‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 630 sur 807 · V. 35. za! Liyat a5xoïc £v 222407 7 QUO Ota: ysvouime · texte numérisé non relu

V. 35. za! Liyat a5xoïc £v 222407 7 QUO Ota: ysvouime

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des die. Le Ainsi done Jésus quittait la rive occidentale du 1 de Tibéria aux environs de Capharnaüm, afin de gagner la rive orientale € de s'y reposer, ou bien d'y prêcher. La dernière hypothèse paraît plus probable, quoique l'intention du Sauveur ne soit pas formellement indiquée. Il ne semble pas que l'opposition des Géraséniens à son séjour n'ait contrarié qu'un projet de retraite provisoire, car ce n'est pas uniquement sa présence, mais c'est surtout son activité que l'on veut écarter. Les évangélistes ont évité de mettre cet échec en relief, et Jésus lui-même a pu se rendre compte, en voyant cette population qui était en partie païenne, que le ter= rain n'était nullement préparé. ; Quoi qu'il en soit du motif, le départ s'était effectué inopinément à la tombée de la nuit; et maintenant la barque avançait lentement sous l'effort des rameurs. Ce qui suit va donc se passer en pleine nuit, comme l'histoire de Jésus marchant sur les eaux !. Après une Journée fatigante, le Sauveur, assis à l'arrière, s'était endormi, la tête appuyée « sur l’oreiller », c'est-à-dire le coussin des rameurs. Survient un grand coup de vent qui met les voyageurs en péril. I n’est pas rare de voir des rafales terribles s'abattre, même par un temps parfaitement clair, sur ces eaux ordinairement si tranquilles. Les nombreux ravins qui, au nord-est et à l'est, débouchent sur la partie supérieure du lac, sont comme autant de dangereux défilés dans lesquels s'engagent et s'engouffrent les vents descendus des hauteurs du Hauran, des plateaux de la Gaulonitide et du ‘sommet de l'Hermon. De telle sorte que ces courants, se déchaïnant à l’improviste sur la petite mer de Génésareth, y soulèvent la plus effroyable agitation *. » Envahie par les flots, la barque de Pierre menaçait de sombrer. Et Jésus ne s’éveillait pas. Les disciples effrayés le tirent de son sommeil en l'appelant à leur secours. Le Maitre se lève, commande aux vents et à la mer : les éléments se calment aussitôt. Mais les disciples ont eu tort de s'épouvanter; ils ont montré peu de foi, c’est-à-dire de confiance en Dieu; au milieu des plus grands dangers, ne sont-ils pas’ sous la garde du Père qui est aux cieux ? Cependant ils ne reviennent de leur erainte

J. Cf. Sur DT 0 2; 2. Le Camus, Vie de N.-S. Jésus-Christ, V, 427

que pour tomber dans la stupeur de l'étonnement. Le miraele qu'ils viennent de voir les déconcerte, et leur esprit ne sait à quoi se prendre pour en trouver l'explication. Ils commencent à soupçonner que leur Maitre est plus puissant, plus grand qu'ils n'avaient cru. :

L'appel des disciples offre des variantes dans les trois récits !: il contient, dans Marc une nuance de reproche; il est plus pressant, et a pu être rendu tel avec intention, dans les deux autres Synoptiques ; ilexprime, chez Matthieu, la demande de secours implicitement renfermée dans le cri de détresse rapporté par Mare et par Luc. Selon le premier Évangile, Jésus éveillé, mais encore assis. blâmerait les disciples de leur manque de foi, avant de se lever pour calmer la tempète, tandis que, d'après les deux autres, il commence par apaiser les flots, et adresse un blâme aux disciples quand le danger est passé. On a pu trouver que l’apostrophe : « Pourquoi êtes-vous en crainte *? » se comprenait mieux avant qu'après la cessation du péril: la leçon donnée aux disciples a ainsi quelque chose de plus solennel, et la sécurité de Jésus, au milieu de l’ouragan, serait un exemple de la confiance recommandée aux disciples et un grand enseignement. Mais cette attitude n'aurait-elle pas aussi quelque chose d'étudié, qui sent le pédagogue *. Le tableau de Marc est plus naturel. Jésus va au plus pressé, qui est de con- Jurer le péril: il peut bien ensuite blämer les disciples de leur crainte, car ils ne sont par revenus encore de leur terreur. L'expression de bläme est adoucie dans Luc ‘. Jésus menace la mer, comme on le dit souvent de Dieu dans l'Ancien Testament ?, et Marc ° reproduit les paroles qu’il lui adresse. C’est que la mer et l'ouragan ne sont pas conçus comme des éléments matériels dont le mouvement

4. Mc. 38. dr02oz2hc, où ushst so! 07: azoNQusha : Mr. 25. x55::, sûoov, 470 ucla.

Le. 24. 27157252 Ex15=272, àr0Adu:hz. Noter la différence des vocatifs: #igrz,

Grsrahs, 27157272, Ss. Se. omettent xai 2=2952:0, dans Lc. 24.

ir RS ANSE ne ; CRE : : ; N 2, Mr. 26. =£ ôevhot £oce, okyozisTot; Mc. 40. =t Gsrhot ace: 07m Este Riotw :

selon KBD,. it. etc. D'après AC et la plupart des mss., 7 5stAo! 207e 02706 ; rûc or Épere rie; | ;

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