public à distance de la vérité. Les textes, d'ailleurs, répugnent à cette combinaison comme aux précédentes : Jésus ne parle pas pour provoquer les questions, et, même dans Mare, il reproche aux disciples de l'interroger; on ne dit pas qu'il répondrait à tous ceux qui lui demanderaient des explications, et l’on fait plutôt entendre que ceux à qui les paraboles sont adressées n'ont aucun droit à en pénétrer le mystère ; les paraboles ne sont pas destinées à opérer une sélection, qui est censée faite d'avance; Jésus explique les paraboles aux seuls disciples, non pour récompenser leur interrogation, mais parce qu'ils ont un droit antérieur à la connaissance du salut ?. Toutes ces hypothèses des commentateurs sont artificielles, parce que la donnée évangélique l'est déjà elle-même, et qu'elle importe seulement à l'histoire de la tradition *.
Marc,1v,13. Etilleur Marru. x, 18. «Vous Luc, vu, 11 «Voie dit: « Vous ne savez donc, écoutez la pa- cequ'est cette parabole: pas cette parabole? Et rabole du semeur! 19: la semence est la parole