Cf. Hozrzuaxx, 75, 136. À
rm
‘met à marcher dans la chambre. Mare observe qu'elle pouvait bien
rente, longue syncope ou léthargie, est la seule admissib RAM des paroles du onto mais Jésus ne nu
infirmer hi relation de Marc. D'après le troisième Ca és) À d arrivé à la maison, ne laisse pas entrer la foule, mais seulement les trois disciples avec Jaïr et sa femme : cependant celle-ci n'était pas dehors avec son mari. L'évangéliste a confondu l'entrée dans la maison avec l'entrée dans la chambre de la jeune fille, et, après cela, tout semble contradictoire. Il ne devrait plus se trouver chez Jaüïr que cinq personnes avec Jésus ; pourtant la maison est encore pleine de gens qui se lamentent : ce sont les musiciens et les pleureuses, dont la présence et l'expulsion auraient dù être signalées plus tôt. Jésus leur dit de se taire, comme dans Mare; mais comme ils devraient être déjà dehors, l'évangéliste ne dit pas qu'on les fit sortir, et que Jésus entra ensuite dans la chambre de l'enfant. On dirait que le miracle a été fait devant tout le monde, et la défense d'en parler, qui vient à la fin, est tout à fait inconcevable. Cette confusion ne prouve frien, sinon que Luc dépend du second Évangile etn'a pas su le copier fidèlement.
Cependant Jésus vient près de la morte, lui prend la main !et dit : « Enfant, lève-toi ». Marc a tenu à conserver, sauf à la traduire ensuite, la formule araméenne : Talitha koum *, dont Jésus se servit en cette occasion. Les mots: «!je te dis », ont été ajoutés inconsciemment par l'évangéliste traducteur. Aussitôt l’enfant se lève et se
marcher, vu qu'elle n’était plus toute petite, ayant douze ans *. Luc, qui a transposé cette indication au commencement du récit, dit que la vie ou plutôt l'esprit de l'enfant revint à l'appel de Jésus ‘. L'idée
1. Cf. Mc. 1x, 26-27. « Solemus enim eorum quos dormientes aut aegrotantes excitare et levare volumus, manum apprehendere, sicut idem Christus socrum Petri decumbentem apprehensa erexit manu. » Mazpoxar, I, 204.
2. V. Hi. zat0a xoûu (NBCL). AD, etc. ont xouui. L'omission accidentelle de : est aussi facile à expliquer quel'addition. Araméen, 31 Nn'bu.
3. V. 42. La rencontre de ces douze ans avec les douze ans de la maladie de l'hémorroïsse doit être fortuite. Rapprocher l'enfant de la Sunamite, qui « était déjà grand » (IT Rois, 1v, 18), mais dont l’âge n’est pas indiqué.
4. V. 55. xai dréorpebev 70 nvedua aûtñs. Cf. xx, 46. Le mot rveëua est ici l'équivalent de 7 dans I Rois, xvir, 21-22 ; Acr. xx, 10.
de Marc et de Matthieu est plus simple, le corps et la personne de l'enfant ne se distinguant pas, et l'esprit de la morte n'ayant pas eu le temps de s'éloigner du corps. La stupéfaction des parents est facile à comprendre. On ne dit rien de l’étonnement des disciples, qui, ayant vu déjà toutes sortes de miracles, furent sans doute moins surpris. Jésus recommande instamment aux parents de ne pas divulguer le fait, c'est-à-dire de ne pas raconter ce qui s'est passé. La discrétion des disciples était assurée, et il n’est pas question d'eux non plus à ce propos. Enfin Jésus prescrit de faire manger l'enfant !. C'est sur ce détail singulier, qui semblerait porter en lui même le témoignage de sa vérité, que se termine le récit de Marc. Luc ? en fait comme le complément de la résurrection : aussitôt levée, l'enfant mange.
Que ce trait montre que Jésus voyait dans toute cette affaire un accident causé par la croissance, et qu'il ait pour ce motif, en sage médecin, conseillé aux parents de bien nourrir leur enfant ?, rien n'est moins certain. La façon dont cet ordre est présenté par Marc donnerait plutôt à penser qu'il était inspiré par le même motif que la recommandation du silence. Il ne faut pas traiter l'enfant en ressuscitée, en oubliant qu'il lui faut vivre ; mais on doit se comporter comme si elle s'éveillait après un long sommeil, et penser qu'elle a besoin de manger. Elle a faim; qu'on lui donne tout de suite ce que son estomac réclame, et que la maison du chef de synagoguereprenne son train ordinaire, comme si rien ne s'était passé. Si Jésus défend de raconter ce qui est arrivé, c'est pour qu'on ne fasse pas bruit du miracle, et qu'on ne le prône pas comme une résurrection. Dira qui voudra que l'enfant n'était pas tout à fait morte ; on n'y contredira pas. Jésus ne tient pas à ce qu’on le eroie venu pour ressusciter les morts, comme il guérit les malades, et il craint que la renommée d'un prodige si extraordinaire ne provoque mal à propos un mouvement dans l'opinion publique. Un assez grand nombre de personnes avaient entendu dire que la fille de Jaïr était morte; mais quelques-unes seulement avaient eu accès près de l'enfant, et ce que Jésus lui-même avait dit pouvait aider à croire qu'elle n'avait été qu'évanouie. Si les parents ne parlaient pas,