‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 640 sur 807 · Cf. p. 803, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 803, n

LS testant contre une expulsion immédiate, comme s'ils ave ‘ roi un sursis en attendant le jugement dérmers ce jugement, ax

Dieu pour la ruine complète de Satan.

Le tourment néanmoins est pour les possédés ; car il semble que, dans les trois Evangiles, on ait en vue la crise violente provoquée ordinairement par l'exorcisme, et qui était censée une manifestation de la furie ou de la peine extrêmes ressenties par l'esprit au moment de son départ forcé. Le sort ultérieur des démons expulsés n'est pas envisagé pour le moment. Luc a même voulu expliquer la prière du démoniaque, en disant que l’exorcisme devait produire une de ces rages épouvantables dont Marc a parlé précédemment !. Il n’y a pas lieu d'être surpris que le démon n'exécute pas à l'instant même l'ordre qui lui est donné, ou de supposer que Jésus n'avait pas donné réellement cet ordre, mais se disposait à le formuler, et. que le démon aurait voulu le prévenir. Le démon sent qu'il ne peut résister, et qu'il faut partir; mais les conditions tout à fait extraordinaires de la possession dont il s'agit sont causes du petit délai qui e intervient ici avant l’accomplissement de la volonté manifestée par Jésus, et la guérison du malade ?.

Pour dominer l'inquiétude affreuse où il voit ce malheureux, le Sauveur lui demande : « Quel est ton nom? » La question est faite avec autorité; et ce n'est pas le nom de l’homme que Jésus demande, mais celui du diable, afin de le prendre ensuite personnellement à partie, s'il est besoin, dans un exorcisme définitif.

Selon l'opinion populaire, la connaissance du nom importait à l'eflicacité de la conjuration. Le possédé, s'identifiant, comme il arrive d'ordinaire, aux démons qui sont en lui et qu'on doit se représenter comme subordonnés à un démon principal, ou agissant en commun, répond : « Je m'appelle légion, car nous sommes beaucoup. ? » L'explication du nom est placée par Luc en dehors du discours,

peut-être pour éviter la contradiction du je et du nous, et parce que À l’'évangéliste a senti ce qu'une pareille déclaration avait d'inco- {. Ainsi se comprend l'éclaircissement : (v. 29) zokAoïs yàxp oûvois cuvnpraxet adt6v 27X., qui a l'apparence d’une surcharge, parce qu'il est transposé de Mc. 11. La mention des déserts rappelle Lc. xr, 24. 2. WVELLHAUSEN, Me. #1.

Page 1