‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 631 sur 807 · Ps: xvau, 16 : cev, 7; cvr, 9: Nan · texte numérisé non relu

Ps: xvau, 16 : cev, 7; cvr, 9: Nan

6. V. 39. sw672, r:2tu050. D omet -5 6zA455r, en sorte que ces paroles

s'adressent au vent : Matthieu et Luc supposent la mention de la mer.

trouble la paix de la création. La menace de Jésus n'est pas un oratoire ; il menace la mer et le vent comme il menace Îles démons, et pour la même raison, pour la même fin. Un autre genre d'effroi ! saisit les disciples en présence du miracle ; Matthieu parle d'étonnement *: Luc associe les deux, comme s'il puisait à deux sources ‘. Au lieu de dire « les disciples », Matthieu dit « les hommes ” »; cependant il n'a dù avoir en vue que les témoins du miracle, non pas ceux à qui on a pu le raconter: et comme il n'a point mentionné le départ d'autres barques, on ne voit pas d'où viennent «ces hommes », à moins que ce ne soient les gens du bateau, c'est-à-dire les disciples, désignés par un terme général: parce que, dans la circonstance, leur qualité n'importe pas.

« Tertullien dit que la barque dans laquelle le Sauveur monte était la figure de l'Église, qui est agitée dans le siècle comme en une mer, par les flots des tentations et des persécutions ; que le Seigneur est comme endormi à cause de la patience qu'il fait paraître dans le temps de cette vie: mais que. dans la fin des temps, étant comme réveillé par les prières de saints, il arrêtera la fureur du siècle et rendra le calme à ses serviteurs ©. » [Il y a déjà quelque chose de cette interprétation allégorique dans l'esprit même de la narration, et sans doute aussi dans la pensée des évangélistes; mais, si l'on peut soupconner quelque arrangement dans le tableau, la vraisemblance des traits principaux et le lien qui rattachait ce fait au suivant dans la tradition primitive ne permettent guère d'en contester l'historicité substantielle. Alléguer que la nature est - aveugle et sourde serait puéril, attendu que, la question du miracle écartée, on ne saurait prouver que la succession de ces trois ineidents : tempête, menace de Jésus, apaisement de la tempête, soit impossible et n'ait pas été réelle.

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